Chadwick Boseman, Esquire Summer Issue 2018

Melodie McDaniel

Quand Black Panther est sorti dans les salles en février, il a complètement chamboulé le box-office. 

Ce film de Marvel, deuxième plus gros succès commercial de 2018, troisième plus gros succès commercial de l'histoire du cinéma américain et neuvième plus gros succès commercial de tous les temps, est un chef-d'œuvre indéniable.

Mais c'est le succès sur les marchés étrangers qui a prouvé sans l'ombre d'un doute à la star du film, Chadwick Boseman, que les choses étaient en train de bouger à Hollywood. "Quand on a montré le film en Corée, à Londres, après l'avant-première hollywoodienne, on a commencé à voir comment le monde allait le percevoir", a expliqué l'acteur à Esquire. "On savait que les Noirs attendaient impatiemment ce film. Mais quand on a commencé à voir les réactions à l'étranger, c'est là que j'ai commencé à faire : « Oh, ouah, c'est énorme. »"

Il a rapporté 169 363 580 $ en dehors des États-Unis et du Canada le week-end de sa sortie et 646 221 327 $ à l'étranger pendant sa période dans les salles, contribuant au total brut de 1 345 059 695 $ dans le monde entier : le quatrième plus gros succès commercial de Marvel au cinéma. Il a aussi contribué à jeter la lumière sur le raisonnement étroit et inexact des studios de cinéma.

"Les studios vous diront souvent que les films avec un premier rôle noir ne marcheront pas à l'étranger", a déclaré Boseman au magazine. "Alors je pense que c'est ce qui m'a le plus marqué. Cela montre un changement dans le monde. J'ai su, à ce moment-là, que ça pouvait changer la façon dont les studios répondent à nos films. On ne peut plus dire : « Les films noirs ne marchent pas [en dehors des USA]. »"

Chadwick Boseman, Esquire Summer Issue 2018

Melodie McDaniel

Mais Boseman ajoute : "Je pense qu'il y a encore du travail à faire... Il y a des exemples de stars de cinéma qui n'ont pas droit au même respect dans les campagnes marketing du film à l'étranger. Quand vous voyez une affiche étrangère, très souvent, même si le premier rôle du film est noir, cette personne ne sera pas mise en avant sur l'affiche. Tout cela parce qu'on se dit : « On ne peut pas vendre ce film [à l'international] si on met cette personne devant. » Je me suis disputé avec des gens là-dessus."

L'acteur a ajouté qu'on avait "tenté" de faire ça avec lui. "Je n'ai pas besoin de le dire. Je ne vais pas faire : « Ha, ha, je vous l'avais dit »", a-t-il déclaré à Esquire en riant. "Je n'ai pas besoin de dire ça parce qu'ils savent ce qu'ils ont fait." 

Cependant, cette expérience est la confirmation qu'il y a encore des barrières à abattre. 

"Les gens ne savent pas le genre de bataille qu'il faut mener quand on est dans cette position [de star noire du cinéma] et si déjà moi, j'ai eu du mal, je n'imagine même pas ce que les gens avant moi ont dû traverser", a-t-il expliqué.

"Black Panther va-t-il changer cela ? Je ne peux pas le dire. C'est à nous de changer les choses, et c'est aux gens de l'autre côté de reconnaître ce qui vient de se passer. Tant que le travail est de qualité, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas."

Le numéro spécial été du magazine Esquire sort le 5 juin en kiosque.

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