Kate Beckinsale partage un souvenir horrifiant impliquant Harvey Weinstein.

Suite à la condamnation à 23 ans de prison du producteur hollywoodien déchu, la célèbre actrice a raconté sur les réseaux sociaux une scène qu'elle aurait vécu avec Weinstein au domicile de celui-ci. Beckinsale a posé la scène en postant une photo d'elle et une autre du violeur condamné, toutes deux datant de l'avant-première new-yorkaise d'Un amour à New York en octobre 2001. Sur sa photo, actrice porte un smoking blanc et une cravate.

"Ces photos ont été prises à l'avant-première d'Un amour à New York le 5 octobre 2001. Nous avions tous refusé d'y aller parce qu'organiser une avant-première quelques semaines à peine après le 11 septembre sur les ruines encore fumantes de la ville nous semblait terriblement insensible, sans tact, l'idée la plus irrespectueuse qui soit", écrit Beckinsale. "Mais Harvey a insisté. Nous avons pris l'avion pour New York et fait comme nous pouvions."

Comme le raconte ensuite Beckinsale : "le lendemain matin, Harvey m'a téléphoné et m'a proposé d'amener ma fille de deux ans chez lui pour jouer avec sa fille qui avait à peu près le même âge, et j'ai accepté. Je suis arrivée et il a immédiatement demandé à la nounou d'emmener les fillettes dans une autre pièce pour jouer. J'ai voulu les suivre mais il a dit : "Non, tu restes ici."

Puis, assure-t-elle, Weinstein s'est mis à la réprimander violemment. "À la minute où la porte s'est refermée, il s'est mis à hurler : « Espèce de c***asse, tu as gâché mon avant-première. » Je ne comprenais pas à quoi il faisait allusion et je me suis mise à trembler. Il a continué : « Si j'organise un tapis rouge, tu enfiles une robe moulante, tu remues ton c*l, tu remues tes ni**ons, tu ne débarques pas habillée comme une p****n de lesbienne, espèce de c***asse. »"

"Sous le choc, j'ai fondu en larmes", explique Beckinsale. "J'ai essayé de dire : « Harvey, la ville est en feu, les gens continuent de chercher leurs proches, aucun d'entre nous ne trouvait approprié d'organiser une avant-première, et encore moins d'y aller habillés comme pour un enterrement de vie de garçon. » Il a répondu : « Je m'en tape, c'est ma p****n d'avant-première et si je veux de la ch**te sur le tapis rouge, c'est moi qui décide. » Il hurlait. Enragé."

La star continue : "J'ai réussi à partir avec mon enfant et oui, c'est l'une des nombreuses expériences que j'ai vécues contre lesquelles je n'avais aucun recours et qui ne constituait pas un crime. Mais J'AI ÉTÉ punie pour ça, et pour d'autres fois où je lui ai dit non pendant des années, de manière insidieuse et apparemment irréversible."

Kate Beckinsale, WTF Widget

Rob Latour/Shutterstock

Commentant l'annonce de sa peine de prison, Beckinsale ajoute : "Apprendre qu'il part en prison pour 23 ans est un énorme soulagement pour moi au regard de toutes les femmes qu'il a agressées sexuellement ou violées, et j'espère que cela en dissuadera d'autres d'avoir ce genre de comportement dans cette industrie et dans tout autre secteur. Cela étant dit, les crimes qui n'en sont pas aux yeux de la loi, cette brutalité inhumaine et les violences psychologiques perverses contre lesquelles il n'y a TOUJOURS aucun recours quoi que vous disiez (et je les ai dénoncées), tout ça doit cesser. J'espère et je prie pour qu'on puisse, au sein de cette industrie, mettre hors la loi tous ces abus de pouvoir, les exposer et les éliminer, quel que soit le genre visé, et à tout jamais."

Elle a conclu par : "Et Rose, bravo à toi."

E! News a contacté l'équipe de Weinstein pour obtenir un commentaire.

En 2017, parmi la tempête d'allégations contre le producteur de cinéma, la star avait raconté que Weinstein l'avait traitée de "c***asse" en décrivant ses échanges avec lui au fil des ans, y compris la fois où il lui avait offert de l'alcool dans sa chambre d'hôtel alors qu'elle n'avait que 17 ans.

"Il a ouvert la porte en peignoir. J'étais incroyablement naïve et jeune et il ne m'est pas venu à l'idée que cet homme plus âgé et peu séduisant s'attendait à ce que j'éprouve de l'attirance sexuelle pour lui. Après avoir refusé l'alcool et annoncé que j'avais école le lendemain matin, je suis partie, mal à l'aise mais saine et sauve. Quelques années plus tard, il m'a demandé s'il avait tenté quoi que ce soit avec moi lors de cette première rencontre. Je me suis rendu compte que j'étais incapable de me souvenir s'il m'avait agressée ou pas", avait-elle écrit en ligne à l'époque.

"Je pensais avoir posé des limites, je lui ai dit non dans le cadre professionnel bien des fois au fil des ans, ce qui l'a parfois amené à me hurler dessus en me traitant de c***asse et à me menacer, ce qu'il racontait parfois aux gens en riant : « Oh, Kate adore me dit non. » Ça en dit long sur le status quo qui règne dans ce métier, j'étais consciente qu'en m'affirmant et en disant non, même si je me sentais en accord avec moi-même, je faisais du mal à ma carrière, et c'est une chose pour laquelle je ne me suis jamais sentie soutenue, hormis par ma famille."

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