Serena Williams, 2018 US Open

Julian Finney/Getty Images

MISE À JOUR le dimanche 9 septembre à 14h20, heure californienne : Serena Williams a été condamnée à 17 000 $ d'amende pour les trois avertissements qu'elle a reçus pendant la finale de l'U.S. Open, a déclaré l'association américaine de tennis (The United States Tennis Association) dimanche, selon Reuters.

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Serena Williams a été mise à l'amende après sa prise de bec avec l'arbitre lors de la finale de l'US Open, samedi.

Williams a perdu contre Naomi Osaka, la prodige de 20 ans du tennis, après une dispute enflammée avec l'arbitre du match, Carlos Ramos. L'arbitre a donné un avertissement à Williams quand son coach, Patrick Mouratoglou, a fait un geste de son box que Ramos a qualifié de coaching, une violation au code. La star de tennis s'en est pris à l'arbitre et lui a dit : "Je ne triche pas pour gagner. Je préférerais perdre."

Après cela, Williams a encore été punie pour avoir cassé sa raquette, en signe de frustration. "Je n'ai jamais triché de ma vie. J'ai une fille et je tiens à défendre ce qui est juste. Je n'ai jamais triché, vous me devez des excuses", a-t-elle crié.

À un moment, dans son discours à l'arbitre, Williams s'est enragée contre le sexisme dans ce sport, disant que les hommes peuvent se permettre beaucoup plus de choses que les femmes sur le court de tennis. "Ça arrive trop souvent, ce n'est pas juste... Vous savez combien d'hommes font des choses encore pires que ça ? Ce n'est pas juste. Il y a beaucoup d'hommes qui font un tas de choses et comme ce sont des hommes, on ne les punit pas. C'est incroyable", a-t-elle lancé à Ramos.

Le point retiré à Williams a donné un énorme avantage à Osaka au deuxième set. Elle a lancé à Ramos : "C'est vous, le menteur. Quand allez-vous vous excuser ? Vous me devez des excuses ! J'écoute ! Dites que vous êtes désolé ! Vous m'avez volé un point, vous êtes aussi un voleur !"

Elle a parlé de la différence entre les hommes et les femmes, une fois de plus, en lançant à Ramos : "Il y a des hommes qui font bien pire, mais comme je suis une femme, vous allez me retirer un point. Ce n'est pas juste. Vous le savez et je sais que vous n'allez pas l'admettre, mais je sais que vous savez que ce n'est pas juste."

Williams a fait savoir à Ramos que leurs chemins ne se recroiseraient plus jamais sur un court de tennis : "Vous ne serez plus jamais sur un de mes courts, tant que vous vivrez", a-t-elle lancé.

"Vous me devez des excuses !"

Serena s'est énervée contre l'arbitre lors de la finale à l'US Open.

Le coach de Williams, Mouratoglou, a admis dans une interview avec ESPN qu'il coachait bel et bien l'athlète. Mais il a ajouté que le coach d'Osaka faisait la même chose, tout comme "100 pour cent des coachs dans 100 pour cent des matches". Il a ajouté : "Je ne sais même pas si elle m'a vue, c'est pour ça qu'elle n'a pas compris... Il faut qu'on arrête ce jeu hypocrite."

Lors de la conférence de presse après la finale, Williams a déclaré que si elle pouvait revenir en arrière, elle traiterait quand même Ramos de "voleur". Elle a expliqué : "J'ai vu d'autres hommes appeler les arbitres un tas d'autres choses. Je me bats pour les droits des femmes et pour l'égalité hommes-femmes. Il m'a retiré un point pour l'avoir traité de « voleur », je l'ai ressenti comme une remarque sexiste. Il n'aurait jamais retiré un jeu à un homme qui l'aurait traité de « voleur »."

Elle avait l'air exaspérée lors de la conférence de presse et a déclaré qu'elle retenait ses larmes : "Je vais continuer à me battre pour les femmes... Maintenant que j'ai vécu ça, ça aidera la prochaine femme qui a des émotions, qui veut s'exprimer et qui veut être une femme forte. On lui permettra de le faire à cause de ce qui s'est passé aujourd'hui."

Serena a beaucoup de fans célèbres et beaucoup ont pris sa défense en critiquant l'arbitre et en soulignant la grâce de Williams. Parmi ces noms célèbres, on trouve Jonathan Van Ness de Queer Eye's, Morgan FreemanAndy Roddick et bien d'autres encore.

Pourquoi on critique tout, sauf le comportement de Serena ? Ramos a peut-être commis une erreur, mais c'est un bon arbitre et une personne respectée, et réagir ainsi est choquant.
Parce que Serena est souvent visée de façon injuste et sexiste, et ce n'est pas juste. De l'avertissement donné à la joueuse qui se changeait sur le court à cette finale, le sexisme est OUVERTEMENT affiché.
L'USTA est le vrai voleur ce soir, en ayant volé l'effervescence du match aux fans, la chance de revenir à Serena et la douceur de la victoire à Osaka.

 

"Je ne triche pas pour gagner, je préférerais perdre" 
—Serena Williams
 

Le pire arbitrage que j'aie jamais vu...... le pire !!!

Rappelez-vous que John McEnroe avait trois enfants vers la fin de sa carrière.
On ne lui a pas demandé une seule fois lors d'une conférence de presse comment il allait expliquer sa colère à ses enfants, comme on l'a demandé à Serena.

Serena est la classe incarnée.

Si Williams avait gagné le match, elle aurait marqué l'histoire en remportant autant de titres que Margaret Court. Même avec cette défaite, une page de l'histoire a été écrite samedi. Osaka est devenue la première joueuse japonaise à remporter un Grand Chelem, selon ESPN.

Osaka était visiblement très perturbée quand on lui a remis son trophée et elle s'est même excusée que Williams n'ait pas gagné. Williams a conforté la championne et a dit : "Profitons de cet instant autant qu'on peut, on s'en sortira. Mais attribuons le mérite à celle qui le mérite. Arrêtez de huer. On va tourner la page et rester positifs. Félicitations, Naomi. On arrête de huer."

(Article initialement publié le samedi 8 septembre 2018 à 17h06, heure de Los Angeles)

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