James Franco a été accusé de harcèlement sexuel par cinq femmes, y compris quatre anciennes étudiantes et une protégée. Le Los Angeles Times a publié les allégations dans un article jeudi matin. 

L'avocat de Franco, Michael Plonsker, a nié les allégations des femmes. 

En plus d'être acteur, Franco a travaillé en tant qu'enseignant. Il a enseigné à Playhouse West à North Hollywood et a ouvert sa propre école de cinéma, Studio 4, qui n'existe plus. 

Une de femmes à s'exprimer est Hilary Dusome, qui a étudié avec Franco à Playhouse West en 2012. Dusome a dit au Los Angeles Times qu'elle avait d'abord considéré Franco comme "un esprit vraiment généreux" et elle a donc accepté de faire partie d'un de ses "films d'art" avec d'autres femmes. Mais elle a affirmé que l'acteur avait quitté le plateau quand les actrices ont refusé de retirer le haut pour une scène. 

"J'avais le sentiment que j'avais été sélectionnée à cause de mon travail et de mes aptitudes, et quand j'ai réalisé que c'était parce que j'ai de beaux seins, il était clair que ce n'était pas le cas", a-t-elle dit. "Je ne crois pas qu'il ait commencé à enseigner avec de mauvaises intentions, mais il a pris une mauvaise voie et il a fait du mal à beaucoup de gens au passage."

Natalie Chmiel, une autre ancienne élève de Playhouse West, a aussi affirmé que Franco s'était mis "visiblement en colère" quand les actrices ont refusé de retirer le haut. 

"Il s'est servi de notre envie de travailler et de faire partie d'un grand projet", a dit Chmiel. "On était toutes de jeunes actrices pleines d'espoir." 

Plonsker a dit que l'acteur n'avait jamais fait la demande en question. 

Un des attraits de l'inscription à Studio 4 était l'occasion d'être pris dans un des projets de Franco. Mais Katie Ryan, qui affirme avoir rencontré Franco à Playhouse West et s'être inscrite à plusieurs cours à Studio 4, a suggéré que ces rôles avaient un prix. 

"Il faisait toujours croire à tout le monde qu'il y avait des rôles possibles si on exécutait des actes sexuels ou si on retirait le haut", a-t-elle dit au Los Angeles Times. 

L'avocat de Franco a dit que l'acteur n'était pas "au courant que les actes décrits par Mlle Ryan avaient eu lieu". 

Vince Jolivette, copropriétaire de la société de production qui dirigeait Studio 4 Rabbit Bandini Productions, a affirmé que l'école avait toujours été "dirigée de façon professionnelle" via une déclaration fournie par Plonsker. Il a aussi dit que "les enseignants étaient excellents" et que "le feedback des étudiants était positif". Mais il a dit que l'organisation enquêtait encore sur des plaintes au sujet de l'école.

James Franco, Seth Rogen, Disaster Artist

Photo by Justina Mintz, courtesy of A24

Selon le journal, "plus d'une dizaine d'anciennes élèves" ont dit qu'elles avaient eu "une expérience positive" quand elles étaient inscrites à Studio 4. 

"S'il pensait que le cours ne suffisait pas, il nous emmenait, nous les scénaristes, dans un autre lieu en dehors des cours", a dit l'ancienne élève Prashant Thakker. "Il nous enseignait encore et encore."

Sarah Tither-Kaplan affirme avoir eu une expérience très différente en tant qu'élève de Franco. 

Ancienne élève du cours de Scènes d'amour de Franco à Studio 4, Tither-Kaplan a dit que l'acteur lui avait demandé de jouer une prostituée en 2015 dans le film The Long Home, avec Josh Hutcherson, Courtney Love et Timothy Hutton. L'ancienne élève a dit qu'elle était obligée de jouer nue et qu'on lui avait demandé de faire une scène "bonus" d'orgie avec Franco et quelques autres femmes. Elle a ensuite accusé l'acteur d'avoir retiré les protections plastiques placées sur leur vagin en simulant le sexe oral sur elles, laissant les actrices sans protection. De plus, Tither-Kaplan a dit qu'on avait demandé à elle et aux autres actrices de jouer sans le haut et de danser autour de Franco pour une autre scène. Quand une actrice a refusé, elle affirme que l'actrice en question avait été congédiée le lendemain. 

"J'ai vite compris qu'il ne fallait pas dire « non » à ce type", a dit Tither-Kaplan. 

Une autre actrice du tournage a confirmé les deux accusations au Los Angeles Times.

Cependant, Plonsker a dit que "les allégations sur les protections sont inexactes" et a parlé de plusieurs posts de Tither-Kaplan sur les réseaux sociaux indiquant une bonne expérience sur le plateau. 

La directrice de casting, Cynthia Huffman, qui a travaillé sur The Long Home, a aussi dit qu'elle n'avait reçu aucune plainte et qu'elle avait "parlé personnellement aux actrices constamment pour s'assurer qu'elles étaient à l'aise" dans une déclaration par le biais de Plonsker.

De plus, Tither-Kaplan a affirmé que Franco s'était excusé de l'avoir mise mal à l'aise après que les allégations sur le producteur Harvey Weinstein sont devenues publiques.

Milk, Couples

Focus Features

Mais ce n'était pas les seules femmes à s'exprimer. Violet Paley a dit au Los Angeles Times qu'elle avait eu une relation amoureuse avec Franco, mais qu'il l'avait poussée à lui faire une fellation dans une voiture. 

"Je lui parlais, et tout à coup, son pénis était sorti", a dit Paley au journal. "Je suis devenue très nerveuse et j'ai dit : « On peut faire ça plus tard ? » Il m'a poussé la tête vers le bas, et je ne voulais pas qu'il me déteste, alors je l'ai fait." 

Plonsker a nié les allégations et a dit qu'elles étaient "inexactes". Selon l'article, Paley a parlé à des amis et membres de sa famille de l'incident. Cinq personnes ont confirmé que Paley leur en avait parlé à l'époque.

Tither-Kaplan et Paley ont tweeté sur leurs allégations après que Franco a gagné un Golden Globe pour son travail dans The Disaster Artist. Tither-Kaplan a aussi exprimé sa frustration au sujet du fait que Franco portait un pin's Time's Up, symbole de solidarité du mouvement pour promouvoir l'égalité et la sécurité sur le lieu de travail, et a dit que c'était comme "une gifle".

Ce n'était pas les seules femmes à parler pendant la cérémonie de dimanche. Ally Sheedy a aussi tweeté de vagues accusations. L'une disait : "James Franco vient de gagner. Ne me demandez jamais pourquoi j'ai quitté le monde de la télé et du cinéma." Ses tweets ont été effacés depuis.

James Franco, Late Night With Seth Meyers

Lloyd Bishop/NBC

Franco a abordé les tweets de Sheedy dans un épisode récent de The Late Show With Stephen Colbert.

"Bon, pour commencer : je ne sais pas du tout ce que j'ai fait à Ally Sheedy", a-t-il lancé. "Je l'ai dirigée dans une petite pièce de théâtre à New York. Tout s'est très bien passé avec elle, j'ai beaucoup de respect pour elle. Je ne sais absolument pas pourquoi elle m'en veut autant. Elle a effacé le tweet. Je ne sais pas. Je ne peux pas parler à sa place. Je ne sais pas."

Il a aussi dit que les autres accusations sur les réseaux sociaux étaient "fausses". 

Il a continué d'aborder les accusations dans Late Night With Seth Meyers

"Celles que j'ai lues sont fausses", a dit Franco, "mais une des choses que j'ai apprises, c'est que c'est une conversation qui doit avoir lieu. Il y a des personnes, femmes et autres, qui n'ont pas participé à la conversation. Je crois vraiment, et c'est pour ça que je portais le pin's, qu'elles doivent faire partie de la conversation. Je les soutiens."

En plus d'être dans The Disaster Artist, Franco doit apparaître dans la série de HBO The Deuce.

E! News a contacté l'avocat et représentant de Franco.

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