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Lord of the Rings, Two Towers, Gollum

New Line Cinema

Les batailles juridiques ne sont pas si précieuses que ça.

Warner Bros. a attaqué en justice les héritiers de l'auteur J.R.R. Tolkien, lundi, pour rupture de contrat sur le merchandising du Hobbit et du Seigneur des anneaux.

En novembre, c'était les héritiers de Tolkien et sa maison d'édition, HarperCollins, qui poursuivaient le studio pour 80 millions de dollars, affirmant qu'ils n'avaient pas touché certaines royalties sur des produits dérivés — y compris les machines à sous et jeux en ligne Le Hobbit — depuis la vente des droits du film en 1969.

Puis en janvier, selon The Hollywood Reporter, le propriétaire des droits du film, Saul Zaentz Co., a contre-attaqué les héritiers de Tolkien pour rupture d'un contrat implicite de bonne foi et de loyauté.

Maintenant, la Warner affirme que cette manœuvre des Tolkien leur a coûté plusieurs millions de dollars en produits dérivés et le studio demande des dommages et intérêts pour rupture de contrat.

Dans les documents officiels obtenus par The Hollywood Reporter, le studio affirme être l'ayant droit du merchandising et autres droits, vu qu'il a acheté les droits du films en 1969. Warner Bros. affirme également qu'il y a 16 ans, les héritiers de Tolkien avaient confirmé que les droits des jeux vidéo en ligne revenaient au studio. Mais en 2010, quand un accord de remplacement a été mis en place, ces droits ont donné matière à confusion, ce qui a entraîné, selon le studio, l'arrêt du lancement des machines à sous pour casinos sur le thème du Hobbit. "Rien que cela a coûté des millions de dollars à la Warner en produits dérivés", explique la plainte.

Bonnie Eskenazi, l'avocate des héritiers de Tolkien, a déclaré au magazine que cette contre-attaque n'était "qu'une simple tentative d'attaquer les Tolkien et HarperCollins pour se venger de les avoir attaqués en premier. Leurs arguments sont sans fondement, et c'est un exemple classique des «tactiques d'intimidation» du studio."

L'avocate des héritiers de Tolkien affirme également que la plainte déposée en novembre était leur façon "de forcer la Warner et Zaentz à s'en tenir aux limites du contrat qu'ils ont accepté", et que la contre-attaque du studio n'est "qu'une tentative de punir les Tolkien et HarperCollins pour avoir eu l'audace de tenir tête au studio et de lui dire qu'il ne peut pas s'octroyer plus de droits que ceux accordés par contrat".