Meghan Markle tente de bloquer la divulgation du nom de cinq femmes qui l'ont défendue

Meghan Markle a fait une demande pour empêcher Associated Newspapers de divulguer le nom de cinq femmes qui l'ont défendue lors d'une interview en 2019.

par Elyse Dupre | Traduit par David K | juil. 10, 2020 10:15Tags

Meghan Markle a déposé une demande pour empêcher Associated Newspapers de divulguer le nom de cinq femmes qui l'ont défendue à travers des interviews anonymes pour le magazine People. 

Les "amies proches" de Meghan se sont exprimées en 2019. Comme une "amie de longue date et ancienne co-star" l'a expliqué, elles voulaient "se dresser contre le harcèlement mondial" et "dire la vérité" sur la duchesse de Sussex. Cette dernière maintient qu'elle n'était "pas au courant" de l'action de ses amies et qu'elle n'a eu "rien à voir" dans tout ça. 

Une source proche de Meghan précise que les noms en question ont déjà été fournis confidentiellement à un juge et au Mail on Sunday pour sa défense dans le cadre de la bataille juridique opposant Meghan à la publication et à Associated Newspapers, qu'elle poursuit pour violation du droit d'auteur, violation de la protection des données et utilisation frauduleuse d'informations privées suite à la publication par le journal de sa lettre privée adressée à son père, Thomas Markle. Meghan avance qu'Associated Newspapers menace désormais de révéler publiquement l'identité des cinq femmes.

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"Associated Newspapers, le propriétaire du Daily Mail et du Mail on Sunday, menace de publier le nom de cinq femmes, cinq simples citoyennes, qui ont fait le choix seules de parler anonymement à un média américain il y a plus d'un an, pour me défendre face aux intimidations des tabloïds britanniques", a écrit la duchesse de Sussex dans une déposition en tant que témoin, déposition obtenue par E! News. "Ces cinq femmes ne sont pas en procès, ni moi d'ailleurs. L'éditeur du Mail on Sunday l'est, lui. C'est lui qui a agi de manière illégale et qui tente d'échapper à ses obligations ; pour créer un battage médiatique et faire oublier un élément essentiel dans cette affaire, le fait qu'il a publié illégalement une lettre privée."

Meghan ajoute que chacune de ces femmes est une "simple citoyenne" et une "jeune maman" qui "a un droit fondamental au respect de sa vie privée".

"Le Mail on Sunday et la justice ont leurs noms à titre confidentiel, alors la décision du Mail on Sunday de les révéler publiquement pour aucune raison, si ce n'est pour l'obtention de clics et un profit commercial, est malveillante et menace leur santé mentale et émotionnelle", a-t-elle ajouté. "Le Mail on Sunday joue à un jeu médiatique avec de vraies personnes. Je demande respectueusement au tribunal de traiter cette question juridique avec la sensibilité qu'elle mérite et d'empêcher l'éditeur du Mail on Sunday de créer un précédent et d'abuser du système juridique en identifiant ces anonymes, un privilège sur lequel s'appuient ces journaux pour protéger leurs sources."

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D'après The Telegraph, un juge devrait déterminer si Associated Newspapers aura l'interdiction de révéler publiquement ces noms lors d'une prochaine audience. Le journal britannique, citant des documents déposés par le cabinet d'avocats Schillings de la duchesse, indique que l'équipe de Meghan demande à ce que les informations contenues dans le "protocole confidentiel" précédemment soumis "ne soient pas utilisées par l'accusé pour quelque raison que ce soit excepté pour ces procédures (et pas pour que ce soit publié dans ses journaux)". De plus, les documents ont indiqué que toutes ces femmes ont "de jeunes enfants qui seraient profondément affectés par la présence indésirable de journalistes/photographes chez eux ou en public, et que cela aurait un effet sur leurs parents".

The Telegraph ajoute que le document du cabinet Schillings a fait remarquer que l'affaire suscitait un "immense" intérêt et qu'il "a déjà eu un impact significatif sur la vie privée des cinq amies". De plus, toute cette attention aurait déjà permis de deviner leur identité.

"Je crains que toute cette publicité intimide une ou plusieurs de ces cinq amies et les dissuade d'accepter de donner des preuves pour soutenir le cas de la requérante au procès", peut-on encore lire, a précisé The Telegraph. "Ce ne serait pas dans l'intérêt de la justice et cela donnerait à l'accusé un avantage injuste dans cette affaire."

Dans un communiqué adressé à E! News, un porte-parole du Mail on Sunday a déclaré "n'avoir aucunement l'intention de révéler l'identité des cinq amies ce week-end".

"Mais leurs preuves sont au cœur de cette affaire et nous ne voyons pas pourquoi leur identité devrait rester secrète. C'est pourquoi nous avons demandé aux avocats de la duchesse la semaine dernière que la question de leur anonymat soit examinée comme il se doit par la cour", poursuit le communiqué.

Le Mail on Sunday a également fait remarquer qu'il "maintient l'article publié" concernant la lettre et qu'il "défendra vigoureusement son cas". Dans le même temps, le journal nie l'affirmation selon laquelle "la lettre de la duchesse a été modifiée en modifiant son sens".