Selma Blair, Vanity Fair

Cass Bird

En octobre, Selma Blair a annoncé au monde entier qu'elle était atteinte d'une sclérose en plaques. Aujourd'hui, la star d'Another Life se confie encore plus sur son état de santé et ses répercutions sur sa vie. Elle a fait sa première apparition publique depuis l'annonce de son diagnostic dimanche, à la soirée des Oscars organisée par Vanity Fair à laquelle ont assisté de nombreuses stars. 

Blair fait la une du numéro de mars du Vanity Fair américain et parle des nombreux aspects de sa vie avant et après le diagnostic, notamment la réaction des gens à la nouvelle et sa façon de gérer ses douleurs physiques. L'actrice de 46 ans ne se morfond pas, bien qu'elle ait du mal à s'habiller, qu'elle marche avec une canne et qu'elle soit limitée dans ses mouvements. Au contraire, comme elle l'explique à Vanity Fair : "Je ressens de l'humilité et de la joie, bien que ce soit exténuant."

Son amie proche et sa covedette de Sexe Intentions, Sarah Michelle Gellar, a expliqué qu'elle lui trouvait "un certain calme". "Elle sait qu'elle ne peut rien y faire, et ce n'est pas grave", a expliqué Gellar.

Blair a expliqué au magazine qu'elle était "mal à l'aise" et "inquiète" qu'on ne l'engage plus après qu'elle a révélé sa maladie. Mais finalement, ça l'a aidée à "reprendre contact avec un tas de gens qui pensaient que j'allais bientôt mourir", comme Marc Jacobs Kris Jenner et Amy Schumer.

Le médecin de Blair, Saud Sadiq, chercheur au centre de recherches Tisch sur la sclérose en plaques à New York, a soutenu sa décision de s'exprimer ouvertement sur sa maladie. Le Dr Sadiq a déclaré qu'il était "très optimiste" sur son nouveau traitement et qu'il pensait qu'elle serait "une toute nouvelle personne dans un an".

"Sa décision d'en parler sensibilise l'opinion publique et augmente le financement des recherches sur la maladie, car les gens voient l'effet de la maladie sur des gens comme elle", a-t-il déclaré à Vanity Fair.

Selma Blair, Vanity Fair

Cass Bird

L'actrice a expliqué à Robin Roberts de Good Morning America qu'elle avait pleuré de soulagement quand elle a découvert la vérité. "Ce n'était pas des larmes de panique. Je pleurais, car j'avais découvert que je vivais dans un corps dont j'avais perdu tout le contrôle, et ça m'a apporté un certain soulagement", a-t-elle déclaré à Roberts.

Les visites médicales de Blair n'ont pas toujours été positives. Pendant des années, les médecins ont voulu lui faire croire que ses douleurs étaient dues à la dépression et aux hormones. Une IRM a confirmé par la suite que ce n'était pas la dépression, l'anxiété ou les hormones qui entraînaient cette détresse physique, mais bien la sclérose en plaques.

L'actrice américaine a avoué au magazine qu'elle avait essayé de "garder la tête haute" avec l'un de ses médecins "parce que c'était un homme". Elle espère éviter aux autres, surtout aux femmes, de suivre cette mentalité. "J'avais tellement honte de certains comportements dans ma vie, quand je buvais ou que je me montrais immature, qu'une fois maman, j'ai voulu prouver aux autres que j'étais une très bonne mère bien que je disais à tout le monde que j'avais des problèmes. C'est dommage", a-t-elle déclaré. "Alors j'aimerais rétablir l'équilibre et montrer qui je suis vraiment."

Une personne a trouvé la franchise de Selma Blair très courageuse : Kris Jenner. Blair incarnait Jenner dans le téléfilm de FX, The People v. O.J. Simpson: American Crime Story, et les deux femmes sont devenues amies après cela.

"Elle partage quelque chose de vulnérable, d'effrayant", a déclaré Jenner à Vanity Fair. "Elle m'a montré ce qu'était le courage et comment se montrer brave. J'ai un peu changé ma façon de vivre grâce à elle."

Apparemment, la matriarche du clan Kardashian-Jenner a envoyé des fleurs à Blair qui étaient "plus chères que mon hypothèque".

Selma Blair, 2019 Vanity Fair Oscar Party, 2019 Oscars

Jon Kopaloff/WireImage

Blair est aussi revenue sur les années où elle buvait beaucoup pour "se soigner".

Elle a déclaré qu'elle a commencé à boire quand elle avait 7 ans et qu'elle a toujours été "plongée dans la tristesse". Ses problèmes de boisson sont surtout apparus quand elle a commencé à déposer son fils, Arthur, chez son père, Jason Bleick. "J'ai commencé à boire, tout d'abord, car je souffrais qu'il ne puisse pas me voir, et ensuite, mes douleurs physiques étaient tellement extrêmes que je buvais toute seule. C'était aussi un signal d'alerte", a-t-elle déclaré. "Je n'ai jamais été du genre à maîtriser l'alcool comme une dame. Je m'auto-soignais."

Blair a expliqué, en parlant de son fils Arthur : "Il aime être contre moi, plus qu'avant, je sens qu'il veut s'assurer que je suis encore à l'intérieur. J'étais tellement active avec lui. Maintenant, je tombe devant lui."

Son pétage de plomb en avion en 2016, qui a fait les gros titres, l'a poussée à arrêter de boire et l'a "transformée" à jamais. Elle s'est trompée de médicament en faisant le voyage de Cancun à Los Angeles et a perdu connaissance. On l'a sortie de l'avion sur un brancard et elle a été transportée à l'hôpital. En octobre 2016, elle a expliqué que c'était "un très mauvais choix et j'ai fait un black-out psychotique".

Alors que Blair continue de s'ajuster à sa vie avec la sclérose en plaques, elle a un souhait pour l'avenir : voir la mode changer. "J'aimerais m'associer à quelqu'un comme Christian Siriano pour créer une ligne de vêtements qui aille à tout le monde... pas seulement les gens qui ont besoin de vêtements adaptables, mais les gens qui cherchent aussi des vêtements confortables", a-t-elle déclaré. "Ça peut rester chic. On ne devrait pas avoir besoin de sacrifier le style. Essayons de créer des tailles élastiques qui soient un peu plus jolies."

Découvrez l'intégralité de l'interview de Blair sur le site de Vanity Fair.

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