Robert Downey Jr., Susan Downey, The Hollywood Reporter

Courtesy The Hollywood Reporter

Robert Downey Jr.et Susan Downey se complètent comme le yin et le yang.

Avant que Le Juge ne sorte en salles, le méga-couple fait la une du Hollywood Reporter pour son numéro du 10 octobre. Dans une rare interview à deux, ils révèlent pourquoi leur polarité fait d'eux les partenaires parfaits en affaires et dans la vie.

Le couple s'est rencontré en 2003 alors que Susan produisait son premier film pour Joel Silver. Vu qu'elle travaillait chez Silver Pictures depuis 1999, elle savait que Gothika serait le film qui l'aiderait à percer. De ce fait, elle s'est concentrée sur le travail, pas l'amour.

"On était à Montréal en train de préparer Gothika, on déjeunait avec le réalisateur et Halle Berry", a raconté Susan, en parlant de leur première rencontre. "Tout le monde a commandé des plats japonais, mais Robert nous a déclaré que les flocons d'avoine étaient "son carburant". Il avait apporté ses propres flocons d'avoine en sachet pour déjeuner. Et il avait une boîte avec plein d'herbes aromatiques différentes. Et il s'est même mis à faire du yoga."

Susan explique : "Il était intéressant, mais bizarre."

Et c'est l'excentricité de Robert qui lui a finalement permis de gagner le cœur de la productrice.

Trois mois plus tard, Robert lui demandait sa main. Il n'était pas encore divorcé de la mannequin et chanteuse Deborah Falconer, qu'il avait épousée en 1992, au bout d'une idylle de 42 jours. Finalement, Susan a accepté de l'épouser. Elle l'a fait poireauter deux ans et a insisté pour qu'il devienne sobre, sinon, elle le quittait pour de bon. "L'addiction était un concept tellement étranger à mes yeux", explique-t-elle. "Je n'avais aucune idée de l'emprise que ça avait sur les gens."

"Heureusement", ajoute l'acteur. "Si elle avait su la gravité de ma dépravation, on ne serait pas assis ici." Robert, 49 ans, et Susan, 40 ans, se sont mariés au cours d'une cérémonie juive dans les Hamptons en août 2005.

Susan, qui attend une petite fille, a déclaré qu'elle était "très concentrée, motivée, rigide et carriériste" avant de rencontrer Robert. "Je ne tenais pas à avoir des enfants ou à fonder un foyer. Je ne pensais pas aux enfants. Ce n'est pas que je n'en voulais pas, mais je n'y pensais pas. Et là, quelqu'un est arrivé dans ma vie comme une tornade, cette magnifique boule d'énergie créative et passionnée. Et ça m'a complètement ouvert l'esprit."

Leurs carrières se sont épanouies et, par nécessité, ils ont institué une règle de deux semaines : ne jamais passer plus d'une quinzaine de jours séparés. Quand ils ont créé leur propre société de production, Team Downey, en 2010, ils ont changé cette règle pour ne jamais se quitter. "On s'est dit que si on voulait passer du temps ensemble, bâtir une vie ensemble, alors on devrait tout simplement tourner des films ensemble", a expliqué Susan. Son mari ajoute en rigolant : "Susan tient un pilier et je tiens l'autre, et il y a un arc créatif de tension qui passe entre nous."

Ils ont connu le succès avec les films Sherlock Holmes et Iron Man, et ils comptent en faire beaucoup d'autres ensemble. "Avant que je rencontre Susan, je ne savais même pas ce que faisait un producteur, à part vous crier dessus quand vous faisiez un truc qui leur déplaisait", avoue l'acteur. "Maintenant que je comprends ce qu'ils font, c'est la seule productrice que je veux avoir."

De bien des façons, Robert et Susan s'équilibrent.

"Elle reste la personne qui connaît toujours la route la plus directe pour aller du point A au point B", s'extasie Robert. "Si vous essayez d'éviter les bouchons pour aller de Malibu à Burbank, ou ailleurs, elle battra n'importe quel GPS à chaque fois. Elle doit avoir le système neural le plus connecté de l'histoire." Susan explique humblement : "J'aime les schémas de la circulation routière."

Robert n'a aucun problème à mélanger affaires et plaisir. "Je vois cela comme faisant partie des différentes interactions thérapeutiques que nous échangeons constamment. C'est une autre forme de co-parentage. On se partage nos enfants, notre couple, notre travail. C'est pareil", explique-t-il. "Cela fait partie de la thérapie de la vie."

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