Lena Dunham dit être sobre depuis six mois après avoir "abusé de benzodiazépines"

"Je n'avais plus le sentiment de faire des attaques de panique, mais j'étais une attaque de panique ambulante", a dit la star de Girls
par Elyse Dupre | Traduit par Helene Skantzikas | nov. 02, 2018 14:13Tags
Lena DunhamNathan Congleton/NBC/NBCU Photo Bank via Getty Images

Lena Dunham a atteint six mois de sobriété après avoir "abusé" de benzodiazépines, plus précisément de Klonopin (médicament portant le nom de Rivotril en France). 

La star de Girls a parlé de cette grande étape lors de l'épisode de lundi du podcast de Dax Shepard, Armchair Expert.

Selon la National Alliance on Mental Illness, le Klonopin est une benzodiazépine qui peut être utilisée pour traiter les attaques de panique. Dunham a dit à Shepard que les benzodiazépines étaient souvent "normalisées" dans leur métier et qu'elle avait commencé à en prendre quand elle devait "faire des choses pour lesquelles elle ne se sentait pas à la hauteur". Au début, le médicament semblait aider.

"Je n'étais pas simplement heureuse", a expliqué l'actrice. "Tout à coup, j'avais le sentiment qu'une partie de moi dont je connaissais l'existence était libérée pour faire ce qu'elle avait à faire." 

Cependant, elle a commencé à prendre le médicament plus fréquemment. 

"Je n'en prenais plus juste pour voler", a-t-elle dit. "J'ai commencé à en prendre dès le réveil." 

On lui a ensuite diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique. Même si le médicament ne l'aidait pas à se sentir mieux, elle s'inquiétait de ce que serait sa vie si elle cessait de le prendre.

"Je n'avais plus le sentiment de faire des attaques de panique, mais j'étais une attaque de panique ambulante", a dit Dunham. "La seule chose qui était notable, c'était les moments de la journée où je n'avais pas le sentiment d'être sur le point de vomir ou de m'évanouir." 

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D'ailleurs, Dunham a admis : "Il y a eu trois ans où, et c'est un euphémisme, j'ai abusé des benzodiazépines." Maintenant que Dunham est sobre, elle affirme que "l'odeur même d'un flacon de cachets me donne envie de vomir". 

"Je pensais que le médicament me permettait d'être plus moi-même", a-t-elle dit. "Je vois toutes les choses que le monde a mises sur mes épaules. Je ne me reproche pas ma maladie ; je ne me reproche pas les abus sexuels dont j'ai été la victime ; je ne me reproche pas l'abus physique dont j'ai été la victime ; je ne me reproche pas les difficultés d'être une femme dans ce monde, d'être une femme anxieuse dans ce monde, et de vivre dans ce corps. Mais je vois que mon automédication a affecté de manière négative les gens autour de moi et a détérioré ma prise de décisions ainsi que ma créativité. Alors je tombe à genoux de gratitude chaque jour." 

Pour entendre son interview intégrale, écoutez l'épisode d'Armchair Expert.