Robert De Niro

Presley Ann/Getty Images

L'ancienne assistante de Robert De Niro attaque en justice l'acteur pour discrimination sexuelle et violations salariales, deux mois après qu'il l'a attaquée pour détournement de fonds.

Dans une plainte déposée à New York jeudi, Graham Chase Robinson explique avoir commencé à être l'assistante de direction de l'acteur en 2008, alors qu'elle avait 25 ans, et avoir démissionné en avril dernier, un an et demi après avoir été promue au poste de vice-présidente de production et des finances de sa société de production. Elle prétend que pendant son travail, il se référait tout le temps à elle comme son assistante et la traitait comme telle. Elle l'accuse lui et sa société de l'avoir assujettie à "des années de discrimination sexuelle et de harcèlement" dans un "environnement de travail hostile".

L'avocat de la star rétorque à E! News : "Les allégations faites par Graham Chase Robinson à l'encontre de Robert De Niro sont plus qu'absurdes."

"De Niro a fait des demandes à Mme Robinson qu'il n'a jamais imposées à des hommes", a précisé l'avocat de cette dernière dans un communiqué adressé à E! News. "Le traitement de Robert De Niro envers Mme Robinson était inapproprié, avilissant, abusif et intolérable, et il doit être tenu pour responsable."

Mme Robinson prétend que pendant son travail, l'acteur la traitait de "garce" et de "sale gosse" et que lorsqu'il était soûl, il la "dénigrait, la réprimandait, l'intimidait et hurlait des gros mots" et faisait des commentaires vulgaires et inappropriés comme plaisanter sur son ordonnance de Viagra, lui demander de l'imaginer aux toilettes, lui demander de lui gratter le dos ou de lui faire ses nœuds de cravate et lui suggérer de tomber enceinte avec le sperme d'un collègue marié.

Mme Robinson prétend qu'il urinait pendant ses coups de fil avec elle, la recevait en pyjama ou en robe de chambre et lui demandait "de venir le réveiller dans sa chambre" ou encore "de le voir seul dans des appartements vides ou des suites d'hôtel".

"[Robert] De Niro a soumis Mme Robinson à des contacts physiques non sollicités", avance encore la plainte. "Il lui a fait des commentaires à connotation sexuelle. Il a fait preuve de violence verbale."

Et la liste des doléances ne s'arrête pas là : "[Robert] De Niro demandait à ce que Mme Robinson soit « disponible » à tout moment et insistait pour qu'elle lâche tout ce qu'elle faisait pour répondre à ses prétendus besoins. La fois où elle n'a pas répondu à son téléphone, [Robert] De Niro a laissé un message à Mme Robinson rempli de gros mots dans lequel il l'a traitée « d'enfant gâtée » en lui demandant : « Comment osez-vous me manquer de respect, pu**in ? » et en la menaçant en lui disant : « Vous êtes de l'histoire ancienne. »"

Le site de l'avocat de Graham Chace Robinson possède un lien vers un document audio qui correspondrait au message en question.

La plaignante accuse également Robert De Niro de lui avoir donné des tâches "cataloguées comme féminines", comme ranger ses boxers, suspendre ses vêtements, laver ses draps, passer l'aspirateur dans son appartement, raccommoder ses vêtements et choisir des cadeaux pour ses enfants.

"Il traitait Mme Robinson comme « sa femme de bureau », lui donnait des tâches jugées féminines comme le ménage et insistait pour qu'elle soit à sa disposition en permanence", peut-on lire dans la suite de la plainte. "Il la sous-payait parce qu'elle n'était pas un homme pourvoyeur et refusait de lui payer ses heures supplémentaires, même si elle travaillait pour lui de très longues heures."

La plaignante avance qu'elle travaillait 11 heures par jour, sans pause déjeuner et sans heures supplémentaires payées. Elle réclame 12 millions de dommages et intérêts, dont des salaires rétroactifs, des avances sur salaire, des dommages compensatoires, des indemnités forfaitaires et des dommages punitifs.

La plainte a été déposée deux mois après que Robert a poursuivi Mme Robinson pour détournement de fonds pour un montant de six millions de dollars. L'acteur avance qu'elle aurait utilisé une carte de crédit de sa société pour se payer des déjeuners coûteux et qu'elle aurait regardé 55 épisodes de Friends en quatre jours.

Dans sa plainte, Mme Robinson prétend que plusieurs semaines avant que Robert De Niro ne la poursuive, elle avait communiqué à son avocat qu'elle l'accusait "de discrimination sexuelle, de stéréotypes sexuels, d'un environnement de travail hostile et de représailles au titre, entre autres, de la loi sur les droits de l'homme à New York, les lois sur le travail à New York et la loi sur le travail équitable" et "avait montré qu'elle était prête à poursuivre ces allégations par la voie contentieuse".

Elle trouve la plainte de Robert De Niro "abusive" et les allégations à son encontre "fausses". Elle prétend que cela a "détruit" sa réputation et sa carrière. Elle avance que son avocat avait prévenu l'acteur et sa société de production de son intention de déposer plainte pour discrimination et que la star "était très en colère à l'idée" qu'elle lui fasse un procès "remettant en cause son comportement" et avait en conséquence "riposté et frappé en premier".

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