L'affaire Jussie Smollett vient de tourner au vinaigre pour l'acteur. Jeudi, un grand jury du Comté de Cook a inculpé l'acteur de 16 chefs d'accusation après qu'il aurait menti à la police en se faisant passer pour la victime d'un crime haineux.

En janvier 2019, on apprenait que la star de 36 ans d'Empire avait été victime d'une agression raciste et homophobe à Chicago. Mais un mois plus tard, après avoir interrogé deux hommes, la police a qualifié Smollett de suspect dans cette affaire criminelle. Il a ensuite été arrêté et inculpé de comportement déplacé et dépôt de fausse plainte. La police l'a accusé d'avoir payé les deux hommes pour orchestrer cette agression sur lui.

Jeudi, le grand jury a inculpé Smollett, qui est en liberté surveillée après avoir versé 100 000 $ de caution, de 16 chefs d'accusation de comportement déplacé et dépôt de fausse plainte. 

"On s'attendait à cette mise en examen", a déclaré son avocat, Marc Geragos, à NBC News. "On savait qu'ils ne comptaient pas montrer leurs pièces à conviction au public et soumettre leurs témoins à un contre-interrogatoire. Ce que nous n'attendions pas, par contre, c'est l'excès de zèle procédurier dont est fait preuve envers Jussie avec ces 16 chefs d'accusation séparés."

"Cette mise en examen redondante et vindicative n'est rien qu'une tentative désespérée de faire les gros titres pour détourner l'attention du public de l'enquête interne lancée sur la divulgation outrancière de fausses informations par la police de Chicago et la violation éhontée et illégale de la vie privée de Jussie en trafiquant son dossier médical", a-t-il ajouté. "Jussie maintient catégoriquement son innocence même si la police lui vole cette présomption."

Dans la mise en examen obtenue par E! News, le grand jury explique dans un des chefs d'accusation que Smollett, qui est noir et gay, a déclaré aux policiers que ses agresseurs, "deux hommes, deux inconnus, habillés en noir, et l'un des hommes avec un masque noir", se sont approchés de lui le 29 janvier, "ont lancé des insultes racistes et homophobes à son encontre, l'ont frappé au visage de leurs mains, le blessant". Il a affirmé que les hommes "l'ont touché physiquement de façon insultante ou provocatrice", ont versé une substance chimique inconnue sur lui et lui ont passé une corde au cou".

"Jussie Smollett savait, au moment de cette transmission, qu'il n'avait aucune raison valable de croire que de tels actes offensifs avaient été commis", a ajouté la mise en examen.

Jussie Smollett, Mugshot

Chicago Police Department

Une deuxième série de chefs d'accusation portait sur le témoignage de Smollett à un détective lors de son deuxième interrogatoire, qui s'est déroulé plus tard, le même jour.

L'acteur aurait déclaré au policier qu'il avait été victime "de coups et blessures, d'un crime haineux et de coups et blessure aggravés", affirmant que le 29 janvier, il avait "entendu des insultes racistes et homophobes". Selon son témoignage, deux agresseurs inconnus se sont approchés de lui par derrière, l'ont frappé au visage mais il a répliqué et lui et les deux hommes sont tombés par terre, il a reçu des coups de pieds dans le dos, il a senti une pression au niveau du cou et on a versé un liquide sur lui.

En février, Smollett a déclaré lors d'une interview avec Robin Roberts de GMA, sa seule interview après l'agression supposée, qu'il pensait que le liquide en question était de l'eau de javel.

La mise en accusation ajoute aussi qu'au cours de son deuxième interrogatoire avec la police, Smollett "a rapporté qu'un de ses agresseurs était un homme blanc vêtu d'habits foncés et qu'il portait un masque noir avec des trous au niveau des yeux dévoilant la peau autour de ses yeux".

Ces nouvelles accusations contre Smollett sont passibles de trois ans de prison chacune, s'il est reconnu coupable, selon ABC Chicago, ajoutant que l'acteur ne devrait être reconnu coupable que d'une fraction des chefs d'accusation, vu que la plupart des affaires criminelles du Comté de Cook sont résolues par des accords à l'amiable.

Le grand jury n'a pas inculpé Smollett pour la lettre de menace contenant de la poudre blanche, qui se trouvait être de l'aspirine, qu'il affirmait avoir reçue plusieurs semaines avant l'agression. La police de Chicago l'a accusé d'avoir rédigé cette lettre et de se l'être envoyée. La lettre se trouve actuellement au laboratoire du FBI pour analyse, selon des sources d'ABC Chicago.

Les avocats de Smollett sont attendus cette semaine au tribunal.

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