Serena Williams ira bien à l'U.S. Open 2020, même si les fans n'y seront pas

Serena Williams vient d'annoncer sa participation à l'U.S. Open 2020, malgré les nouvelles règles de sécurité et de santé de l'USTA qui empêchent toute présence du public.

par emily belfiore | Traduit par David K | juin 18, 2020 10:58Tags
Sur le même sujet : Serena Williams participera à l'U.S. Open malgré le coronavirus

Serena Williams ira à l'U.S. Open 2020.

Mercredi, la championne de tennis a annoncé qu'elle participerait au tournoi du Grand Chelem de cette année, qui se déroulera du 31 août au 13 septembre. L'information fait suite à l'annonce de la United States Tennis Association (USTA), la Fédération de tennis des États-Unis, selon laquelle l'U.S. Open aurait finalement bien lieu, mais avec des mesures sans précédent, liées à la pandémie de coronavirus. À cause de ces nouvelles règles, il se tiendra sans fans ni spectateurs, afin d'assurer la sécurité des joueurs. 

S'adressant aux fans dans un message vidéo, Serena a exprimé sa joie de jouer en terre américaine.

"J'ai pensé à cette annonce toute la journée, mais au final, j'ai trop hâte de retourner à New York et de jouer l'U.S. Open 2020". Je pense que l'USTA va faire du très bon travail pour s'assurer que tout soit incroyable et parfait et que tout le monde soit en sécurité. Cela fait plus de six mois que beaucoup d'entre nous n'avons pas joué au tennis professionnellement", a-t-elle déclaré.

photos
Les stars généreuses durant la pandémie de coronavirus

Six fois victorieuse de l'U.S. Open, la championne est revenue sur les nouvelles règles de l'USTA, notamment pour expliquer son désarroi à l'idée de jouer sans ses fans.

"Les fans vont assurément me manquer, ne vous y trompez pas, quand je serai là-bas sans la foule new-yorkaise en train d'applaudir. Ça va vraiment me manquer, car elle m'a permis de gagner des matches difficiles. Mais là, c'est de la folie. Je suis trop impatiente", a poursuivi Serena.

Par le passé, la star a évoqué les "revers" qu'elle a connus en tant que joueuse de tennis. En 2018, elle avait écrit un essai poignant pour Harper's BAZAAR dans lequel elle détaillait sa confrontation avec l'arbitre Carlos Ramos, après qu'il l'eut accusée de tricher lors de son match contre Naomi Osaka. Au cours de la partie, Serena avait cassé sa raquette et avait traité l'homme de "voleur" après avoir écopé d'une pénalité.

"Cet incident — aussi déchirant qu'il a pu être — a montré comment sont traitées des milliers de femmes dans le monde du travail chaque jour", avait-elle enchéri. "On n'a pas le droit d'avoir des émotions, on n'a pas le droit d'être passionnées. On nous demande de nous asseoir et de nous taire, et franchement, je ne suis pas d'accord avec ça."

Elsa/Getty Images

"C'est honteux que notre société pénalise des femmes juste parce qu'elles sont elles-mêmes", avait-elle ajouté. "J'ai essayé de comparer ça à d'autres revers que j'ai connus dans ma vie et dans ma carrière, mais pour une raison inconnue, je n'arrivais pas à me débarrasser de la sensation que ça allait bien au-delà de ma simple personne."

Pointant du doigt l'attitude des médias par rapport à l'incident, Serena avait ajouté : "J'ai trouvé que j'avais bien fait de me défendre. Mais je ne savais pas que les médias allaient nous opposer de la sorte. J'adorerais pouvoir revivre ce moment."

Serena estime qu'Alexis Olympia, sa fille de deux ans, lui a donné la force de se défendre : "Au bout du compte, ma fille est la raison pour laquelle je m'exprime, la raison pour laquelle j'ai repris une raquette. L'amour insuffle la vie et donne une nouvelle perspective aux gens. Il n'est pas question d'abandonner quand quelqu'un vous pose problème ; il s'agit de se relever quand on est à terre, se dépoussiérer et demander : « C'est tout ? » Parce que Dieu est avec moi, et je suis prête à tout affronter."