Pour paraphraser Beyoncé : "Qui dirige le monde ?! Les filles !" 

Malheureusement, beaucoup reprochent à la Hollywood Foreign Press Association de ne pas partager cet avis avec les prochains Golden Globes. Lundi, les nominés à la cérémonie de récompenses ont été annoncés, et si on a eu droit au lot habituel de surprises et de snobés, l'absence de réalisatrices dans la catégorie Meilleur réalisateur en a choqué plus d'un. 

Parmi les nominés cette année, on retrouve Bong Joon-ho pour Parasite, Sam Mendes pour 1917, Todd Phillips pour Joker, Martin Scorsese pour The Irishman et Quentin Tarantino pour Il était une fois… à Hollywood. Beaucoup de gens ont rapidement exprimé leur déception de ne trouver aucune femme, y compris Charlize Theron, l'actrice de Scandale, qui s'est exprimée sur le sujet avec le Los Angeles Times. 

"C'est dur. C'est très, très dur", a-t-elle partagé concernant la non-représentation des réalisatrices. "Et je trouve que c'est très frustrant quand on se souvient que les réalisatrices essaient déjà d'être plus nombreuses. Elles représentent 10 % des réalisateurs à Hollywood, et quand on a une bonne année comme cette année avec de superbes œuvres, c'est incroyablement frustrant."

La star a poursuivi sa pensée : "Aucune femme ne veut être nominée parce que c'est la bonne chose à faire. C'est vraiment n'importe quoi. Ça ne se fait pas. C'est très dur, et je trouve ça injuste, et c'est pourquoi ce combat ne doit pas s'arrêter. Il faut continuer à faire du bruit, jusqu'à ce qu'on se fasse entendre et que ces histoires soient reconnues." 

Sur le fait que son film Scandale mette en avant la libéralisation des femmes mais soit réalisé par un homme, Charlize estime que tout le monde peut raconter une histoire en se mettant à la place de quelqu'un d'autre. 

"Je suis convaincue de ceci : la nécessité pour les femmes d'avoir plus d'opportunités n'empêche pas les hommes de raconter ces histoires", précise l'actrice. "Selon moi, les femmes devraient avoir plus d'opportunités, mais je ne crois pas qu'elles soient les seules à pouvoir raconter des histoires de femmes et que les hommes ne puissent parler que des hommes. Je ne pense pas que ça plairait à Ava DuVernay. Elle a fait un film sur l'acquittement des cinq de Central Park."

Le sentiment de Charlize est partagé par des dizaines d'autres femmes dans l'industrie du cinéma, et pourtant la HFPA justifie son choix. "Ce qui s'est passé, c'est qu'on ne vote pas selon le sexe", a expliqué Lorenzo Soria, le président de la HFPA à Variety. "On vote en fonction du film et de sa réussite."

Parmi les réalisatrices snobées cette année, on retrouve Lulu Wang de L'adieu, Greta Gerwig pour Les filles du Docteur March, Lorene Scafaria pour Queens, Alma Har'el pour Honey Boy et Olivia Wilde pour Booksmart.  

Retrouvez la liste complète des nominés aux Golden Globes 2020 ici.

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons des cookies sur ce site pour améliorer notre service, analyser des données, personnaliser les publicités, mesurer la performance marketing et stocker vos préférences sur le site. En utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Pour plus d'informations sur les cookies et comment gérer votre consentement, consultez notre Politique Concernant Les Cookies.