Euphoria, Zendaya

HBO

Les séries télé ne sont pas forcément pour tout le monde, et Euphoria en est la preuve. 

La série dramatique d'HBO, qui tourne autour du côté sombre de l'adolescence, a débuté dimanche soir aux États-Unis et lundi sur OCS après pas mal de buzz autour du côté percutant de la série, comme par exemple le fait quelque peu comique qu'il a fallu retirer pas moins de 80 pénis d'une scène dans le deuxième épisode ou le fait plus sombre que les addictions aux drogues sont basées sur la vie de Sam Levinson, le producteur exécutif de la série. 

Zendaya y tient le rôle principal, à savoir une jeune droguée qui vient de sortir d'un centre de désintox mais qui n'a aucune intention de rester clean, et son personnage est très éloigné de ce que l'actrice a pu interpréter dans Agent K.C. sur Disney Channel ou encore Spider-Man: Homecoming. La star a même mis en garde ses fans dans un message posté sur Instagram, en leur rappelant qu'Euphoria est pour un "public mature".  

"C'est un portrait brut et honnête de l'addiction, des anxiétés et des difficultés de la vie d'aujourd'hui. Il y a des scènes explicites, difficiles à regarder et qui peuvent choquer. S'il vous plaît, ne regardez que si vous vous en sentez capables. Faites ce qui est le mieux pour vous. Je continuerai de vous aimer et de me sentir soutenue", a écrit Zendaya. 

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Rue Bennett, le personnage interprété par Zendaya, fait face à des problèmes d'angoisse, de troubles bipolaires, de TOC, d'addiction et à une cure de désintox après une overdose, mais tous les ados décrits dans la série vivent beaucoup de choses qui pourraient s'avérer difficiles à regarder pour certains téléspectateurs et pourraient choquer certains parents de jeunes téléspectateurs, mais comme Sam Levinson l'a déclaré dans une interview récente à Entertainment Weekly, ce problème n'est pas nouveau. 

"Je trouve que c'est un débat qui se répète constamment, où les gens disent : « Les parents vont avoir peur » et on répond : « Oui. » Et les jeunes disent : « Oui, c'est ça, ma vie »", a indiqué le producteur. "Je suis sûr que certains vont flipper à cause de la série et que d'autres vont se sentir concernés." 

Sam Levinson espère que le buzz autour de la série et des thèmes abordés va surtout permettre de nouvelles discussions. 

"Ce qui est différent avec notre époque, c'est qu'avant Internet, il y avait plus de similitudes entre une génération et la suivante", a-t-il poursuivi. "Et à présent, ce fossé s'est considérablement creusé. La grosse difficulté à appréhender le monde d'aujourd'hui à cet âge est qu'il n'y a pas de plan. Il n'y a pas de boussole, il n'y a personne pour vous guider. Le monde change radicalement tous les cinq ans. C'est ça qui est très dur, cette séparation bien réelle et importante entre les parents et les enfants. J'espère que la série ouvrira au moins un dialogue entre les deux parce que c'est difficile d'être ado. Surtout si on fait face à des problèmes d'addiction. J'espère que cela ouvrira la communication."

Une scène dans le premier épisode a beaucoup fait parler d'elle, quand Eric Dane, Cal Jacobs dans la série, apparaît nu de face, avec une prothèse pénienne, et qu'il viole une jeune fille trans de 17 ans (Hunter Schafer). L'acteur a rejoint l'aventure parce qu'il trouvait qu'Euphoria était "merveilleusement écrit" et que c'était l'occasion de faire quelque chose de différent et de décrire quelque chose de "plutôt réaliste". 

"D'une certaine manière, c'est un récit édifiant", a-t-il admis à EW. "Ce n'est certainement pas l'apologie de la drogue ou de l'addiction, mais une mise en garde, ce sont des cas plutôt réalistes et la manière dont ses jeunes les gèrent est probablement la manière dont beaucoup d'ados les géreraient aujourd'hui", a ajouté l'acteur. 

"La série montre une vision sans détour de ce qu'est l'adolescence aujourd'hui, l'addiction aux drogues, les conflits personnels. Quand on s'attaque à de tels sujets, on ne peut que le faire de manière honnête", a-t-il poursuivi. "On ne peut pas les édulcorer. Je pense que les gens sont plus ouverts aux sujets comme l'addiction aux drogues, la sexualité et les troubles mentaux. Heureusement, le dialogue sur ces thèmes est ouvert depuis quelques années."

Si vous avez regardé le premier épisode et que vous avez trouvé qu'il n'était pas aussi violent que la série en avait l'air, attachez votre ceinture pour le reste de la saison. 

"Honnêtement, disons que le premier épisode est le plus calme", a prévenu Zendaya dans une autre interview pour EW. "La série ne recule devant rien, ça, c'est sûr."

La série Euphoria est diffusée chaque lundi sur OCS. 

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