Ryan Reynolds est on ne peut plus confiant dans Deadpool 2, mais hors caméra c'est un paquet de nerfs. "Je suis angoissé. Je l'ai toujours été", révèle l'acteur dans le New York Times. "À la fois dans le côté « Je suis anxieux à propos de ça », mais aussi de l'autre côté du miroir dans la partie très sombre, ce qui n'est pas marrant." Ryan, qui avait avoué à GQ qu'il "avait fait une petite dépression nerveuse" après la sortie du premier Deadpool en 2016, ajoute qu'il arrive à surmonter ses angoisses au travail en rentrant dans son personnage. "Quand le rideau se lève, le pitre en moi se met en route et il prend vie jusqu'à ce que je quitte la scène."

Comme le mercenaire qu'il joue sur grand écran, Ryan a beaucoup de répartie. "C'est un super outil de défense", admet-il. "Je me dis que tant qu'à faire de sauter d'une falaise, autant voler." Mais à chaque fois qu'il rencontre ses fans dans la vraie vie, l'acteur explique qu'ils sont souvent déçus de découvrir "cette version très ennuyeuse du type qui ressemble à leur héros".

Évidemment, la star ressent la pression à l'idée de devoir faire mieux que le premier opus avec Deadpool 2 et résume son sentiment : "Quand les attentes sont fortes, votre cerveau voit toujours ça comme un danger."

Ryan Reynolds

Magdalena Wosinska/The New York Times

Dans sa jeunesse, Ryan se souvient que son père était "le roi du stress à la maison". Pour que tout reste en paix, "je suis devenu très responsable. Quand vous stressez des enfants, un étrange paradoxe se produit parce qu'ils commencent à gérer des choses qu'ils ne sont pas censés gérer".

L'anxiété de Ryan a continué quand il avait la vingtaine, quand il est entré dans une "vraie phase de déséquilibre".

"Je faisais la fête et d'une certaine manière j'essayais de disparaître", reconnaît l'acteur. Il explique qu'il lui arrivait de se réveiller en pleine nuit paralysé par l'angoisse. Il a pris des médicaments sans avis médical, mais après la mort par overdose de quelques amis, il a décidé de moins faire la fête. Les années passant, il a commencé à travailler plus régulièrement à Hollywood et a décroché le rôle principal dans plusieurs films. Mais malgré tous ses succès, il a aussi connu d'énormes flops... comme Green Lantern en 2011, le film très mal reçu par la critique, mais qui lui a permis de rencontrer sa future femme, Blake Lively. "J'ai l'air d'un abruti de dire le mot « carton»", admet-il. "Mais certains de mes plus gros cartons ont mal été reçus par la critique. C'est un bonus quand ça arrive." Ryan admet que ce film en particulier est le "fardeau qu'il est prêt à porter".

Cette expérience a rendu Ryan humble, et c'est en fin de compte une bénédiction. "En dehors de la scène, il n'est pas invincible. Il n'est pas comme The Rock. Quand The Rock entre dans une pièce, tout le monde doit se dire : « Oh, mon Dieu, The Rock. » Mais ce n'est pas Ryan", explique l'actrice Leslie Uggams. "Ce n'est pas M. Hollywood."

L'article consacré à Ryan Reynolds dans le New York Times, écrit par Cara Buckley, sera disponible dimanche 6 mai.

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