Zoe Saldana

Cosmopolitan/ Max Abadian'

Zoe Saldanas'est confiée au Cosmopolitan britannique sur tous les sujets, de l'industrie du cinéma à ses débuts il y a 20 ans, en passant par son mari, qui l'inspire beaucoup, ou encore sa couleur de peau, qui a rendu sa carrière plus difficile, ou des mentors qui lui ont redonné foi en Hollywood. 

L'actrice de 39 ans n'a pas caché comment se sont passés ses débuts au cinéma.

"C'était injuste et déséquilibré... de la façon d'écrire le rôle au choix de l'actrice... en passant par les tenues. Dans une scène, vous deviez être en sous-vêtements et dans une autre, vous deviez tourner une scène de sexe gratuite. Ou parfois, vous arriviez sur le plateau et votre réalisateur ou vos co-vedettes hommes discutaient ensemble d'une scène qui vous concernait mais vous ne faisiez pas partie de la discussion parce que vous étiez secondaire", a expliqué l'actrice de Gardiens de la Galaxie. "Vous pleuriez toute seule dans votre caravane. Je ne veux pas revenir à ça. Vous vous sentiez bête. Je ne veux pas entendre un autre homme me dire : « Oh, tu étais ma muse. » Je ne veux plus être votre put--n de muse. Je ne veux pas qu'on me mette sur un mur et qu'on me regarde. Je veux qu'on m'écoute !"

Saldana explique le changement incroyable que le mouvement #MeToo a apporté, et pas seulement à l'industrie du cinéma, et comment ça a aidé les actrices à se souder.

"Vous pleurez [maintenant] parce que vous ne vous rendiez pas compte comme c'était dur avant. Maintenant, je vois les choses différemment. On souffrait toutes en silence... pendant des siècles, le comportement acceptable des femmes, c'était le silence. Maintenant, on dit : « On vous emmerde. » Le nouveau comportement, c'est de s'exprimer. Je ne veux pas me sentir à nouveau minimisée, comme si j'avais de la chance d'être là", explique-t-elle. "J'en ai les larmes aux yeux. Je n'aurais jamais pensé que ce qui est arrivé l'an dernier arriverait au cours de ma vie. On va à la rencontre des autres, entre femmes, on s'occupe les unes des autres. Jamais ça ne serait arrivé à Hollywood il y a 20 ans." 

La fondatrice du BESE explique que son mari, Marco Perego, l'inspire au sein du groupe #MeToo. 

"Mon mari m'inspire depuis le début de tout ça. Les conversations qu'on a eues, dans notre intimité, ont évolué. Et c'est vraiment gratifiant", explique-t-elle. "Il participe au mouvement #MeToo. Il faut élargir les personnes touchées par #MeToo. Ça s'applique aux victimes, mais ça devrait aussi s'appliquer aux hommes qui étaient aveugles et voient maintenant ce qui se passe. Si j'ai un conseil à donner, c'est d'apprécier les hommes qui font des efforts, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Ne faisons pas aux autres ce qu'on nous a fait. Si on sait à quel point c'était horrible, alors on sait ce qu'il ne faut pas faire et comment ne pas l'enseigner."

Zoe Saldana

Cosmopolitan/ Max Abadian'

Saldana a aussi expliqué qu'elle avait eu plus de difficultés à percer à cause de sa couleur de peau. 

"Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Demandez à n'importe quel artiste de couleur s'il a eu l'impression que c'était plus dur. Je ne veux pas dire qu'on mérite un traitement de faveur. Je ne veux pas de pitié. Mais j'encourage l'empathie parce qu'on doit travailler deux fois plus pour que quelqu'un en position de pouvoir, qui peut anéantir votre vie et vos rêves, puisse voir qu'il devrait vous engager, que vous êtes la personne idéale pour ce rôle", a-t-elle expliqué. "On n'a toujours pas vu de super-héros asiatique. J'attends ça. C'est l'heure. « Time's Up ! » Quelle est la réponse ? « Levez-vous et parlez avec amour et respect quand vous avez l'impression qu'on vous a traité de façon injuste. »"

Zoe Saldana

Cosmopolitan/ Max Abadian'

Mais la maman de deux enfants nous assure aussi qu'il existe des gens formidables dans ce milieu et qu'elle avait trouvé des mentors qui avaient restauré sa foi dans le métier d'actrice.

"[Travailler avec] Steven Spielberg m'a rappelé que j'avais de l'importance. J'ai eu tous ces gens qui ont influencé ma vie : ma mère, ma prof de danse classique, Steven et James Cameron. Quand je déprimais, ils restauraient ma foi en l'humanité et ce métier", explique-t-elle. "J'ai décroché [mon rôle dans] Le Terminal, alors j'ai pu travailler avec un réalisateur incroyable qui est connu pour être modeste et vous aiguiller. Je lui ai parlé [de mon expérience] et il m'a dit : « C'est malheureux que tu aies vécu ça, mais persévère. Tu es très douée. Il y a des gens bien dans ce milieu. » Il m'invitait à m'asseoir avec lui sur le tournage, il y avait une chaise juste à côté de la sienne. Ça me faisait chaud au cœur car il se rappelait qu'on m'avait rabaissée dans le passé et il faisait tout pour me faire sentir le contraire."

L'interview intégrale se trouve dans le numéro de mai 2018 du Cosmopolitan britannique, qui est déjà en vente !

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