Ariana Grande a souffert de TSPT après l'attentat de Manchester : "Le temps, c'est le plus important"

Il y a un an, la chanteuse avait fini de chanter quand un homme a fait exploser une bombe dans la salle de Manchester, tuant 22 personnes

par Samantha Schnurr | Traduit par Helene Skantzikas | juin 06, 2018 08:11Tags
Ariana Grande, British Vogue, Vogue UK, July 2018Craig McDean

Comme British Vogue l'a décrit, l'an dernier était l'année qui a "tout changé" pour Ariana Grande

Il y a un peu plus de 365 jours, la chanteuse avait fini son premier concert à Manchester pour sa tournée Dangerous Woman, quand l'auteur d'un attentat-suicide a fait exploser une bombe alors que les gens sortaient, tuant 22 personnes et lui-même, et blessant des centaines de personnes. 

Après quelques concerts annulés, Grande a coorganisé un concert caritatif, One Love Manchester, une semaine plus tard et a repris sa tournée en l'honneur de ses fans décédés. 

Plus d'un an après ce jour tragique, la chanteuse se prépare à la sortie de son quatrième album de studio, Sweetener, et elle a laissé tomber sa queue de cheval brune pour une coiffure blonde, en tout cas provisoirement, pour la couverture de British Vogue. La vie continue, mais Grande a dû faire confiance au temps pour l'aider à gérer ses troubles de stress post-traumatique suite au terrible évènement, même si elle hésite à parler d'elle-même vu combien les autres ont souffert aussi.

lire
Le concert caritatif pour Manchester d'Ariana Grande recrute Justin Bieber, Miley Cyrus et d'autres
Craig McDean

"Je déteste... l'admettre, mais c'est le cas", a-t-elle dit à British Vogue quand l'intervieweur lui a demandé si les vertiges et l'anxiété que Grande a vécus en rentrant chez elle étaient des signes de TSPT. "C'est ce que tout le monde me disait. C'est dur d'en parler, car tant de gens ont souffert des pertes si graves et tragiques. Mais oui, c'est réel. Je connais ces familles et mes fans, et tout le monde qui y était a vécu beaucoup de choses très dures." 

"Le temps, c'est le plus important", a continué la star. "Je ne devrais même pas parler de mon expérience, je ne devrais rien dire du tout. Je ne crois pas que je pourrai un jour en parler sans pleurer." 

lire
Les familles des victimes de l'attentat de Manchester recevront 324 000 $ chacune
Craig McDean

Même si elle trouve difficile de parler de l'attentat publiquement, Grande dit qu'elle parle souvent avec Millie Robson, qui a gardé du shrapnel dans les jambes, sur Twitter, un réseau social qu'elle a souvent utilisé pour communiquer avec ses fans suite à l'évènement tragique. 

Un an après, Grande est revenue sur les ondes avec "No Tears Left to Cry", son premier single de son nouvel album. Comme elle l'a dit au magazine, Grande a démarré le processus du disque dès qu'elle a eu fini ses concerts à l'étranger à l'automne 2017. 

"Je crois que beaucoup de gens vivent dans l'angoisse, surtout en ce moment. Mon anxiété est angoissée", a dit Grande au magazine. "Non. J'ai toujours été anxieuse. Je n'en ai jamais parlé, car je pensais que tout le monde était pareil. Mais quand je suis rentrée de tournée, c'était l'anxiété la plus intense que j'aie jamais vécue." 

C'est là qu'elle est retournée en studio d'enregistrement.

"Tout le monde me croyait folle quand je suis rentrée et que j'ai voulu m'y mettre tout de suite. J'étais en studio le lendemain", a-t-elle décrit. "Je suis accro au boulot." 

Découvrez l'article dans le numéro de juillet de Vogue, disponible en téléchargement en ligne et en kiosque le vendredi 8 juin.