Meghan Markle, Prince Harry, Royal Baby

Dominic Lipinski/PA Wire

En termes de déclarations, celle-ci était bénigne. Encore plus quand on considère qu'elle émanait de Thomas Markle

Quand le père de Meghan Markle l'a officiellement félicitée le 6 mai dernier pour l'arrivée de son premier enfant avec le Prince Harry, son sixième petit-enfant, ses mots étaient dépourvus de toute critique ou sarcasme contrairement à son habitude quand il évoque la famille royale britannique. 

"Je suis ravi d'apprendre que la mère et l'enfant se portent bien", a-t-il déclaré au quotidien The Sun dans un communiqué. "Je suis fier que mon nouveau petit-fils soit au sein de la famille royale britannique et je suis sûr qu'en grandissant, il servira la couronne et le peuple britannique avec grâce, dignité, et honneur."

Thomas Markle a fini ainsi : "Que Dieu bénisse cet enfant, je lui souhaite santé et bonheur, et félicitations à ma charmante fille, la duchesse Meghan, et au prince Harry, et que Dieu protège la Reine."

Il semble loin le temps où il décrivait le monarque comme une "vieille couronne poussiéreuse". 

Après s'en être pris violemment à sa fille de 37 ans avant de la supplier de mettre un terme à cette dissension depuis qu'il a raté le mariage royal en mai 2018, l'ancien réalisateur d'éclairage pour la télé de 74 ans change de stratégie en privilégiant la gentillesse. 

Malgré le nombre incalculable d'insultes à l'encontre de sa fille depuis qu'elle aurait coupé les ponts avec lui comme il le prétend, après ses interviews assassines avec la presse, il ne pensait pas être privé de ce grand moment. 

"On en a beaucoup parlé ces dernières semaines et c'est un sujet qui lui fait très peur", a déclaré Thomas Markle, Jr. au journal The Sun en évoquant la lente réalisation par son père qu'il risquait de ne pas tenir dans ses bras Archie Harrison Mountbatten-Windsor. "S'il pensait ne jamais faire partie de la vie du bébé, ce serait terrible pour lui, ça lui ferait vraiment beaucoup de peine. C'est l'une de ses plus grandes craintes et il ne comprend pas que ça puisse devenir une possibilité. Il espère qu'elle [Meghan] va lui tendre les bras et le retrouver, il veut évidemment faire partie de la vie du bébé."

Thomas Markle

Good Morning Britain

Si les déclarations publiques de Thomas Markle sont uniquement positives, en ne mentionnant pas son énorme envie de rencontrer son petit-fils, ses enfants ont décidé d'endosser le rôle du méchant. 

Si l'on en croit Thomas Markle Jr., l'arrivée de Maître Archie (c'est ainsi que sera appelé le nouveau-né qui n'a pas de titre) devrait faire prendre conscience à sa sœur Meghan de l'importance des membres de sa famille. Il semble ignorer le fait que celle-ci est déjà extrêmement proche de sa mère, Doria Ragland, la seule personne de son entourage à ne pas avoir parlé d'elle malgré l'insistance des médias, à commencer par la célèbre Oprah Winfrey

"J'espère qu'en devenant mère, elle ouvrira les yeux et découvrira la signification du mot famille", a-t-il ajouté au Sun. "Elle verra peut-être l'importance de la famille maintenant, en s'ouvrant à mon père et en le laissant participer à la vie du bébé."

Dans un monde idéal, poursuit-il, toute la famille aurait été invitée de l'autre côté de l'Atlantique à se regrouper dans sa suite à la maternité de Londres. "Elle devrait laisser la famille venir et découvrir le nouveau bébé", a-t-il précisé. "D'habitude, c'est ce qui se passe ; tout le monde se bouscule dans la chambre d'hôpital pour voir le dernier né de la famille, ça nous ferait très plaisir. Tout le monde devrait être invité pour découvrir le nouveau bébé. J'espère qu'elle ne sera pas injuste en le tenant éloigné de tout le monde."  

Archie Harrison Mountbatten-Windsor, Meghan Markle, Prince Harry, Queen Elizabeth

theroyalfamily via Instagram

Il semble que ce soit aussi l'avis de Samantha Markle. La demi-sœur de la duchesse, qu'elle ne voit plus et qui est connue pour avoir dit d'elle qu'elle était "incroyablement mal élevée" en la comparant à Medusa, a dans un premier temps félicité Meghan via DailyMailTV : "La famille, c'est la famille. Ce que je trouve incroyable, c'est que c'est un grand moment historique et bien que beaucoup d'eau ait coulé sous les ponts pour les adultes, j'aimerais que toutes les parties essaient de rentrer en contact les unes avec les autres." 

Mais peu de temps après, elle a eu un tout autre discours. 

Elle a expliqué au tabloïd britannique The Mirror avoir téléphoné à son père Thomas, visiblement triste, pour l'informer que de nouvelles photos d'Archie rencontrant la reine Elizabeth II et le Prince Philip aux côtés de Meghan, Harry et Doria Ragland, étaient sorties en ajoutant : "C'est triste. Il aurait dû être impliqué. Être exclu, c'est comme un poignard en plein cœur." 

Pire encore, elle a précisé que c'était le petit Archie, qui selon elle a le "nez Markle", qui souffre le plus en "ne connaissant pas une personne créative et aimante". 

Et Meghan n'est pas la seule qu'elle a critiquée. Depuis que Doria Ragland est aux côtés des jeunes parents dans leur résidence de Windsor, Samantha estime que la prof de yoga et travailleuse sociale aurait dû faire davantage pour favoriser un rapprochement père-fille. "Elle aurait pu dire : « Fais venir ton père. » Mais malheureusement, il semble qu'il y ait un manque d'effort", a-t-elle estimé. "Je pense que tout le monde espérait que Doria et Meghan aient une révélation, mais je ne sais pas si ce sera le cas un jour." (Samantha, bien évidemment, n'a pas besoin d'invitation, pour envoyer un cadeau de baptême au petit Archie : un album de photos de la famille de Meghan, comme elle le dit au quotidien britannique : "Il y a un lien et on existe.") 

Malgré quelques signes d'un dégel des relations imminent, Thomas Markle ne semble pas encore prêt à lâcher prise. En décembre dernier, il déclarait dans Good Morning Britain sur ITV : "J'espère sincèrement que tout se passera bien, qu'ils auront un beau bébé et que je pourrai voir la petite Meghan ou le petit Harry. Ce serait vraiment bien. J'attends ça avec impatience... J'ai bon espoir. Je pense que ça devrait arriver. Elle fera une super maman, et peut-être que les choses vont s'améliorer un peu et qu'on se recontactera."

Prince Harry, Meghan Markle, Royal Baby

Yui Mok/PA Wire

Cette interview, bien évidemment, a eu lieu avant le Lettergate, la lettre que Meghan aurait envoyé à son père et qui pourrait sceller leur séparation à jamais. Tout a commencé quand cinq des amies les plus proches de la duchesse, fatiguées de voir des étrangers s'attaquer à elle, ont pris sa défense dans le magazine People en février de cette année.

Les amies de Meghan ont donné leur version des faits, notamment en faisant une grande révélation. Au bout de trois mois de dispute, qui aurait commencé après que Thomas Markle a tenté malencontreusement d'améliorer son image auprès de la presse en s'associant à un paparazzi, ce qui a déclenché une situation incontrôlable, Meghan lui aurait envoyé une lettre en lui demandant de ne plus communiquer avec les médias, du genre : "Papa, j'ai le cœur brisé. Je t'aime. J'ai un seul papa. S'il te plaît arrête de me victimiser à travers les médias pour qu'on puise réparer notre relation", a expliqué une amie proche au magazine. "Parce qu'à chaque fois que son équipe vient la voir pour vérifier une information [qu'il a donnée], c'est comme une flèche dans le cœur." 

En réponse, a poursuivi l'amie de Meghan "il lui a écrit une longue lettre, et l'a terminée en lui demandant une séance photo avec elle. Et elle s'est dit : « C'est le contraire de ce que je demande. Je te dis que je ne veux pas communiquer via les médias, et tu me demandes de le faire. Est-ce que tu écoutes ce que je te dis ? » C'est comme si elle parlait dans le vide."

Prince Harry, Meghan Markle, Royal Baby

Getty Images

Se sentant attaqué par les amies de sa fille, et pensant qu'elles l'avaient fait avec son autorisation, Thomas Markle a répondu en... publiant la fameuse lettre, pensant qu'elle lui donnerait raison.

"La lettre a été faussement présentée, de manière à me calomnier", a-t-il expliqué au Daily Mail, qui a publié des extraits de la missive de cinq pages. "On l'a présentée comme si elle essayait de rentrer en contact avec moi et qu'elle m'écrivait une lettre affectueuse dans l'espoir de mettre un terme à la dispute, mais ce n'est pas du tout le cas. Meghan ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Elle ne peut pas utiliser la presse pour faire passer son message, en me mettant de côté. J'ai le droit de me défendre." 

Certainement, mais ce droit a un coût. En publiant la lettre, peut-être le seul élément de la vie privée de Meghan qu'il n'avait pas encore partagé avec les médias, Thomas Markle s'est dévoilé, en montrant qu'il était prêt à tout pour défendre sa réputation, y compris aux dépens du bonheur de sa fille.  

Ajoutez à cela le fait qu'au moment où la duchesse écrivait cette lettre, il avait déjà donné trois interviews assassines dans lesquelles il est passé de trouver qu'elle semblait malheureuse à se moquer de sa belle-famille qui l'avait accueillie en son sein, et de s'attribuer tout le mérite de sa réussite ("Elle ne serait rien sans moi", a-t-il déclaré au Daily Mail. "J'ai fait d'elle la duchesse qu'elle est aujourd'hui. Meghan me doit d'être ce qu'elle est aujourd'hui.") ce qui expliquerait qu'elle ne soit pas encore prête à l'inviter prendre le thé chez elle. 

Des sources ont indiqué à Vanity Fair qu'en donnant la lettre à un des médias avec qui il collaborait régulièrement, exactement ce que Meghan lui avait demandé d'arrêter de faire, Thomas Markle a plus ou moins anéanti toute chance de se rabibocher un jour avec sa benjamine. Alors qu'un proche explique qu'Harry est "en colère" et "contrarié" que son beau-père continue de parler à la presse, Meghan ne sait tout simplement "plus quoi faire". 

Prince Harry, Meghan Markle, Royal Baby

Tim Rooke/Shutterstock

Elle est d'ailleurs loin d'être la seule à être déconcertée par son comportement. Si n'importe qui comprendrait que la duchesse garde ses distances avec son père de peur que tout contact avec lui ne se retrouve sur la Toile, elle a reçu un soutien inattendu depuis l'arrivée du petit Archie. 

Au cours de deux entretiens accordés au Daily Mail et The MirrorRoslyn Markle, la première femme de Thomas Markle, la mère de Samantha et Thomas Jr., a rompu ses années de silence afin d'expliquer pourquoi Meghan ne devrait pas prendre la peine de contacter son père. Décrivant l'intéressé comme un père et un mari absent, elle a précisé au Daily Mail que son ex-mari n'a jamais rencontré ses deux petits-enfants les plus âgés, Ashleigh Hale, la fille de 34 ans de Samantha, et Chris Hale, son fils de 32 ans, et qu'il n'avait que très peu de contact avec Noelle Rasmussen, la benjamine de 32 ans de Samantha et les enfants de Thomas Jr., Thomas Dooley III, 27 ans, et Tyler Dooley, 26 ans.

"Oui, [Archie] est son petit-fils", a-t-elle admis au quotidien, "mais il en a cinq autres avec lesquels il n'a pas vraiment de relation... dont deux qu'il n'a même jamais vus."

Cerise sur le gâteau, les petits-enfants en question semblent prendre parti pour Meghan et être horrifiés par l'attitude de leurs proches concernant leur nouvelle proximité avec la famille royale britannique. 

"Mon père et ma tante sont cinglés. Je me sens mal pour Meghan. Mon frère Tyler et moi, on n'a rien à voir avec notre père", a déclaré Thomas III au quotidien The Mirror. "Son comportement depuis que Meghan et Harry sont ensemble est affligeant. Je veux que les gens sachent que je n'ai rien à voir dans cette histoire et que je m'excuse auprès d'elle."

De son côté, Thomas Markle nie en bloc les assertions de son ex-femme au Daily Mirror : "Ces accusations sur ma relation il y a plus de 40 ans avec ma première femme ne tiennent pas. Aucune d'entre elles. Si vous avez des questions, demandez à mes enfants. Notez que Samantha et Tom Jr ont quitté leur mère pour venir vivre avec moi."

Roslyn, quant à elle, campe sur ses positions dans le Daily Mirror : "Connaissant Tom comme je le connais, Meghan serait folle de le garder dans sa vie. Archie mérite d'être élevé dans une famille heureuse, et non au beau milieu de cet environnement vindicatif qui a été créé."

Prince Harry, Meghan Markle, Royal Baby

Dominic Lipinski/PA Wire

Pour le moment, Meghan limite le nombre de personnes ayant accès à son bébé. Après avoir passé la première semaine de la vie d'Archie juste avec Harry, la famille de trois accepte désormais les visites. Le Prince William et Kate Middleton se sont rendus à Windsor mardi, tandis que le Prince Charles, le père d'Harry et William, devrait passer jeudi (pour montrer combien la famille de sa mère décédée compte à ses yeux, Harry a invité Lady Jane Fellowes, la sœur aînée de la princesse Diana, parmi les premières).

Bien évidemment Doria Ragland est présente depuis le week-end de Pâques, et dort chez les jeunes parents à Frogmore Cottage. Notant qu'Harry et Meghan "adorent" sa présence, une source a indiqué à Us Weekly : "Elle a vraiment les pieds sur terre et c'est exactement ce que de jeunes parents ont besoin pour rester calmes et recevoir de précieux conseils."

Et heureusement, alors que les problèmes de famille de Meghan durent maintenant depuis près d'un an, le couple royal sait de mieux en mieux comment ne pas prêter attention à toutes ces diversions. Cette tâche est rendue d'autant plus facile que leur petit garçon est d'un tempérament très doux, si bien que Meghan utilise le terme "magique" pour décrire son éducation. 

Si les proches de la duchesse de Sussex continuent de se déchirer par médias interposés, les deux membres de la royauté restent dans leur bulle parentale. "Harry et Meghan sont véritablement fous de leur bébé en ce moment", a résumé notre source. "C'est une vie dont ils ont rêvée et qu'ils peuvent désormais vivre."

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