Kristen Bell a eu des hauts et des bas, mais elle n'a jamais été effondrée.

Dans un essai pour Motto de TIME, Bell a parlé de son expérience de la dépression. Ce faisant, elle espère que d'autres dans des situations similaires y trouveront du réconfort et de la force. "Quand j'avais 18 ans, ma mère m'a parlé : «S'il t'arrive un jour d'avoir le sentiment qu'un nuage noir te suit partout, tu peux te faire aider. Tu peux me parler, parler à un thérapeute, à un médecin. Je veux que tu saches que tu as des options", a écrit la star de The good Place. "Je lui suis reconnaissante de son ouverture d'esprit sur ce sujet dont personne ne parle. Quand j'étais en fac, c'est arrivé. Je me sentais envahie par une attitude négative, et le sentiment constant d'être dans l'ombre. Normalement, je suis plutôt pétillante et positive, et tout à coup, ça s'est arrêté."

C'est la deuxième fois en deux mois que Bell a parlé publiquement de la dépression dans sa vie. Elle rejoint un grand nombre de stars, y compris Russell Brand, Drew Carey, Jim Carrey, Sheryl Crow, Miley Cyrus, Jon Hamm, Demi Lovato, Lady Gaga et Pete Wentz, qui ont partagé leur histoire pour aider d'autres dans une situation similaire. "Quand on essaye de garder les choses cachées, elles suppurent et elles finissent par se révéler de façon bien plus destructrice que si on les avait abordées avec honnêteté. Je n'ai pas parlé publiquement de ma lutte au niveau de ma santé mentale les 15 premières années de ma carrière. Mais désormais, je ne crois pas que quoi que ce soit soit tabou", a-t-elle dit. "Alors me voilà, je vous parle de ce que j'ai vécu."

Bell réalise que tout le monde ne comprend pas le sentiment de dépression. "Voilà le topo : pour moi, la dépression, ce n'est pas de la tristesse. Ce n'est pas passer une sale journée et avoir besoin d'un câlin. Cela me donnait un sentiment énorme d'isolement et de solitude. C'est paralysant, et cela a affecté mon fonctionnement mental. Je me sentais inutile, comme si je n'avais rien à offrir, comme si j'étais un échec. Après avoir demandé de l'aide, je comprends que ces pensées sont erronées. Il est important pour moi d'être honnête là-dessus pour que des gens dans des situations similaires puissent réaliser qu'ils ne sont pas inutiles et qu'ils ont beaucoup à offrir. Comme nous tous", a-t-elle dit. Et Bell a écrit : "N'importe qui peut être affecté, peu importe leur niveau de succès ou leur situation sociale."

"Il n'y a rien de faible dans la lutte contre le mal-être mental. On a juste plus de mal à vivre dans son cerveau que d'autres", a écrit l'actrice. "Et je ne veux pas que vous vous sentiez seuls."

Bell pense que des consultations de santé mentale devraient être obligatoires. "Vous savez ce qui se passe quand je rends visite à mon docteur au sujet de ma santé mentale ? Il écoute. Il ne minimise pas mes sentiments, et il ne me tend pas de cachets, il ne me dit pas quoi faire. Il me parle de mes options", a-t-elle écrit. "Car pour le cerveau, il y a bien des manières de prendre soin de soi."

En avril, l'animateur Sam Jones d'Off Camera a interviewé Bell sur le sujet, et en mai, la vidéo en noir et blanc est devenue virale. "Je suis extrêmement codépendante", a admis la star de Bad Moms. "Je me brise un peu quand je crois que les gens ne m'aiment pas. C'est en partie pour ça que je suis toujours gentille, et je compense en étant très pétillante, car cela me blesse vraiment quand je sais que je ne suis pas appréciée. Je sais que ce n'est pas très sain, je lutte beaucoup contre ça." Pendant leur conversation, Bell a révélé qu'elle avait commencé à prendre des médicaments pour sa santé mentale à un jeune âge. "J'en prends encore aujourd'hui, et je n'ai pas honte, car ma mère m'avait dit : «Si tu commences à te sentir ainsi, va voir ton docteur. Parle à un psychologue. Vois comment tu peux te sauver.»"

Depuis qu'elle s'est fait aider, Bell a trouvé l'assurance et la confiance en elle dont elle avait besoin. "J'adore ma thrérapeute. Quand j'ai un problème sur lequel je dois travailler, aller en thérapie me donne une bonne boîte à outils", a-t-elle dit à SELF en février 2012. "Parler à des amis aide aussi. Je peux dire des choses dingues à mes amis, des choses gênantes comme : «Je me sens si laide et inutile aujourd'hui.» Ils disent : «Quoi ? T'es dingue !» Avoir de bons amis solides aide à construire sa confiance en soi." Bell avait eu ces mêmes propos en avril 2016 en disant à Live Happy : "Plus on aime ses décisions, moins on a besoin que les autres les aiment. Ma confiance en moi vient de moi-même, pas de sources extérieures. Comprendre cela a été mon parcours vers un mode de vie serein et heureux."

Kristen Bell, NBCUNIVERSAL 2016 UPFRONT PRESENTATION

Evan Agostini/Invision/AP

Bell n'a pas toujours été à l'aise pour parler de la dépression, mais elle a souvent  revendiqué les avantages de la thérapie. D'ailleurs, c'est une cause en laquelle elle et son mari, Dax Shepard, croient beaucoup. "Je pensais avoir tout compris à la vie quand j'ai rencontré Dax", a-t-elle dit à Good Housekeeping en mai 2015. "Je n'avais pas réalisé que j'allais avoir besoin d'une boîte à outils bien plus grande pour gérer les confrontations, les désaccords avec les gens. On se débrouille mieux à la salle de sport avec un entraîneur, on apprend à cuisiner un plat en suivant une recette : il n'y a rien d'embarrassant à la thérapie."

Suite à leurs séances de thérapie de couple, les acteurs ont le sentiment de "se mériter". "On se concentre sur le fait de rester ensemble", a dit Bell. "On a fait le choix de s'aimer, mais je réalise que le couple, c'est du boulot. Il est responsable d'être honnête à ce sujet."

Responsable, ainsi qu'utile. Dans un sondage mené l'an dernier par l'Anxiety and Depression Association of America (ADAA), 35 % des adultes de plus de 26 ans ont dit qu'ils pensaient que voir un thérapeute était un signe de force. Parmi les plus jeunes, 60 % étaient d'accord pour dire que voir un thérapeute exige de la force.

Les gens ont tendance à copier les actes et opinions de leurs stars préférées. L'honnêteté de Bell aide surtout à démystifier la dépression. "On est tous humains ici. Soyons honnêtes, ce n'est pas toujours facile. C'est stressant, pesant, et inquiétant. Mais c'est aussi satisfaisant et magnifique. Pour pouvoir vivre l'expérience humaine dans son intégralité, nous devons communiquer. Parler de son ressenti est le premier pas pour s'aider soi-même", a-t-elle écrit dans Motto de TIME. "La dépression est un problème qui a tant de solutions. Travaillons ensemble pour trouver ces solutions, pour mettre un peu de lumière sur les parties sombres."

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