Bill Cosby, Camille Cosby

Gilbert Carrasquillo/WireImage

Camille Cosby s'est exprimée. 

Une semaine après que Bill Cosby, son mari depuis plus de 50 ans, a été reconnu coupable d'agression sexuelle aggravée sur trois femmes au cours d'un second procès en avril, elle a écrit un long message public pour défendre la star déchue. 

Camille Cosby a commencé avec les trois mots de la Constitution américaine, "We the people", (Nous, le peuple), notant que tous les citoyens américains n'étaient pas représentés ou considérés par le document. Elle rappelle que c'est à travers des dizaines d'amendements à la Constitution que les droits fondamentaux ont été étendus. 

La femme de 74 ans a alors argué que les droits de son mari, en particulier le droit à une procédure équitable et à la même protection que tout le monde, a été bafoué par les "médias, avec leur constante diabolisation hystérique à son égard, et en ne remettant pas en cause les dires de ses accusatrices sans apporter de preuves". Camille Cosby a ainsi estimé qu'il y avait par conséquent impossibilité que le jury soit impartial et que le procès soit équitable. 

"Bill Cosby a été jugé coupable par les médias et ses accusatrices ont fait de même... et c'est tout", a-t-elle encore écrit. "Et les médias se sont assurés de disséminer cette propagande en établissant des barricades pour empêcher que la vérité soit connue, ce qui constitue une violation du 1er Amendement. Les médias sont-ils devenus les juges et les jurés du peuple ?"

Citant les condamnations injustes d'Emmett Till et Darryl Hunt, elle a prétendu qu'il ne faut pas croire tous les accusateurs, avant d'ajouter que "des accusations non fondées mènent à des lynchages publics" qui ont entraîné l'annulation des performances de Bill et des rediffusions de ses séries, ainsi que celle de ses diplômes honorifiques, avant même le début du procès.

Camille Cosby a également demandé une enquête criminelle à l'encontre du procureur Kevin Steele et de son équipe, arguant qu'il s'agit d'un "groupe homogène de personnes opportunistes et corrompues, et dont le but premier est de progresser professionnellement et financièrement aux dépens de la vie de M. Cosby". Elle a ensuite accusé le même procureur de mener "une campagne immorale" pour son poste, qu'il a décroché fin 2015, quand le dossier a été réouvert. 

Bill Cosby

DOMINICK REUTER/AFP/Getty Images

Sans la nommer explicitement, Camille Cosby a accusé Andrea Constand, la femme qui a eu gain de cause alors qu'elle accusait Bill Cosby de l'avoir agressée sexuellement, d'avoir fait un faux témoignage durant le procès. "Je suis convaincue que son récent témoignage durant le procès était un parjure ; comme cela a été prouvé à ce moment-là, aucune preuve n'est venue étayer ses dires qui étaient remplis de contradictions innombrables et malhonnêtes. De plus, l'équipe d'avocats de Bill Cosby a présenté le témoignage d'une personne qui a confirmé ce que le témoin du procureur a admis, à savoir qu'elle n'avait pas été agressée sexuellement, mais qu'elle pouvait le dire et obtenir de l'argent...  ce qui est précisément ce qu'elle a fait."

À la fin de sa lettre, Camille Cosby a demandé la fin des "abus de pouvoir" de la part du gouvernement et des médias. Elle a aussi remercié les personnes qui ont témoigné en faveur de la défense de son mari en précisant que "la vérité triomphera, comme toujours".

"Une fois de plus, un innocent a été reconnu coupable sur la base d'une frénésie médiatique impensable, inconditionnelle, inconstitutionnelle, qui a eu droit de cité dans une soi-disant cour de justice. C'est un lynchage public, pas la vraie justice. Cette tragédie doit être corrigée pas juste pour Bill Cosby mais pour tout le pays."

  • Share
  • Tweet
  • Share

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons des cookies sur ce site pour améliorer notre service, analyser des données, personnaliser les publicités, mesurer la performance marketing et stocker vos préférences sur le site. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Pour plus d'informations sur les cookies et comment gérer votre consentement, consultez notre Politique Concernant Les Cookies.