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The Hollywood Reporter cover, Sherry Lansing

The Hollywood Reporter

Angelina Jolie n'est pas devenue Lara Croft sans avoir à franchir quelques obstacles en coulisses. 

Il y a 16 ans, l'actrice endossait le rôle de l'exploratrice sur grand écran, mais d'après un extrait d'une biographie à paraître sur Sherry Lansing, présidente de Paramount Pictures de 1992 à 2005, publié dans The Hollywood Reporter, Angelina a dû faire pas mal d'efforts avant de le décrocher. 

Elle a entre autres dû accepter de passer un test de dépistage de drogue avant de jouer dans Lara Croft : Tomb Raider. Comme l'a écrit Stephen Galloway dans Leading Lady, Simon West, le réalisateur du film, voyait dans les casseroles de l'actrice à l'époque, les rumeurs d'usage de drogue, une relation ambigüe avec son frère, sa nouvelle romance avec Billy Bob Thornton, des "arguments de vente".

"Cette réputation trouble et dangereuse a aidé le personnage", explique Simon West dans l'extrait.

Cependant, après "des avertissements" de Jon Voight, le père d'Angelina, et Jane Fonda à Sherry Lansing, la présidente de l'époque de Paramount, elle a demandé au réalisateur de rendre visite à l'actrice sur le tournage de Péché originel

"[Angelina] a dit : « Écoute, je veux le faire, mais je connais ma réputation, et je ferai tout ce que tu veux pour prouver que je le mérite. Tu pourras compter sur moi, je serai présente et je travaillerai dur »", se souvient Simon West, d'après l'extrait publié par The Hollywood Reporter. "Elle a ajouté : « Ça m'est égal si le studio veut me faire passer un test de drogue tous les jours. »"

Comme l'indique la biographie, l'actrice s'est pliée à un test urinaire et sanguin et le résultat s'est révélé négatif, mais l'équipe était tout de même soucieuse et a donc engagé des professionnels pour veiller sur son bien-être physique et mental.

Angelina Jolie, Laura Croft, Tomb Raider

Paramount Pictures

Bobby Klein a donc été embauché, "quelqu'un qui avait travaillé dans le monde de la psychothérapie et en gestion de drogues", explique Simon West. "Il était là pour surveiller Angelina."

Mais comme le précise la biographie, Bobby Klein a créé des tensions sur le tournage et a suggéré qu'un expert de la santé soit engagé, expert qui "voulait qu'elle prenne des bains de lait et a commencé à parler de yoga et de méditation, et voulait être le contact principal concernant l'entraînement d'Angelina", explique le producteur Lloyd Levin.

"C'était n'importe quoi. C'était des foutaises spirituelles."

Suite à une série de problèmes, y compris des accusations de harcèlement sexuel à l'encontre de l'assistant du réalisateur, Bobby Klein a été remercié et le reste est un lointain souvenir. Angelina Jolie s'en est très bien sortie. 

"Dans les rushes, elle était captivante", explique Sherry Lansing. "Elle a transformé un personnage qui aurait pu être unidimensionnel en lui ajoutant une touche de mystère, d'émotion et d'humanité."

Mystère, émotion, humanité et un triomphe au box-office. Le film a engrangé 275 millions de dollars dans le monde le premier week-end de sa sortie pour un budget de 115 millions de dollars et a eu droit à une suite. À 24 ans, Angelina était en passe de devenir l'une des actrices les plus demandées à Hollywood. 

Leading Lady, aux éditions Crown Archetype, sortira le 25 avril, et il est d'ores et déjà en pré-commande.