"Tous les gens ne veulent que parler de mon père", déclare Paris Jackson "et ça m'attriste."

Paris comprend qu'elle n'est plus une petite fille mais pas encore une femme. Elle veut faire honneur à l'héritage de son père, Michael Jackson, mais en même temps, elle veut établir sa propre personnalité à Hollywood.

L'apprenti mannequin fait la couverture du numéro d'avril d'Harpers Bazaar, mais au vu de son pédigrée et de son manque d'expérience, difficile de ne pas parler de sa célèbre famille. "À de très nombreuses reprises, j'ai pensé à ne rien faire sous l'œil du public et à vivre en privé. Puis j'ai vu tout ce qui se passe dans le monde. Et j'ai l'impression que ça empire chaque année", explique Paris. "Je sais que beaucoup de gens seraient heureux d'être à ma place, donc je veux utiliser cette opportunité pour faire quelque chose d'important. J'ai quelques idées. En fait, j'en ai plein, mais je cherche un moyen d'y parvenir. Je veux dire, j'ai 18 ans. Je ne peux pas tout avoir prévu à cet âge, mais j'ai un plan."

Paris Jackson, Harper's Bazaar

Jean-Paul Goude/Harper's Bazaar

Paris est née dans le monde du roi de la pop, mais ce n'est pas forcément la vie que souhaitait Michael pour sa petite fille. "Je ne voyais pas beaucoup d'autres petites filles. Quand j'étais petite, j'étais avec mon père et mes deux frères [Prince Jackson, 20 ans, et Blanket Jackson, 15 ans]", précise Paris. "En grandissant, j'étais traitée comme la préférée, car j'étais la seule fille. J'étais la princesse ; j'étais parfaite aux yeux de mon père."

Michael était très protecteur vis-à-vis de ses enfants, et pendant les 12 premières années de Paris, elle a étudié à domicile, c'est-à-dire que "les seules interactions que j'avais étaient avec des membres de la famille ou d'autres adultes", ajoute-t-elle. Résultat, Paris "n'avait pas d'aptitudes sociales. J'ai dû me forcer à apprendre très vite. Ces six dernières années, j'ai appris à communiquer".

Heureusement, dit-elle : "Je pense être plutôt bonne désormais."

Paris Jackson, Harper's Bazaar

Jean-Paul Goude/Harper's Bazaar

Dire que la vie de Paris a été difficile est un euphémisme.

Pendant les huit années qui ont suivi la mort de Michael, Paris a essayé plusieurs fois de se suicider, avant de se faire soigner à l'âge de 15 ans. Celle qui se décrit comme une "enfant bizarre" a "toujours voulu être en rupture et tracer ma route, juste parce que je suis très indépendante". Mais au final, ce n'était pas forcément ce à quoi elle s'attendait, ou ce dont elle avait besoin. "Une fois que j'ai découvert le monde réél, j'ai été sous le choc. J'étais sciée", explique-t-elle. "Pas simplement parce que il était sexiste, mais aussi parce qu'il était misogyne, raciste et cruel. C'était flippant. Et c'est toujours flippant."

Paris Jackson, Harper's Bazaar

Jean-Paul Goude/Harper's Bazaar

Et Paris en sait quelque chose : elle est victime de harcèlement depuis des années. Mais aujourd'hui, elle préfère ignorer les rageux. "Il y a des jours où je ne veux pas avoir à faire à eux. Il y a des jours où je me dis : « Non, je n'irai pas en ligne. » Il y a des jours où je suis trop sensible", précise-t-elle. Au final, Paris déclare : "On s'en bran**.  Ils pensent à vous ? En quoi c'est une mauvaise chose ? Peu importe qu'ils disent de bonnes ou de mauvaises choses sur vous. Ils pensent assez à vous pour écrire sur vous. Il suffit de ne plus s'en préoccuper. Avant ça m'importait. Puis, on en arrive à un point où on réalise que c'est inéluctable. Tout le monde ne peut aimer ce que vous faites. Si vous n'êtes pas heureux de ce que vous faites, ça, c'est un problème. Si vous êtes heureux, on s'en bran**, non ?"

Le numéro d'avril d'Harper's Bazaar sera en kiosque dès le 28 mars.

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