Maria Sharapova

Julian Finney/Getty Images

Maria Sharapova fait ses adieux au tennis. 

Mercredi, la championne de 32 ans a fait une annonce qui va bouleverser sa vie : elle prend sa retraite sportive. 

"Le tennis m'a montré le monde et m'a montré de quoi j'étais capable", a-t-elle écrit pour accompagner une photo d'elle toute petite avec une raquette à la main. "C'est la manière dont je me suis testée et comment j'ai grandi. Quoi que je choisisse de faire pour le nouveau chapitre de ma vie, ma prochaine montagne à gravir, je continuerai de me pousser. Je continuerai d'escalader. Je continuerai de grandir. Tennis, je te dis au revoir."

Dans un essai publié par Vogue et Vanity Fair, la grande joueuse aux cinq titres du Grand Chelem revient sur le sport qui a façonné sa vie, et ce, dès l'âge de 4 ans. 

"Quand j'ai commencé à jouer, les filles de l'autre côté du filet étaient toujours plus âgées, plus grandes et plus fortes ; les grands du tennis que je regardais à la télé semblaient intouchables et hors de portée. Mais, petit à petit, en m'entraînant chaque jour sur un court, ce monde presque mythique est devenu de plus en plus réel", décrit la grande sportive. 

Revenant sur ses grands faits d'armes, Maria écrit : "Ces courts ont révélé ma véritable essence. Derrière les shootings et les jolies robes de tennis, ils ont exposé mes imperfections, chaque ride, chaque goutte de transpiration. Ils ont testé mon caractère, ma volonté, ma capacité à utiliser mes émotions pour qu'elles me servent et ne se retournent pas contre moi. Entre leurs lignes, mes vulnérabilités étaient à l'abri. Quelle chance j'ai eue d'avoir trouvé un terrain où je me sentais à la fois très exposée et en même temps très à l'aise !"

En revanche, la star reconnaît que le tennis a commencé à avoir un impact négatif sur son physique, en prenant comme exemple l'U.S. Open en août 2019. "À huis clos, trente minutes avant d'aller sur le court, on a endormi mon épaule pour que je puisse jouer. Les blessures à l'épaule n'ont rien de nouveau pour moi, au fil du temps, mes tendons se sont effilochés comme une ficelle. J'ai subi de multiples opérations, une en 2008 ; une autre l'année dernière, et j'ai passé un nombre incalculable de mois de rééducation", explique la Tsarine. "Le simple fait d'aller sur le court était comme remporter un titre, alors que ça aurait dû être la première étape vers la victoire. Je partage cela non pas pour qu'on ait pitié de moi, mais pour décrire ma nouvelle réalité : mon corps était devenu une distraction."

Si Maria reconnaît que le tennis va lui manquer "tous les jours", elle se dit prête à "se battre sur un autre type de terrain" avec la "même soif de victoires".

Mais peut-être avec un peu plus de danse. "Il y a un certain nombre de choses simples que j'ai hâte de faire. Me poser avec ma famille. Prendre mon temps autour d'une tasse de café. Partir en week-end à l'improviste. La gym de mon choix (Salut, les cours de danse !)", conclut la championne.

  

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