Ben Affleck

George Pimentel/WireImage.com

La dernière apparition de Ben Affleck à la télé a peu de chance de se retrouver sur youtube, mais il espère qu’elle générera autant de publicité que son baiser avec le présentateur de talk-show, Jimmy Kimmel.

L’acteur engagé, qui en mai dernier est revenu de son troisième voyage en République Démocratique du Congo en huit mois, est apparu cette semaine dans un reportage de l’émission Nightline, sorte d’Envoyé Spécial à l’américaine, pour mettre en lumière cette région du monde souvent oubliée, mais terriblement dévastée.

"Je comprends que l’engagement des people pour une cause fasse des sceptiques", a écrit Affleck dans un essai sur son voyage publié sur internet. "Il y a toujours un doute sur l’authenticité de cet engagement et sur le fait qu’il pourrait profiter davantage au people qu’à la cause défendue."

 

Cependant, Affleck demande aux téléspectateurs de voir au-delà des raisons de son engagement et qu’ils découvrent simplement la situation désespérée de ce pays.

"Plus de 4 millions de personnes sont mortes à cause de ce conflit et des suites de ce conflit", a déclaré l’acteur de 35 ans dans l’émission Good Morning America. "Mon souci, c’est de savoir qu’il n’y a pas assez de monde au courant, car si tel était le cas, ils y penseraient différemment."

"Ces voyages m’ont beaucoup apporté. Avant de comprendre la situation, je ne pensais pas pouvoir faire quelque chose."

Au cours de ses voyages, Affleck a rencontré des gens des deux côtés du conflit, a visité des camps de réfugiés déplacés à cause du conflit, des hôpitaux, des mines d’or, des centres "sensibles" des Nations Unies, qui tentent de rééduquer les membres particulièrement violents des milices, et a parlé aux travailleurs sociaux, aux enfants soldats et aux seigneurs de la guerre.

"Je ne pense pas que le problème soit insoluble", a-t-il ajouté au cours de l’émission. "C’est un conflit très largement ignoré dans certaines régions du monde, particulièrement en Occident."

Affleck ne souhaite pas simplement que les problèmes du Congo deviennent une priorité aux Etats-Unis, mais voudrait "créer un sentiment de solidarité envers les gens dans ce pays".

"Je ne crois pas qu’on vive dans des cases, séparés par des frontières imaginaires", écrit-il. "Le Congo est un pays qui mérite au minimum qu’on le regarde et qu’on l’écoute."

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