Jamie Lee Curtis

Jason LaVeris/FilmMagic

Jamie Lee Curtis donne son avis sur l'expression "le chercher".

Dans une tribune sur le harcèlement sexuel publié dans le Huffington Post, l'actrice répond au commentaire controversé fait par la créatrice de mode Donna Karan en début de semaine. Au milieu des accusations d'agressions sexuelles à l'encontre d'Harvey Weinstein, celle-ci a donné une interview dans laquelle elle a défendu le producteur de cinéma et a suggéré que les femmes "le cherchaient" quand elles "s'affichaient" ou se "présentaient" d'une certaine manière. Après avoir été violemment critiquée, Donna Karan s'est excusée et a clarifié son commentaire dans un communiqué adressé à E! News.

"Hier soir, j'ai été récompensée aux Cinemoi Fashion Film Awards à Hollywood et alors que je répondais à une question sur le tapis rouge, j'ai fait une déclaration qui malheureusement n'est pas représentative de mon sentiment ou de ce que je crois. J'ai passé ma vie à défendre les femmes", peut-on lire en préambule de son communiqué.

La créatrice a continué : "J'ai passé ma vie à habiller et à m'intéresser aux besoins des femmes, à les valoriser et à promouvoir l'égalité. Mes propos ont été pris hors contexte et ne représentent pas mon sentiment concernant la situation présente d'Harvey Weinstein. Pour moi, les agressions sexuelles ne sont PAS acceptables, et c'est un problème qui DOIT être traité une bonne fois pour toutes, peu importe l'individu. Je suis vraiment désolée pour tous ceux que j'ai pu offenser et pour toutes les victimes."

Donna Karan, Harvey Weinstein, 2007

Sylvain Gaboury/REX/Shutterstock

Jamie Lee Curtis donne son avis sur la question dans une tribune.

"À la lumière des événements qui semblent avoir secoué le monde du divertissement, bien que beaucoup prétendent avoir été au courant des agressions, harcèlements et actions lubriques de M. Weinstein, j'ai été surprise par une déclaration, provenant d'une personne à laquelle je ne m'attendais pas, selon laquelle les femmes en question l'avaient peut-être « cherché »", commence ainsi l'article. "Vraiment ? C'est ainsi qu'on a évolué ? Voilà ce que le mouvement des femmes, le féminisme et la marche des femmes plus récemment ont engendré ? Une femme, qui gagne sa vie en habillant d'autres femmes célèbres avec des robes moulantes et sexy et qui a construit un empire pour de bonnes causes à travers le monde, donnerait ces femmes en pâture, en les traitant à demi-mot de salopes ? Vraiment ?"

L'actrice évoque ensuite sa propre expérience, expliquant avoir été victime de harcèlement sexuel dans son travail.

"Moi aussi, j'ai été victime de harcèlement sexuel au travail. Est-ce que je l'avais cherché ? Non. J'avais juste demandé un emploi, et j'ai eu droit à du harcèlement sexuel", explique Jamie Lee Curtis. "Je crois que ce qu'on cherche dans ces moments-là, c'est une chance de pouvoir exprimer notre talent, notre humanité, une chance de nous exprimer et d'exprimer notre art et peut-être de faire partie d'un film qui va vraiment apporter un changement."

L'actrice de Scream Queens parle également de la mort de Prince et de son impact sur la société américaine.

"Malheureusement, il faut toujours qu'une célébrité meure des suites d'une overdose aux opiacés pour qu'on aborde cette épidémie en espérant changer la donne. Nous avons remercié Prince après sa mort ; la loi a changé, et encore plus important, notre attitude", écrit Jamie Lee Curtis.

Elle termine son article en écrivant : "Peut-être que ce coup de force grotesque de cette brute pour « s'en faire » et ses tentatives, avec son avocat, son conseil d'administration et ses amis célèbres, de cacher tout ça et d'accuser les victimes vont échouer. La vérité va peut-être mettre à jour d'autres cas de harcèlement sexuel, que ce soit d'un gouverneur, d'un président, d'un candidat à la présidentielle, d'un patron de studio, d'une star de cinéma, ou d'un grand ponte, ou de quiconque d'autre de complice dans ce club de merde de milliardaires et y mettre un terme définitif. Pour citer la grande Helen Reddy : « Je suis une femme, écoutez-moi rugir si fort que vous ne pourrez m'ignorer. »"

Dimanche, Harvey Weinstein a été licencié de The Weinstein Company, trois jours après la publication par le New York Times d'un article sur ses possibles mauvais agissements depuis des années. En réponse à l'article, Charles J. Harder, un des avocats de Weinstein, a déclaré à E! News la semaine dernière que l'article était "truffé de déclarations fausses et diffamatoires".

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