Margot Robbie, Vanity Fair

Patrick Demarchelier

C'est le film qui a fait d'elle une star à Hollywood, mais pour Margot Robbie, Le Loup de Wall Street était une première pour une autre raison. 

En voyant la couverture très sensuelle de l'actrice australienne dans le dernier numéro de Vanity Fair, on pourrait croire que Margot est très à l'aise avec son corps, mais même une bonne dose de confiance en soi n'aurait pas pu la préparer à tourner des scènes d'amour nue avec l'acteur légendaire qu'est Leonardo DiCaprio

Même pour des actrices chevronnées comme Reese Witherspoon ou encore Natalie Portman, tourner des scènes de sexe reste un moment très particulier, y compris après des dizaines de rôles. Et pour la jeune actrice de 26 ans, le film de Martin Scorsese coïncide avec ses premières scènes nues. 

"Je n'avais jamais tourné de scène de sexe auparavant. J'avais déjà tourné des scènes avant ou après une scène d'amour, mais je n'avais jamais fait de scènes de sexe intégral comme dans Le Loup", a-t-elle expliqué au magazine. "C'était une première."

"Beaucoup de gens vous regardent", a admis la jeune star. Malgré son appréhension, il n'était pas question de faire machine arrière. "Il n'y a pas le choix. C'est ce qu'il faut faire, donc il faut y aller. Plus vite on s'y met et plus vite ça se termine."

The Wolf of Wall Street, Margot Robbie, Leonardo DiCaprio

Paramount Pictures

Malgré sa gêne, sa performance de Naomi Lapaglia, alias la "duchesse de Bay Ridge" avec son accent de Brooklyn, a impressionné Hollywood. Deux ans plus tard, elle incarne trois grands rôles, Jane dans Tarzan, Harley Quinn dans Suicide Squad et la patineuse Tonya Harding. Fan de culture pop américaine, Robbie étudiait déjà les personnages populaires venus d'Amérique depuis toute petite. 

"En grandissant, je me souviens d'avoir regardé les séries et les films américains en me disant : « Comment font les scénaristes pour inventer des personnages aussi farfelus ?", a-t-elle expliqué. "Puis, je suis partie aux États-Unis et j'ai rencontré beaucoup de gens comme dans les films et j'ai réalisé : « C'est juste la vie normale en Amérique. »"

Si ce sens de l'observation a payé et que son CV est de plus en plus impressionnant, Margot n'est pas tombée dans le piège des tabloïds comme c'est souvent le cas pour les stars montantes comme elle. Au lieu de ça, on la décrit souvent comme quelqu'un qui est "mal à l'aise avec la célébrité", comme le décrit l'article dans Vanity Fair. Mais quand on lui demande si sa réputation la précède, l'actrice précise que ce portrait d'elle est incomplet.  

"C'est en partie [vrai], mais ce n'est pas ce qui me définit", a-t-elle répondu. "Quand on met ça en avant, on a l'impression que c'est la seule chose qui compte à mes yeux. Mais ce n'est qu'une chose parmi d'autres qui me préoccupent. Comment les choses se seraient passées si j'avais fait d'autres choix ?"

Peu importe le parcours personnel de Margot, sa carrière est très florissante, et le mensuel décrit les mois à venir comme "l'été de Margot Robbie". Si elle est très connue aux États-Unis, Margot ne devrait pas oublier son pays natal où sa côte de popularité ne cesse de monter. 

"En Australie, il y a ce qu'on appelle le syndrome du grand coquelicot. Vous connaissez ? C'est assez connu là-bas, on l'enseigne même à l'école", a-t-elle expliqué au magazine. "Les coquelicots sont des hautes fleurs mais qui ne poussent pas plus haut que les autres fleurs, donc il y a cette mentalité en Australie où on est content de votre réussite, à condition que vous ne fassiez pas mieux que les autres, sinon on vous coupe pour que vous fassiez la même taille."

  

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