Angelina Jolie, ELLE

Andres Kudacki/ELLE

Angelina Jolie parle politique dans le dernier numéro du ELLE américain.

En l'honneur de la journée de la femme (le 8 mars), l'actrice et réalisatrice a accepté de répondre aux questions de l'homme politique John Kerry sur la situation aux États-Unis... et dans le monde, en général. "Je suis très patriotique, comme je sais que vous l'êtes. Pour moi, cela est synonyme d'être fier de ce que l'Amérique représente. Par exemple, je suis la seule personne chez moi à être née en Amérique", explique Jolie, qui partage six enfants avec son ex-mari, Brad Pitt. "C'est parce que nous sommes un pays qui rassemble des gens d'origines et de religions différentes que je peux avoir cette famille. Mes filles ont la liberté qu'elles ont parce qu'elles sont américaines. Et nous sommes les meilleurs quand nous nous battons pour que les autres aient les mêmes droits que nous. Surtout les femmes."

Jolie, 42 ans, parle souvent à Zahara Jolie-Pitt, 13 ans, Shiloh Jolie-Pitt, 11 ans, et Vivienne Jolie-Pitt, 9 ans, de son militantisme, dans l'espoir de les inspirer à faire de même. "Je dis à mes filles : « Ce qui vous démarque, c'est ce que vous êtes prêtes à faire pour les autres. Tout le monde peut mettre une robe et du maquillage. C'est votre esprit qui vous définit. Découvrez qui vous êtes, ce que vous pensez et ce que vous défendez. Et battez-vous pour que les autres aient les mêmes libertés", explique-t-elle. "Une vie de service vaut d'être vécue."

Angelina Jolie, ELLE

Andres Kudacki/ELLE

Jolie admet que quand elle était jeune, elle était "anti-politique". Intéressée par la défense des droits de l'homme, elle a commencé à rencontrer des réfugiés et des gens qui ont souffert dans le monde entier parce que "je voulais apprendre", explique-t-elle.

"J'avais aussi cette notion romantique de pouvoir enfiler mes bottes et devenir humanitaire. Mais à un moment, vous vous rendez compte que ça ne suffit pas. Il faut aller au cœur du problème. Et c'est cela, très souvent, qui vous ramène à la loi et la politique. Par exemple, je n'arrêtais pas de rencontrer des réfugiés qui étaient victimes de viols répétés. On se servait du viol comme d'une arme. Mais les coupables n'étaient pratiquement jamais condamnés. Ça m'a encouragée à travailler avec les gouvernements et les législateurs", explique l'actrice. "Au final, on considère toujours la violence contre les femmes comme un crime moindre."

Jolie, qui tient le rôle d'envoyée spéciale du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ajoute que dans certains pays, "la violence sexuelle n'est pas aussi tabou car on attend que le gouvernement fasse quelque chose". Malgré les efforts de l'OTAN, "il reste encore beaucoup à faire".

Tout le monde peut changer les choses, explique Jolie. "Vous devez identifier ce qui changera les choses. Trouvez des personnes politiques avec qui vous pouvez travailler et assurez-vous qu'ils tiennent leurs promesses", dit l'actrice dans le magazine. "La façon dont je vois les choses, c'est que même si vous êtes du genre à ne pas vouloir vous préoccuper des problèmes internationaux, cela vous touche quand même", ajoute Jolie. "Ignorer les choses, c'est dangereux."

  • Share
  • Tweet
  • Share

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons des cookies sur ce site pour améliorer notre service, analyser des données, personnaliser les publicités, mesurer la performance marketing et stocker vos préférences sur le site. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Pour plus d'informations sur les cookies et comment gérer votre consentement, consultez notre Politique Concernant Les Cookies.