Ashley Judd, Harvey Weinstein

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Ashley Judd estime que c'est aux femmes de choisir ou non de recourir à l'avortement et déclare être reconnaissante d'avoir pu en bénéficier en toute sécurité quand elle est tombée enceinte après avoir été violée.

L'actrice avait révélé il y a plusieurs années avoir été victime d'inceste et de viol. Jeudi, lors du 10e anniversaire du sommet Women in the World de Tina Brown, Ashley a parlé de l'avortement, légalisé aux États-Unis en 1973 après une décision marquante de la cour suprême, mais que des législateurs conservateurs veulent abolir. Le mois dernier, l'État de Géorgie, contrôlé par les Républicains, a adopté une loi anti-avortement à partir du moment où un battement de cœur du fœtus est détecté, ce qui peut arriver avant même qu'une femme ne se rende compte qu'elle est enceinte. Ashley Judd et bien d'autres acteurs à Hollywood ont promis de boycotter l'État si la loi, une des plus restrictives en matière d'avortement, était votée.

"Comme tout le monde le sait, et j'en parle ouvertement, j'ai survécu à trois viols. Et une des fois où j'ai été violée, il y a eu conception, et je suis très reconnaissante d'avoir eu accès à un avortement sûr et légal", a précisé l'actrice. "Parce que ce violeur, originaire du Kentucky comme moi, réside dans le Tennessee comme moi et a un droit de paternité au Kentucky et dans le Tennessee. Il aurait fallu que j'élève mon enfant avec un violeur."

Au sommet Women in the World, Ashley Judd est également revenue sur les accusations qu'elle a proférées à l'encontre d'Harvey Weinstein. En 2017, elle fut l'une des premières à accuser publiquement le célèbre producteur hollywoodien, qui a depuis été inculpé de viol et d'agressions sexuelles par deux autres femmes et qui sera jugé en mai. Il plaide non coupable et nie toutes les accusations de relations sexuelles non consensuelles.

L'actrice de Frida avait raconté au New York Times qu'il y a environ 20 ans, Harvey Weinstein l'avait invitée pour ce qu'elle croyait être un rendez-vous d'affaires à son hôtel, avant de la faire monter dans sa chambre, où il était apparu en peignoir avant de lui demander s'il pouvait la masser ou si elle accepterait de le regarder se doucher. L'article du New York Times avait été suivi du célèbre article de Ronan Farrow dans le New Yorker, dans lequel on retrouvait d'autres histoires sur le producteur de la part d'autres victimes présumées, dont trois qui l'accusaient de viol.

"J'ai raconté l'histoire de harcèlement sexuel d'Harvey à mon encontre après les faits", a rappelé Ashley lors du sommet Women in the World. "Mon père était avec moi ce jour-là et quand je suis redescendue dans le hall de l'hôtel, il se souvient encore aujourd'hui qu'en voyant ma tête, il s'était dit que quelque chose d'horrible s'était passé… J'en ai parlé à tout le monde, mais personne ne voulait ou ne pouvait m'entendre. C'était en juin 1996."

Depuis un an et demi, Ashley Judd s'est exprimée à plusieurs reprises sur ses interactions non sollicitées avec Harvey Weinstein.

En 2017, elle a déclaré dans Good Morning America qu'elle lui "pardonnerait" parce qu'il est "malade et qu'il souffre" et que des hommes comme lui devraient se faire aider. Elle a cependant ajouté que s'il était déclaré coupable de viol, "il devrait absolument aller en prison". 

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