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Beyonce, OUT Magazine

Santiago & Mauricio/OUT magazine

Beyoncé est une bombe, mais ça, vous le saviez déjà, non ?

La chanteuse de 32 ans fait la une du magazine Out pour leur numéro "Power Issue" et porte une perruque blonde qui nous rappelle Marilyn Monroe en 1953 dans le film culte Les Hommes préfèrent les blondes. Posant seins nus, la poitrine couverte par ses mains sur cette photo sensuelle, la diva du R&B nous parle de son album visuel éponyme, de la sexualité et de bien plus encore.

L'interprète de "Drunk in Love" a été élevée au statut de héros féministe ces dernières années. Beyoncé espère inspirer d'autres femmes à se comporter de la sorte. "On devient fort quand on se prend en main, et les femmes devraient pouvoir exprimer leur sexualité", explique-t-elle. "On fait toujours deux poids deux mesures pour ce qui est de la sexualité. Les hommes sont libres, mais pas les femmes. C'est dingue. Les vieilles leçons de soumission et de fragilité font de nous des victimes. Les femmes sont plus que ça. Vous pouvez être femme d'affaires, mère, artiste et féministe — tout ce que vous voulez — et rester quelqu'un de sexuel. Ce n'est pas mutuellement exclusif."

Son tout dernier album sorti fin 2013 est destiné à un public plus varié, pas qu'aux femmes. Selon Beyoncé, ses intentions étaient d'atteindre le public à un niveau humain (et même spirituel).

"Bien que je sois très consciente des différents types de personnes qui écoutent ma musique, je me suis vraiment imposée comme but de faire l'album le plus personnel, le plus honnête, le meilleur que je puisse faire", a-t-elle écrit par mail, au milieu de sa tournée mondiale Mrs. Carter World Tour au moment de l'interview. "J'avais besoin de me libérer des pressions et des attentes que je m'étais imposées et de dire simplement ce que j'avais sur le cœur."

"Vu que je suis une femme dans un monde dominé par les hommes, la mentalité féministe m'a vraiment interpellée et c'est devenu une façon de personnaliser ce combat... Mais ce dont je parle, et ce que j'espère, c'est le respect des droits de l'homme et l'égalité, pas seulement entre une femme et un homme", a déclaré Beyoncé à la publication LGBTQ. "Alors je suis très contente si mes paroles arrivent à inspirer ou à motiver quelqu'un qui se considère comme faisant partie d'une minorité opprimée... Nous sommes tous pareils et nous voulons tous la même chose : le droit au bonheur, le droit d'être tout simplement qui on veut être et d'aimer qui on veut aimer."

Côté musique, Beyoncé admet que c'était son projet le plus ambitieux à ce jour. "J'enregistrais en studio, je tournais des clips, je me produisais sur scène tous les soirs, tout ça en même temps. À un moment, je me suis dit : «Qu'est-ce que je fabrique ? Est-ce trop ambitieux ?» Même le jour où l'album est sorti, j'étais morte de peur", a-t-elle révélé. "Mais je savais aussi que cette peur était un signe qu'un truc énorme allait se passer."

C'est un risque qui a porté ses fruits. Selon Beyoncé, ce sont les imperfections de l'album qui le démarquent.

"Quand j'ai enregistré «XO», j'étais malade, j'avais une grave infection des sinus. Je l'ai enregistré en quelques minutes pour avoir une démo, puis j'ai décidé de garder les voix. J'ai vécu avec la plupart des titres pendant un an sans réenregistrer les voix de la démo. J'aimais beaucoup les imperfections, alors je gardais les démos. J'ai passé le temps que j'aurais dû consacrer sur les voix à obtenir la musique la plus parfaite. Parfois, je passais des jours à chercher le mix parfait de sons rien que sur le son parfait de caisse. Discipline, patience, contrôle, vérité, risque et simplicité, voilà les choses auxquelles je pensais quand je préparais l'album."