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Sean Penn, Hugo Chavez

AP Photo/Ariana Cubillos

Sean Penn a perdu un ami. Et l'acteur oscarisé maintient qu'il n'est pas le seul à être en deuil.

"Aujourd'hui, le peuple américain a perdu un ami qu'il ne savait même pas avoir. Et les pauvres du monde entier ont perdu un champion", a déclaré Penn dans un communiqué de presse au Hollywood Reporter en réponse à l'annonce de la mort du président vénézuélien Hugo Chávez, dont l'acteur avait fait la connaissance en 2007.

Le chef d'État controversé est mort mardi à l'âge de 58 ans des suites d'un cancer.

"J'ai perdu un ami que j'avais le bonheur d'avoir", a poursuivi Penn, dont les liens avec le président nationaliste ont été la cible de mépris et d'une blague souvent retweetée se demandant s'il était au bord du suicide aujourd'hui.

"Toutes mes condoléances à la famille du président Chavez et au Venezuela", a-t-il déclaré. "Le Venezuela et sa révolution continueront sous la direction déjà établie du vice-président Maduro."

Penn, qui est apparu aux côtés de Chávez lors d'un rassemblement électoral en août dernier, a assisté à une veillée pour le dirigeant souffrant, lors d'un voyage en Bolivie en décembre.

"C'est une des forces les plus importantes qu'on ait eues sur cette planète, et je lui souhaite d'avoir de la force, comme il en a si souvent fait preuve", avait déclaré Penn à l'époque. "Je le fais par amour, je le fais par gratitude... Je veux seulement dire, de mon point de vue américain, en parlant de mon ami, le président Chavez. On ne peut inspirer les gens comme il l'a fait que si c'est réciproque. Et il vous dirait que son inspiration, c'est son peuple."

Oliver Stone, autre ami de longue date et grand supporter de la politique de Chávez (et également cible de blagues sur Twitter), a tweeté mardi : "Je pleure la mort d'un grand héros aux yeux de la majorité de son peuple et de ceux qui se sont battus dans le monde entier pour se trouver une place. #Chavez 1/2."

"Haï par la classe établie, Hugo Chávez vivra à jamais dans les livres d'histoire",  a continué le réalisateur. "Mon ami, trouve enfin le repos que tu as mérité 2/2."

"54 pays à travers le monde ont autorisé les États-Unis à détenir (et torturer) des suspects", a tweeté Michael Moore. "L'Amérique latine, grâce à Chavez, était le seul à avoir dit non."