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Lost Cast, 2004

ABC

Quelque chose d'horrible se passe quand on perd quelqu'un qu'on aime, surtout quand la mort ne s'est pas déroulée exactement comme on l'avait imaginée. Pendant un moment, on ne fait que penser à la fin, à la mort elle-même, aux dernières semaines ou derniers jours qui ne ce sont peut-être pas déroulés comme on l'avait espéré.

Il y a un temps de deuil. Et de choc. Et de tristesse. Mais avec le temps, si on a de la chance, on repense à ce qui importe le plus : la vie de cette personne. Tous ces petits moments et ces expériences qu'on aimait tellement. Vous savez, ce qui comptait vraiment, les moments vécus.

Le moment est venu de faire ça avec Lost.

Lundi marquait le 10e anniversaire de la première diffusion de Lost : le 22 septembre 2004 sur ABC. Et bien que l'épisode final n'ait pas fait l'unanimité — au passage, beaucoup l'ont ADORÉ (moi y compris) ou apprécié ou avaient des sentiments partagé et n'en ont pas fait tout un plat pour autant — ce qu'on a peut-être oublié, c'est le souvenir de ce que ça faisait d'être un fan de Lost. Les 121 heures de télévision qui nous ont fait sauter sur nos sièges, inventer des théories fantaisites, crier, réfléchir avant de crier et réfléchir de plus belle.

Locke était en chaise roulante ?!!!! Hein ?!! Qu'est-ce qui se cache sous ce panneau ? Penny et Desmond. Jin dans le sous-marin. Vous devez vous en souvenir !

Je parle au nom de nombreux fans en disant que je n'aimerai jamais une autre série autant que Lost. C'était mon premier amour télévisé, ma liaison la plus passionnée, et jamais je ne trouverai cela ailleurs. Lost, pour moi, n'était pas qu'une série télé : c'était une relation émotionnelle profonde, et quand je pense à quel point elle me manque, j'en ai la gorge serrée. La série. Les fans. Les acteurs. Les théories. Les surprises. Tout.

Lost

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J'avais encore la gorge serrée quand j'ai rencontré le co-créateur de Lost, Damon Lindelof, il y a quelques jours pour parler de l'héritage de Lost, et de ce dont il se souvient le plus de ce jour-là, il y a 10 ans, quand sa vie a été transformée à jamais. 

Ce qui m'a le plus choquée (à part le fait qu'une des histoires d'amour au cœur de la série allait "tuer" la série, selon lui... mais on y reviendra !), c'est que les 22 et 23 septembre 2004, quand Lost a été diffusée pour la première fois et a battu tous les records d'audience, ce n'était pas les jours les plus heureux de la vie de Damon.

Lost, si vous vous rappelez, a eu le lancement le plus problématique de l'histoire de la télévision. Le pilote a été filmé à la va-vite, à la dernière minute. La série a été programmée et les acteurs choisis sans scénario. Damon Lindelof a été engagé comme producteur exécutif in extremis, pour travailler aux côtés d'un homme qu'il respectait et vénérait, étant un grand fan d'Alias : J.J. Abrams.

Et personne ne se doutait de ce qui se passerait...

Damon Lindelof

Frederick M. Brown/Getty Images

Qu'est-ce qui vous est resté de ce jour de la première diffusion de Lost, le 22 septembre 2004 ?
Damon Lindelof :
 Ce dont je me souviens, c'est que JJ [Abrams] avait organisé une soirée chez lui. Je crois que c'était un mercredi, si mes souvenirs sont exacts, à 20h. C'était la semaine où toutes les séries démarraient, mais Desperate [Housewives] n'avait pas encore commencé. Alors lorsqu'on parlait de la suite de la série, cela donnait la même conversation, avec quelques variantes, du genre : "Hé, ce pilote est très cool et on l'aime, mais on doute vraiment de la longévité de la série. Et le vrai pilote de qualité, c'est celui de Desperate Housewives. Ce truc va cartonner."

On ne nous mettait pas vraiment de côté, mais ABC avait jeté tous ses espoirs sur Desperate Housewives. Alors à cette fête chez JJ, je me souviens que je discutais dans un coin avec des responsables de studio, et ils disaient : "Ça devrait marcher assez bien, mais on ne peut pas s'attendre à un truc grandiose. ABC a du mal à lancer de nouvelles séries, 20h, c'est l'horaire familial, et il n'y a pas de série forte avant comme soutien." Et je me souviens que j'ai ressenti un grand soulagement au cours de cette conversation, car mon rêve, c'était d'avoir 13 épisodes cultes avant de mettre la clé sous la porte. Un peu comme Firefly. C'était ce que je visais.

Je me disais : «Dieu merci, ce ne sera pas la fin du monde». C'était le soir du 22.

Matthew Fox, Lost

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Et après ? Quand avez-vous découvert le taux d'audience dément ?
Vers 6h15, le lendemain matin. J'avais assez bien dormi, ce qui est inhabituel, et mon téléphone a sonné et c'était Tom Sherman, qui avait été responsable du développement de Lost pour ABC. Je savais que c'était pour m'annoncer le taux d'audience et que ça allait déterminer la trajectoire de ma vie d'une façon ou d'une autre. C'était Tom et il a dit : «La série a cartonné.» À l'époque, je crois que c'était le meilleur taux de la chaîne pour une série dramatique depuis quatre ou cinq ans.

Et je me souviens que ça m'a vraiment terrifié. Je suis resté engourdi, sous le choc. C'était le jeudi matin, alors il a fallu que j'aille au bureau pour travailler et préparer l'épisode suivant et Carlton [Cuse] était là, et tout le monde était de bonne heure. Les agents et les responsables, tout le monde appelait. Des paniers entiers de muffins arrivaient. Je croulais sous une montagne de viennoiseries. Et j'ai fondu en larmes, car je me disais : "Oh, merde, il va falloir que j'en fasse d'autres."

Lost

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C'était un vrai tourbillon d'émotions et heureusement que [le producteur exécutif] Carlton[Cuse] était là. Il m'a vraiment aidé à me concentrer sur le moment présent. La première saison... Au niveau créatif, on n'a pas vraiment réussi à faire du travail très poussé avant la fin de la première saison, car on tenait un tigre par la queue. Et parce que JJ et moi, on s'est rencontrés tellement tard et on a tourné le pilote tellement rapidement, et on nous a donné le feu vert sans même avoir de scénario, blablabla... Quand les gens disent qu'ils avaient l'impression qu'on inventait au fur et à mesure, c'était vrai, et du coup, je me disais : "On va tomber de très haut."

Il n'y avait pas Twitter ou Facebook à l'époque, mais on sentait le buzz que la série créait. C'était vraiment terrifiant et accablant. J'avais 30 ans et j'avais l'impression que derrière cette voiture que je conduisais, il y avait tout un tas de klaxons derrière moi. Genre : "Pourquoi vous me suivez ? Je ne sais pas si je dois aller à gauche ou à droite !" Alors voilà mes souvenirs du 22 et 23 septembre. Je ne me disais pas : "Oh, mon Dieu, c'est l'un des plus beaux jours de ma vie", mais avec du recul, c'était le cas. Je ne m'en rendais pas compte à l'époque.

Avec du recul, quel souvenir espérez-vous qu'on garde de Lost ? Quel est l'héritage de Lost à votre avis ?
J'espère qu'on se souviendra surtout de ce qui se passait les six jours entre chaque nouvel épisode. Pour moi en tant que téléspectateur, je sentais depuis un certain moment, avec l'exception de certaines séries du câble comme Les Soprano, qu'il n'y avait pas vraiment de série qui vous donnait cette sensation où on a hâte de voir la suite. La dernière fois que j'ai vraiment ressenti ça pour une série des chaînes nationales, c'était avec X-Files et, plus récemment, Alias, qui m'obsédait complètement.

Lost

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Il y avait une telle anticipation. Je comprends que le matin de Noël soit très important. Mais je préfère le réveillon de Noël. Le niveau d'enthousiasme que je sentais quand j'étais petit, la veille de Noël, et je le vois maintenant en tant que parent avec mes enfants, cette anticipation et cet enthousiasme, c'est dur à créer chez les gens, je trouve. On a tendance à être cyniques pour se protéger d'éventuelles déceptions mais ce sentiment, où on se dit "J'ai trop hâte", c'est trop cool. Bien que j'adore moi-même regarder une série non-stop, on ne peut pas ressentir ça quand on regarde tout d'un coup. J'ai regardé les deux premières saisons de Breaking Bad en très peu de temps jusqu'à ce que je rattrape la troisième saison en cours, et ensuite j'ai commencé à ressentir ce sentiment : "Oh, mon Dieu, c'est trop génial maintenant que j'anticipe ce qui va se passer après."

L'autre souvenir que je garde tendrement, c'est ce sentiment d'appartenance, le sentiment de faire partie d'une communauté de gens qui suivaient la série, en parlaient, cherchaient des théories sur la série et spéculaient sur la mythologie cachée. La passion dans la voix des gens quand ils parlaient de la série.

Je pense que la série était si pleine de vie pendant tellement longtemps et c'est de cela que j'aimerais qu'on se souvienne, l'enthousiasme que les gens ressentaient quand ils regardaient la série.

Lost

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Je commence à me rendre compte dernièrement que je n'aime pas vraiment la télé à l'âge de Twitter, car il y a tellement de négativité inhérente qui peut devenir incontrôlable. Lost était vraiment la première grande série dont le dernier épisode à être diffusé à l'âge de Twitter. Pensez-vous que les réseaux sociaux ont changé la façon dont les téléspectateurs regardaient Lost ? Il y a eu un tel changement d'opinion envers la série entre le début et la fin.

C'est dur à dire pour moi. Et pour mon propre bien-être émotionnel, je ne vais pas parler du dernier épisode et de la réaction des gens à l'épisode final, car je me suis pris la tête trop longtemps avec, et ce n'est pas sain. Mais je pense, et je ne cherche pas à nier le fait qu'un certain nombre de fans de la série ont été déçus par la façon dont Lost s'est terminé, que j'ai laissé ces avis influencer ma propre opinion de ce que je voulais faire et accomplir, mais on a terminé la série selon nos propres termes et on n'a pas faibli. C'est quelque chose que les gens oublient souvent, et je ne veux pas dire que les Emmy Awards ne font pas d'erreur, mais le dernier épisode de Lost a été nominé. Dans la catégorie Meilleur scénario. Ils nominent cinq scénarios chaque année. Et la série a été nominée, la dernière saison, dans la catégorie série dramatique, et vous avez le voyage dans le temps et les monstres de fumée qui pourchassent les gens à travers la jungle. 

Alors j'ai commencé à me convaincre que non, finalement c'était bien, et c'est ce que je tenais à faire. Si vous voulez parler du fait que ce soit bon ou mauvais, c'est un argument que personne ne gagnera. C'est très subjectif et ça dépend de l'opinion de chacun. Mais je me suis rendu compte que les réseaux sociaux ne sont pas vraiment du genre à dire : "Hé, laissons-lui le bénéfice du doute. Il y a eu trois épisodes un peu bancals à la suite, mais j'aime toujours la série." C'est plutôt le contraire, du genre : "Laisse tomber. Cette série m'a fait perdre tout mon temps et elle va me trahir." Et cette idée finit par devenir une prédiction qui se réalise dès qu'on en parle.

J'ai entendu les deux versions. Souvent, les gens me disent : "J'ai adoré l'épisode final", mais ils me disent ça presque en s'excusant, comme s'ils se rendent compte qu'ils sont en minorité. Mais la vérité, c'est que les gens qui ont détesté l'épisode final, quand je les rencontre et que je leur demande : "Quand as-tu commencé à ne plus aimer la série ? As-tu aimé jusqu'à la 120e heure et tout à coup, le dernier épisode a tout gâché pour toi ?" Ils me regardent de travers, vu qu'on ne leur avait jamais posé cette question, et ils admettent à demi-mot qu'au milieu de la deuxième saison, ils ont commencé à décrocher, mais qu'ils ont quand même continué à regarder.

Terry O'Quinn, Lost

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Alors j'ai compris que la série pouvait être une lunette de pessimisme et d'optimisme, et que les réseaux sociaux ne servaient finalement qu'à remplir cette fonction et à donner la température de l'opinion générale et à résumer ce que le public voulait dire : "Voici ce que dit l'opinion générale... ce truc est génial" ou "Ça dit que c'était génial mais que ça ne l'est plus". Moi, par exemple, j'adore Homeland, et je vais continuer à l'aimer jusqu'à ce que la série s'arrête. Il va y avoir des saisons incroyables et des saisons un peu moins bonnes. On ne peut pas faire quelque chose d'extraordinaire s'il n'y a pas de choses moins bien dans l'équation. Et je ne peux pas fonctionner comme ça en suivant l'avis des réseaux sociaux parce qu'on ne me l'autorise pas. Ils jugent l'instant présent. Ils jugent l'espace immédiat. Ils veulent dire : "Je n'ai pas aimé cet épisode, et du coup, je m'inquiète pour la série." Je veux appeler les gens qui écrivent ces choses et leur dire : "Vous êtes marié ? Avez-vous divorcé 50 fois ? C'est comme ça que vous traitez les gens quand ils vous déçoivent ?".

On a fait 121 heures d'une série qui n'aurait jamais dû dépasser les 10 heures, car l'intrigue était tellement limitée, mais je vous respecte, je vous écoute et on est très fiers de ce qu'on a fait.

[On peut faire une petite pause, pour que tous ceux qui aiment encore Lost puissent applaudir Damon. Merci. Et arrêtez de nous soûler en parlant encore du dernier épisode, parce que des centaines de milliers de fans de Lost ont répondu à notre sondage le soir de la diffusion du dernier épisode de Lost, et seulement ONZE POUR CENT ont détesté. 53 pour cent ont adoré. Et 22 pour cent ont aimé. Alors, prends ça, "l'opinion publique" !]

Michael Emerson, Lost

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Terminons en posant cinq questions marrantes à Damon en souvenir de Lost

1. La théorie des fans qui avait tout faux.
Que l'île se trouvait sur le dos d'une tortue géante des mers ou d'un Léviathan, que c'était la postiche de cette créature géante ou un truc du genre, et qu'à un moment, elle allait se relever. Et je me souviens qu'on voulait un phénomène séismique dans le dernier épisode pour que la personne qui gardait l'espoir que la tortue sorte un jour de l'eau puisse dire : "Ah, je le savais ! Je le savais !"

2. Le personnage pour qui vous préfériez écrire.
Je n'ai qu'un seul enfant, alors je peux éviter la question. Je déteste choisir mon préféré ! J'adorais écrire pour Jack et Locke, mais ce n'était pas toujours marrant parce qu'ils étaient tous les deux torturés. Mais c'était fun d'écrire pour Ben Linus. J'avais l'impression que ce type me chuchotait dans l'oreille quand j'écrivais. J'avais l'impression de sentir [MichaelEmerson derrière moi en train de dire : "C'est ce que je dirais." Alors je n'avais pas l'impression que Ben Linus était un personnage que j'écrivais, j'avais plus l'impression de l'écouter.

Lost

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3. L'intrigue qui a plu aux fans, à votre plus grande surprise.
Le couple Sawyer et Juliet. Dans l'épisode "Monsieur LaFleur", on s'est dit : "On ne va pas donner l'occasion au public de les voir flirter et montrer l'évolution de leurs sentiments, on va les mettre devant le fait accompli. On va montrer la date, pour qu'on comprenne qu'en gros, on remonte dans le temps et la prochaine fois qu'on les voit, mais dans le même épisode, ils vivent avec l'Initiative Dharma depuis un petit moment déjà, ils sont ensemble et s'aiment."

Ce n'est pas une progression. C'est une loi. C'est arrivé. On était contents de faire cette histoire parce qu'on adorait Elizabeth Mitchell, mais quand on a commencé à en parler, ça ne plaisait pas à Josh [Holloway] et Elizabeth. Ils nous disaient : "On vous adore. On vous fait confiance, mais ça ne va pas marcher." Et Elizabeth disait : "Le courant ne passe pas entre nous, j'adore Josh en tant qu'être humain, mais vous n'avez rien fait pour introduire ça. Vous n'avez pas jeté les bases."

Et on répondait : "C'est pour ça que c'est génial. Ça sort de nulle part. Il faut le jouer à fond !" Et ils ont répondu : "On fera de notre mieux." Et j'ai commencé à avoir cette peur au fond de moi qu'on allait tuer la série. Quand vous cherchez à créer une histoire d'amour entre deux personnages qui n'ont aucun atome crochu, les personnages finissent par avoir l'air ridicules et ça énerve le public. On a regardé cet épisode, et on s'est dit : "Finalement, ça marche pas mal !" Mais ça aurait pu être le désastre complet. Et c'est au moment de la diffusion quand le public a fait : "D'accord, ça nous convient, on va se prendre au jeu. On accepte Juliet dans cette dynamique romantique qui était jusqu'ici occupée par Jack, Sawyer et Kate."

4. L'intrigue qui a déplu aux fans, à votre plus grande surprise.
Il y en a eu deux. La première était évidemment Nikki et Paolo, on pensait que ça marcherait comme sur des roulettes. Mais ça n'a pas été le cas. Et la deuxième était l'épisode "À la source", qui a été diffusé trois semaines avant la fin de la série. On se disait que personne ne s'attendrait à voir les origines de Jacob et de l'homme en noir. On va remonter aussi loin que possible dans cette histoire et offrir au public un grand moment de mythologie. Toutes les réponses aux questions que les gens avaient, on va les leur donner, mais de façon très inhabituelle, car les personnages qu'on suit depuis cinq saisons n'en feront pas partie. On trouvait que c'était une idée très cool, mais les fans n'ont pas partagé notre enthousiasme.

Dominic Monaghan, Lost

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5. La mort qui vous hante le plus.
Charlie est celui qui m'a rendu le plus triste. Vraiment. Je crois que dans la troisième saison, Desmond avait prédit la mort de Charlie et après cela, la question était de savoir si Desmond allait pouvoir sauver Charlie ou si Charlie allait devoir mourir. Et plus on en parlait dans la série, plus on se disait qu'on ne pouvait pas changer l'avenir ou le passé. Le destin était fixé. Et qu'il y aurait beaucoup d'ennuis si Desmond essayait de l'arrêter, mais au final, la meilleure mort qu'on pouvait offrir à Charlie, c'est le fait que le personnage s'en rende compte lui-même et qu'il se sacrifie pour la bonne cause.

Dans le dernier épisode de la saison trois, qui est l'un de mes épisodes préférés, ou mon préféré d'ailleurs, ce qui arrive à Charlie permet de lancer les trois saisons suivantes. En rendant l'île visible et en permettant à Penny de la voir et d'envoyer un cargo, cela entraîne une série d'événements qui conduisent au sauvetage des six d'Oceanic. Alors sa mort est un moment très important de la série et quand on était dans la salle de montage et que j'ai vu Dom sous l'eau avec la main contre la lucarne, résigné à mourir, j'ai fondu en larmes. J'étais tellement proche de Dom et l'idée qu'il ne soit plus un personnage récurrent de la série, qu'il nous en veuille à moi et Carlton d'avoir pris cette décision, bien que c'était indispensable pour l'histoire, c'est ce qui me brisait le plus le cœur, cette mort me tourmente encore.

Damon Lindelof travaille actuellement sur The Leftovers pour HBO, qui va être reconduite pour une deuxième saison, et qui était, au cas où vous ne le sauriez pas, super bonne à la fin de la première saison (je vous la recommande de tout cœur). Selon Damon, la deuxième saison ne suivra pas le livre et les histoires seront complètement différentes.

Lost

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Si vous lisez encore, je peux vous dire : merci d'avoir aimé Lost avec moi.

"Vivre ensemble, mourir seul". Pas vrai, les fans de Lost ?

Maintenant, séance souvenirs avec notre première visite du tournage de la série à Honolulu en septembre 2004, avec MatthewEvangelineDominic et Terry... Regardez les décors de Lost au tout début ! Petit détail amusant : c'était filmé en studio !