Serena Williams s'est remémoré l'histoire traumatisante de l'accouchement de sa fille, Alexis Olympia, une expérience magnifique, mais qui a bien failli la tuer.

La championne de tennis a écrit un article pour CNN Opinion, dans lequel elle explique en détails les complications qu'elle a affrontées en mettant au monde son premier enfant avec Alexis Ohanian

"Ma grossesse a été plutôt facile, mais ma fille est née par césarienne d'urgence quand son rythme cardiaque a chuté durant les contractions", a expliqué Serena. "L'opération s'est bien passée. En un clin d'œil, Olympia était dans mes bras, et c'était le sentiment le plus merveilleux de ma vie. Mais ce qui a suivi 24 heures après la naissance a été six jours d'incertitude."

Serena a expliqué que les complications ont commencé par une embolie pulmonaire, qui a lieu lorsqu'une ou plusieurs artères des poumons est bloquée par un caillot de sang. Elle a déjà vécu ça par le passé, et quand elle a réalisé qu'elle était essoufflée, elle a tout de suite alerté les infirmières.

"Ceci a déclenché une série de problèmes de santé auxquels j'ai de la chance d'avoir survécu", a continué Serena. "Mon incision de césarienne s'est rouverte à cause de ma toux intense due à l'embolie. J'ai dû être opérée à nouveau, et les médecins ont trouvé un gros hématome, un amas de sang en caillots, dans mon abdomen. Je suis retournée au bloc pour une intervention pour empêcher les caillots de remonter jusqu'aux poumons. Quand je suis enfin rentrée chez moi, j'ai dû passer les six premières semaines en tant que maman au lit." 

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Mais au lieu d'être déprimée au sujet de tout ce qu'elle a vécu, Serena a admis qu'elle se sentait "chanceuse". 

La joueuse de tennis a expliqué qu'elle avait été traitée par "une équipe médicale incroyable de médecins et infirmiers dans un hôpital à l'équipement de pointe", qui savait exactement comment gérer toutes ses complications. 

"Sans leurs soins, je ne serais pas là aujourd'hui", a révélé Serena.

D'ailleurs, l'expérience lui a ouvert les yeux sur les nombreuses femmes — en particulier les femmes noires et les femmes des pays pauvres — qui n'ont pas la chance d'avoir la même qualité de soins.

"Quand elles ont des complications comme les miennes, souvent, il n'y a pas de médicaments, d'hôpitaux ou de médecins pour les sauver", a-t-elle expliqué. "Si elles ne veulent pas donner naissance chez elles, elles doivent aller très loin, alors qu'elles sont sur le point d'accoucher. Avant même de donner la vie, les cartes jouent déjà en leur défaveur." 

Elle a continué : "Selon l'UNICEF, chaque année, 2,6 millions de nouveaux-nés meurent avant même que leur vie n'ait commencé. Plus de 80 % meurent de causes évitables. Nous savons que des solutions simples existent, comme avoir accès à des sages-femmes ou à des centres médicaux fonctionnels, ainsi que l'allaitement, le contact peau à peau, l'eau propre, les médicaments de base et une bonne nutrition. Pourtant, nous ne faisons pas ce qu'il faut. Nous ne relevons pas le défi d'aider les femmes du monde."

Elle encourage donc tout le monde à faire son possible.

"Vous pouvez exiger des gouvernements, entreprises et fournisseurs de soins médicaux de faire plus pour sauver ces vies précieuses", a dit Serena. "Vous pouvez donner à l'UNICEF et autres associations dans le monde qui travaillent pour faire une différence pour les mères et les bébés dans le besoin. Ce faisant, vous ferez partie intégrante de cette optique : s'assurer qu'un jour, qui on est et d'où on vient ne soient pas décisifs dans la survie de son bébé." 

Serena a conclu : "Ensemble, on peut changer les choses. Ensemble, on peut être le changement."

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