Les organisateurs du Fyre Festival, Ja Rule et Billy McFarland, à nouveau poursuivis au nom des festivali

Trois femmes ont engagé une procédure pour empêcher le rappeur et l’homme d’affaires de poursuivre des pratiques illégales

par Meg Swertlow | Traduit par David Kerlogot | mai 05, 2017 09:46Tags

Si le Fyre Festival a été annulé avant même d'avoir commencé, les conséquences pour ses organisateurs, Ja Rule et Billy McFarland, sont loin d'être terminées. Trois femmes, qui ont assisté au festival catastrophe, ont engagé une procédure pour empêcher le rappeur et l'homme d'affaires de faire… des affaires.

Les deux hommes sont également poursuivis pour rupture de contrat, violation du code du travail et des affaires de Californie, déclaration inexacte et fraude dans un recours collectif.

Mais ce n'est pas tout... Lundi, Mark Geragos, l'avocat des stars, a déposé une plainte de la part de Daniel Jung pour un montant de 100 millions de dollars de dommage et intérêts pour fraude présumée, rupture de contrat, rupture d'engagement de bonne foi et déclaration inexacte après que le premier week-end s'est transformé en chaos. 

On dirait que se mettre à dos des influenceurs riches des réseaux sociaux n'était pas une très bonne idée en termes de business.

    

D'après les documents de la cour, le recours collectif cherche à "obtenir des dommages et intérêts pour ces actes illégaux, injustes et frauduleux de vente de billets et de promotion d'un festival de musique aux résidents de Californie".

La poursuite, qui a été déposée par Chelsea Chinery, Shannon McAuliffe et Desiree Flores au nom de tous les résidents californiens ayant acheté des billets, des forfaits voyage et/ou ayant assisté au Fyre Festival, vise Ja Rule, McFarland, Fyre Media, Matte Projects et Does 1-100.

Les plaignantes avancent que les accusés "ont délibérément et frauduleusement vendu des billets pour un festival de musique dans une destination tropicale".

    

Le recours collectif stipule que l'événement était décrit comme "un voyage et une destination, un lieu où convergent musique, culture et nourriture, enflammant notre curiosité et nos passions pendant deux week-ends sur l'une des îles les plus prisées et reculées au monde". Mais au lieu de ça, "l'expérience fut horrible sur l'île, qui n'était pas prête à accueillir autant de visiteurs ou un festival de musique de cette envergure".

Les documents légaux affirment que "le lieu où se déroulait le festival était désert et désorganisé, que des bagages avaient été balancés de caisses d'expédition sur la plage, que les villas annoncées comme des tentes de luxe ressemblaient à celles utilisées par la FEMA (l'agence fédérale des situations d'urgence). Les tentes étaient également vides et ne contenaient aucun meuble à l'arrivée des plaignantes."

Ja Rule s'est exprimé publiquement à propos de la polémique pour donner sa version des faits.

"J'ai le cœur brisé. Mes associés et moi-même voulions que ce soit un événement extraordinaire. Ce n'était PAS UNE ARNAQUE, comme tout le monde le dit", a tweeté le rappeur vendredi. "Je ne sais pas comment tout a pu dégénérer autant, mais je vais m'assurer que tout le monde soit remboursé… Je m'excuse sincèrement. Ce n'est PAS DE MA FAUTE... mais j'en assume la responsabilité. Je m'excuse sincèrement pour le dérangement que ça a pu occasionner…"

Comme vous l'a déjà expliqué E! News, le recours collectif affirme que les organisateurs savaient depuis "des mois que leur festival était dangereusement sous-équipé" et que le traiteur et les logements sur l'île Fyre Cay des Exumas aux Bahamas n'étaient toujours pas en place le mois dernier. Apparemment, les entrepreneurs engagés sur place n'avaient pas été payés et refusaient de travailler. 

"Les accusés ont sciemment menti sur les logements et la sécurité du festival, tout en continuant de promouvoir l'événement et de vendre des places", explique la plainte. "Le plus troublant, c'est que M. McFarland et M. Atkins ont commencé à appeler les artistes et célébrités avant le festival pour les prévenir de ne pas faire le déplacement, reconnaissant le fait que le festival était outrageusement sous-équipé et qu'il était dangereux pour quiconque d'y assister."

Les festivités seraient seulement reportées, mais nous verrons si elles ne sont tout simplement pas annulées.

Le festival est probablement mort-né, mais ceux qui étaient prêts à payer une petite fortune pour découvrir le "Coachella des Bahamas" ne sont pas prêts de l'oublier.