Harvey Weinstein, Bob Weinstein

Mathew Imaging/WireImage

La société Weinstein va être mise en faillite.

Selon une lettre obtenue par Variety, le conseil d'administration de la société a annoncé la nouvelle dimanche soir après qu'une offre de rachat de la société n'a pas abouti.

La lettre était adressée aux acheteurs potentiels, Maria Contreras-Sweet et Ron Burkle. Selon le New York Times, ces deux personnes faisaient partie d'un groupe d'investisseurs qui avaient offert de racheter la société Weinstein pour près de 275 millions de dollars et assumer ses 225 millions de dollars de dettes. Cependant, cette lettre semble indiquer que leurs intentions de racheter la société étaient "illusoires".

"Bien que nous regrettions sincèrement que vos actions aient conduit à ce résultat malheureux pour nos employés, nos créanciers et toutes les victimes, la seule solution viable que peut prendre ce conseil pour maximiser la valeur restante de la société est d'entamer une mise en faillite", expliquait la lettre.

Cela fait deux semaines qu'Eric T. Schneiderman, le procureur de l'État de New York, a entamé des poursuites contre la société et ses fondateurs, Harvey Weinstein et Bob Weinstein, pour violation des droits civiques, des droits de l'homme et du droit du travail.

Selon un communiqué de presse envoyé à E! News, Ben Brafman, avocat de Harvey Weinstein, a déclaré : "Un bon nombre d'accusations portées contre Harvey Weinstein sont sans fondement."

Selon la lettre obtenue par Variety, le conseil affirme que l'organisation a travaillé "sans relâche pour finaliser un accord à présenter au procureur" et qu'il répondait à "pratiquement toutes les demandes" imposées par les investisseurs. Cependant, il est indiqué que Contreras-Sweet et Burkle n'ont pas "tenu promesse" en ce qui concerne les conditions sur les ressources humaines et pour apporter un financement temporaire nécessaire. De plus, la lettre indique que les investisseurs ont imposé de nouvelles conditions qui allaient retarder encore plus la signature du contrat.

"On a cru en cette société et les buts mis en place par le procureur général. Suite aux événements de la semaine dernière, nous devons conclure que votre intention d'acheter la société était illusoire et que vous alliez conduire cette société à sa perte au détriment de toutes ses parties", explique la lettre. "Le Conseil se battra contre cela. Malgré vos communiqués précédents, nous ne pouvons arriver qu'à la seule conclusion que vous n'avez aucune intention de signer cet accord — et encore moins de conclure l'affaire — et que vous n'avez aucun désir de sauver ses actifs et ses emplois de valeur. Ceci est regrettable, mais nous ne pouvons rien y changer."

Harvey Weinstein est accusé par plusieurs personnes de conduite déplacée, harcèlement sexuel et viol. Un représentant du producteur hollywoodien avait déclaré à E! News qu'il "niait sans équivoque toutes les accusations de rapports sexuels non-consentis". Harvey a été licencié de la société en octobre.

  • Share
  • Tweet
  • Share

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons des cookies sur ce site pour améliorer notre service, analyser des données, personnaliser les publicités, mesurer la performance marketing et stocker vos préférences sur le site. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Pour plus d'informations sur les cookies et comment gérer votre consentement, consultez notre Politique Concernant Les Cookies.