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Jimmy Kimmel, 2017 Oscars, Academy Awards, Show

Kevin Winter/Getty Images

Il y a une première pour tout, et ce soir, cela voulait dire Jimmy Kimmel à la présentation des Oscars. 

C'est vrai que le présentateur télé est habitué aux caméras, et à la pression, d'ailleurs. Il présente une émission télé tous les soirs intitulée Jimmy Kimmel Live! Il a même présenté les Emmy Awards deux fois, en 2012 et à nouveau l'automne dernier (Vous vous souvenez des sandwichs au beurre de cacahuètes de sa mère ?).

Mais les Oscars, c'est une toute autre bête. Rien ne peut remplacer les Oscars et le seul moyen de se préparer, c'est de se lancer. Appelez ça la chance du débutant ou du vrai professionnalisme, mais finalement, Kimmel a assuré comme une bête.

En commençant par son monologue, bien entendu. Ces quelques instants précieux donnent l'ambiance de toute la cérémonie, et suivre les traces d'autres grands présentateurs de fin de soirée (et un autre James !), ce n'était pas tâche facile. Kimmel s'est tourné vers son ami Justin Timberlake pour lancer la cérémonie, en interprétant sa chanson nominée, "Can't Stop the Feeling". Justin a hypnotisé la salle avec ses pas de danse suaves (non, sérieux, comme il fait ça ?), en transformant le premier rang de la salle en piste de danse avant de donner la parole à Jimmy. 

"Oh, super, j'ai droit à une «sitting" ovation», a lancé Kimmel alors que tout le monde commençait à se rasseoir lorsqu'il est arrivé sur scène. "C'est ma première fois, et vu la vitesse à laquelle les présentateurs tournent, c'est sûrement ma dernière fois."

Kimmel a ensuite abordé le sujet qu'on connaît tous, le fait que les États-Unis sont divisés en ce moment. Il a encouragé tous les téléspectateurs à appeler une personne avec qui ils sont en désaccord, pour commencer à réparer leurs rapports. Mais tout le monde sait ce qui a vraiment besoin d'être réparé : l'amitié entre Jimmy et Matt Damon.

Et il avait un message pour Matt : "Ce, soir, vu qu'on essaie de rassembler les gens, j'aimerais enterrer la hache de guerre avec quelqu'un avec qui j'ai eu des désaccords", a déclaré Kimmel. "Quand j'ai rencontré Matt, c'était lui le plus gros. C'est quelqu'un d'égoïste, et ceux qui ont travaillé avec lui le savent bien. Mais il a fait quelque chose qui n'était pas égoïste du tout : il a produit Manchester by the Sea, et il aurait pu se garder le premier rôle masculin mais il l'a confié à son ami d'enfance pour faire un film chinois avec une queue de cheval à la place. Et ce film, La Grande Muraille, a perdu 80 millions de dollars."

Ses vannes ne se sont pas arrêtées là. Il a lancé une pique sur le grand favori de la soirée, La La Land : "C'était une année formidable pour le cinéma, les Noirs ont sauvé la NASA et les Blancs ont sauvé le jazz."

Il a aussi taquiné le réalisateur Damien Chazelle : "14 nominations ! Une pour chaque année de la vie de Damien. S'il gagne ce soir, il pourra aller dans la fac de son choix."

Et il s'est moqué du thème central de Manchester : "Si vous cherchez ce film sur Amazon, vous remarquerez que ça dit : « Les clients ayant acheté cet article ont également acheté des antidépresseurs. »"

Il a terminé son discours en revenant sur ce qui est arrivé à Meryl Streep après les Golden Globes. 

"Nous sommes aussi ici pour rendre hommage aux acteurs qui semblent très doués mais qui ne le sont pas vraiment", a lancé Kimmel avant que les caméras se tournent sur l'actrice. "Une actrice, en particulier, qui a résisté à l'épreuve du temps avec des interprétations surfaites qui n'inspirent personne. De son travail médiocre dans Out of Africa - Souvenirs d'Afrique à son jeu décevant dans Le Choix de Sophie, Meryl n'a pas fait un seul effort tout au long de sa minable carrière. Il s'agit de sa 20e nomination, ce qui est incroyable vu qu'elle ne joue dans aucun film cette année. On n'a fait qu'écrire son nom."

Jimmy a alors demandé à la foule de lui faire une standing ovation "non méritée" et a ajouté en plaisantant : "Belle robe, au fait. C'est d'Ivanka ?"

Bien joué, Jimmy !