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Brad Pitt, Vanity Fair

Vanity Fair/FRED R. CONRAD/THE NEW YORK TIMES/REDUX PICTURES

Sans surprise, Brad Pitt est super beau à la une de Vanity Fair.

Mais sur les pages intérieures du magazine, l'histoire du tournage de son film de zombies, World War Z, n'est pas si jolie que ça. 

Le réalisateur Mark Foster, le scénariste Damon Lindelof et les responsables de Paramount Pictures parlent des problèmes de production et se confient sur les dépassements du budget, les fins incomplètes et les retournages interminables dans le numéro de juin de Vanity Fair

Selon l'article, le premier budget du film a été largement dépassé, à hauteur de plusieurs millions de dollars lors du tournage à Malte.

"C'était complètement dingue. Adam [Goodman, président de Paramount Film Group] et moi, on pensait qu'on s'en était bien tirés à Malte, mais finalement, ce n'était pas le cas du tout. C'était un vrai cauchemar", a déclaré Marc Evans, président de production chez Paramount à Vanity Fair.

Les oublis dans le budget associés au tournage d'innombrables scènes supplémentaires a finalement gonflé le budget du film à plus de 200 millions de dollars, et Ian Bryce, le producteur réputé de films hollywoodiens, a été appelé pour prendre le contrôle du tournage à Glasgow.

Mais Bryce n'a pas pu résoudre tous les problèmes qui entravaient le film, et selon Evans, les problèmes d'argent n'étaient que le début. Il se rappelle de la première projection-test qui laissa le public sans voix, du fait de la fin abrupte et incohérente. 

"On a fait : «D'accord, la fin de notre film ne marche pas»", a déclaré Evans. "À ce moment-là, j'ai cru qu'on allait devoir retourner tout le film." 

Après la projection, Lindelof était également partant pour trouver une autre fin : "Je leur ai dit qu'on avait deux solutions possibles. Y a-t-il des choses qu'on peut écrire pour que l'ensemble marche mieux ? Pour que ce soit logique ? Pour qu'il y ait un message émotionnel ? Que l'intrigue se tienne et tout ? Et la solution numéro deux, qui ne me semblait pas gagnée, c'était de tout changer une fois que Brad quittait l'Israël."

La deuxième solution exigeait de tourner 30 à 40 minutes supplémentaires du film, une décision que Paramount a finalement décidé d'appuyer. Cependant, le réalisateur Foster a tenu à dire que ce n'était pas "tout un drame", malgré les problèmes de tournage. 

"Je sentais qu'en effet, la fin ne marchait pas", a-t-il déclaré au magazine. "Oui, on pensait tous que ça allait marcher. Oui, on a décidé que ce n'était pas la fin adéquate. Oui, on a décidé de la changer et de dépenser plus d'argent. Oui, ça ne m'était jamais arrivé sur aucun de mes films. Mais je pense que ce film est plus original, plus imposant et plus spécial que ceux que j'ai faits jusqu'ici."

Pas toujours facile de faire du cinéma !