Avril Lavigne

Kevin Mazur/WireImage.com

Si on suit la logique des autorités malaisiennes, Avril Lavigne est plus sexy que Gwen Stefani et les Pussycat Dolls, et tout aussi potentiellement dangereuse pour la morale que Beyoncé.

La punkette canadienne est la dernière pop star occidentale à avoir des ennuis dans ce pays d'Asie du Sud-est. Le concert qu'elle devait donner à Kuala Lumpur a été annulé par le ministère des arts, de la culture et de l'héritage de ce pays à majorité musulmane, à cause de nombreuses plaintes et affirmations selon lesquelles la chanteuse serait tout simplement "trop sexy."

Tout cela est bien sûr très subjectif, par contre, la date du concert — deux jours avant la fête nationale, le 29 août — ne l'était pas du tout. C'est même, selon un officiel du ministère, ce qui justifie l'annulation.

"Ce n'est pas le bon moment", a dit Shukran Ibrahim à l'Associated Press. "Ce n'est pas dans l'esprit de notre fête nationale. Si on autorise le concert, c'est contradictoire avec ce pour quoi on se prépare."

Un autre officiel du ministère a dit à Reuters que le concert était bel et bien annulé, mais pas pour de bon, ajoutant que la date n'avait été que repoussée et non pas annulée.

"Nous n'avons pas refusé le concert" a dit l'officiel. "On leur a demandé de trouver une autre date car la date d'origine est trop proche de la fête nationale. C'est la seule raison."

Pas selon les manchettes.

Plus tôt cette semaine, des officiers de la branche jeunesse du parti islamique pan-malaisien, ont exprimé leurs objections au concert, peu importe le timing, disant que Lavigne était "considérée comme trop sexy" pour eux. "Nous ne voulons pas que notre peuple et nos adolescents soient influencés par ce spectacle."

En fait, Lavigne n'est pas la seule à avoir subi les méfaits des standards très stricts imposés aux chanteuses dans ce pays.

L'an dernier, Beyoncé a annulé son concert à Kuala Lumpur à la suite de plaintes similaires, mais s'était produite en Indonésie à la place, assurant que c'était simplement à cause d'une "histoire d'emploi du temps". Quelques mois auparavant, Gwen Stefani avait eu le droit de donner son concert, uniquement après avoir consenti à porter des tenues moins suggestives, et les promoteurs d'un concert de 2006 des Pussycat Dolls avaient reçu une amende, car le groupe se serait comporté de façon "sexuellement explicite".

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