Adam Driver, Star Wars: The Last Jedi, Tokyo, Japan, Premiere

Photo by Christopher Jue/Getty Images for Disney

Adam Driver sait ce qu'il vaut, et il refuse de vendre son âme, même pour une association caritative. 

Dans une conversation abordant de nombreux sujets avec Vulture publiée lundi, l'acteur de 34 ans a parlé très franchement de ce qu'il était prêt à faire ou pas pour soutenir Arts in the Armed Forces, l'organisation à but non lucratif qu'il a démarrée il y a dix ans. Par divers efforts de levée de fonds, l'organisation dit chercher à créer "des programmes d'arts de haute qualité pour les membres actifs de l'armée, les vétérans et le personnel de soutien militaire et leurs familles autour du monde, gratuitement". Driver, qui a servi pendant deux ans et huit mois au sein du Corps des Marines des États-Unis, pourrait se servir de sa célébrité pour promouvoir sa cause, surtout que c'est un acteur important dans la trilogie actuelle Star Wars. Mais, comme il le dit au magazine, il ne veut pas se servir de sa célébrité. 

Driver a dit : "Pour ce qui est de cette organisation caritative, on pourrait sans doute s'en sortir bien mieux financièrement si je n'étais pas à sa tête parce que je ne suis pas prêt à faire tant de choses ou à parler aux gens." De plus, il a dit qu'il voulait éviter "les faveurs". 

"Il ne s'agit pas de moi et Star Wars. Il s'agit des gens qu'on essaye d'aider." Driver a dit : "Si vous ne pigez pas ça, je préfère ne pas être associé à votre argent." 

C'est une chose à laquelle Driver a beaucoup pensé, surtout alors que l'association AITAF se prépare à fêter son 10e anniversaire le 12 novembre avec une représentation spéciale sur Broadway de True West de Sam Shepard.

Star Wars, The Force Awakens

David James/Lucasfilm

"Je n'étais pas à l'aise à l'idée de lever des fonds. Genre : « Oui, on est intéressés par votre mission, mais vous pouvez prendre une photo avec ma fille ? C'est une fan de Star Wars et si vous faites ça, je vous donne 100 000 $. » Non, je refuse de l'accepter. N'y a-t-il personne qui soit philanthrope sans raison ? Doit-il toujours y avoir une photo avec votre enfant ? Je ne veux pas que les évènements d'AITAF deviennent des évènements Star Wars", a dit Driver, qui n'a jamais été déployé. "Mais quand vous dites non, vous mettez les gens en pétard. Je ne sais pas si j'ai mal géré les choses, mais j'ai pris les choses personnellement." 

Même maintenant, Driver a ajouté qu'il dirait "toujours non" aux gens qui font ce type d'offres.

"Il faut que ce soit bien fait ou c'est vraiment dégoûtant. Certains sont doués pour dire : « Ça met mal à l'aise, mais imaginez ce qu'on peut faire avec cet argent »", a dit la star à Vulture. "Alors je commence à me faire à l'idée parce qu'on lève des fonds non seulement pour une association caritative militaire, mais aussi artistique. C'est difficile. On ne dit pas : « Donnez-nous 100 $ et ça donnera 100 $ d'art. » On donne quelque chose qui n'est pas quantifiable." 

Driver a dit qu'il "n'était pas fait" pour manipuler le système à son avantage. "C'est quelque chose que j'essaye de mieux comprendre. Parfois, j'ai le sentiment de ne pas aider AITAF, mais je ne veux pas que les gens nous donnent de l'argent pour moi. Je veux cultiver des donneurs avec qui on aura une relation durable", a dit l'acteur vivant à Brooklyn. "Donc ce n'est pas juste : « Donnez-moi un chèque et ce sera aussi impersonnel que possible. » J'essaye de faire en sorte que ce soit significatif. Vous me suivez ? Je m'explique mal. J'essaye de vous dire des choses que je ne dis pas normalement." 

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