BlacKkKlansman, John David Washington

David Lee / Focus Features

Ce jeudi matin restera inoubliable pour ce célèbre duo père-fils.

Quand les noms des nominés aux Golden Globe Awards 2019 ont été annoncés, John David Washington et son papa, Denzel Washington, se trouvaient ensemble. Ils s'étaient levés tôt, sans savoir qu'un événement historique était sur le point de se dérouler.

Et c'est là que Leslie Mann a lu les noms des nominés dans la catégorie Meilleur acteur dans un film dramatique : Bradley Cooper, Willem DafoeLucas HedgesRami Malek et... John David Washington. 

"On s'est embrassés pendant au moins 10 minutes", a déclaré l'acteur à E! News. "On se serrait fort l'un et l'autre."

Lors de l'annonce de cette incroyable nouvelle, la maman de Washington, Pauletta Washington, n'était pas loin non plus... par téléphone interposé. "On avait mis ma mère sur haut-parleurs. Elle était dans un avion et se préparait à décoller pour Chicago pour une audition de Hamlet", a-t-il expliqué. "Elle était en pleurs dans l'avion. Je lui ai dit : « Maman, ne te mets pas dans tous tes états, reste dans la peau du personnage. Tu pourras pleurer quand tu rentreras ! »", a déclaré le jeune nominé, avec humour.

On les comprend. Rien ne pouvait les préparer à ce ras-de-marée émotionnel en apprenant la première nomination de leur fils aux Golden Globes. "Ils étaient extrêmement fiers. Ils n'arrêtaient pas de dire : « On est fiers de toi, fiston » et « Félicitations, tu as travaillé très dur », ce genre de choses."

L'acteur en herbe a du mal à y croire lui-même. "J'ai besoin d'un peu de temps. Je ne réalise pas encore, mais ça ne devrait pas tarder. J'ai l'impression d'être dans Inception. Comme si, bientôt, j'allais me réveiller à côté de Leonardo DiCaprio. Je vais en profiter. Ça me fait vraiment très plaisir", a-t-il expliqué.

Ce n'était pas la seule surprise de la matinée pour l'acteur : cette nomination arrive trois décennies après que son célèbre papa a assisté à ses premiers Golden Globes en tant que nominé pour la première fois, lui aussi, dans la même catégorie, pour son interprétation dans le film Cry Freedom. Une anecdote qui a scié John David.

"Attendez, quoi ? Répétez-moi ça. Non, c'est vrai ?" a-t-il répondu. "Je ne le savais pas. C'est dingue. Je vais lui dire. C'est dingue. C'est dingue."

La star, sous le choc, a ajouté : "Tout ce que je peux dire, c'est loué soit le Seigneur. Je n'y crois pas. C'est dingue. Je suis sans voix. Je n'y crois pas."

Denzel Washington, Pauletta Washington, Golden Globes, 1988

Ron Galella/WireImage

La nomination de Washington n'est qu'une des quatre nominations récoltées par le film. On le retrouve aussi dans les catégories Meilleur film dramatique, Meilleur second rôle masculin dans un film pour Adam Driveret Meilleur réalisateur pour Spike Lee

"Je n'y croyais pas. J'étais sûr d'avoir Spike [au téléphone] parce qu'il ne se couche pas avant 4 h du matin, mais j'ai eu Adam à la place et on s'est félicités l'un et l'autre", a déclaré John à E! News. "Il est en plein boulot, mais c'était sympa. Je suis heureux pour lui, et très fier de lui. Il a fait un travail fantastique."

Bien qu'il n'ait pas pu joindre le réalisateur de renom, Washington n'a pas pu cacher sa joie en découvrant la nomination de Lee. "J'espérais que Spike soit nominé. Il a fait tellement de choses pour les gens de couleur dans ce milieu. Prenez Si Beale Street pouvait parler, Les Veuves, ou même Black Panther... ils n'auraient pas été possibles sans Spike", a déclaré John David. "Il a fait du bon boulot sur ce film. Je suis très content pour lui."

Et d'ajouter : "Ce film, vu le sujet dont il traite... Je trouve que personne n'aurait pu le faire, il n'y avait que Spike Lee. Je pense que c'était le cinéaste parfait pour montrer la complexité, les difficultés de ce pays depuis des années, des siècles... Il nous donne beaucoup de leçons, mais ce n'est pas accablant. On n'a pas l'air d'avoir droit à une leçon. On s'amuse à regarder toute cette folie, mais en fait, on revient, malheureusement, sur l'histoire de l'Amérique."

Maintenant que Blackkklansman est nominé, le film attirera sûrement de nouveaux spectateurs. "J'espère qu'ils en retireront de l'espoir. J'espère qu'ils se rendront compte que certains mots peuvent être dangereux, qu'ils peuvent diviser les gens, qu'ils peuvent avoir de la force quand ils sont utilisés de façon positive... Pour qu'on puisse changer ce pays divisé, il faut choisir ses mots de façon plus intelligente", a-t-il déclaré. "Je pense qu'il va falloir utiliser des mots comme « assimilation », et je pense que si 50 000 ou 90 000 personnes peuvent applaudir un but ensemble, on peut arriver à unir ce pays."

Quant à l'impact de ce film biographique, l'acteur a souligné ce que ce genre de projet apportait. "Ce sont des projets de ce genre qui vont pouvoir arrêter l'hémorragie. Ce que les gens dans ce milieu essaient de dire, c'est qu'il faut donner à plus de gens, aux minorités, une voix pour s'exprimer car ça permettra d'encourager d'autres personnes, aux quatre coins du monde, même s'ils ne sont pas dans l'art... à s'exprimer. Ces gens peuvent changer les choses. Ils peuvent faire quelque chose. Ils peuvent accomplir quelque chose. Ils peuvent gagner."

"Les gens qui ne connaissent pas grand-chose à cette culture ou qui ne l'ont apprise que d'un point de vue... quand ils vont voir ça, ils vont s'ouvrir à d'autres choses... c'est comme ça qu'on arrête l'hémorragie."

Ne manquez pas le Tapis rouge, live de E! spécial Golden Globes 2019 le 6 janvier.

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