Michael Jackson, Wade Robson, Leaving Neverland

HBO

HBO vient de diffuser la deuxième partie de son documentaire controversé à propos des deux jeunes garçons et de leur relation avec Michael Jackson, et si la première partie était difficile à regarder, la deuxième partie l'était aussi pour des raisons légèrement différentes.

Débutant en 1993, quand les premières allégations contre Jackson ont été rendues publiques, la deuxième partie s'efforce d'expliquer pourquoi James Safechuck et Wade Robson ont déclaré pendant si longtemps dans leurs témoignages n'avoir pas été agressés avant de changer leur histoire, et comment les agressions présumées les auraient affectés ainsi que leurs familles quand ils sont devenus adultes.

En plus d'images de leurs témoignages, d'interviews et d'images d'archives de la couverture médiatique des procès en 1993 et en 2005, le documentaire permet à James, Wade, leurs mères et le reste de leurs familles de partager leur récit au sujet des années ayant suivi les agressions présumées.  Robson dit qu'en 1993, il dormait encore de manière occasionnelle au Ranch de Neverland, mais plus jamais seul. Il se souvient avoir vu Jordan Chandler, qui sera le premier à accuser publiquement Jackson d'attouchements, aller dans la salle de bains seul avec Jackson à de nombreuses reprises.

Vous trouverez ci-dessous les citations les plus importantes de la seconde partie du documentaire.

Wade Robson, à propos de la première fois où la police a frappé à sa porte, la première fois où on lui a demandé directement si Michael Jackson l'avait touché :

"Sans broncher, sans sourciller, j'ai répondu non, impossible. Absolument pas. « Vous a-t-il déjà touché là ? Vous a-t-il déjà montré de la pornographie ? » Tout ce genre de questions. Encore et encore, sans broncher, j'ai répondu non, absolument pas, jamais."

"Dès que les policiers ont commencé à me poser ces questions, la première chose qui m'est passé par la tête, c'était tout ce que Michael m'avait dit depuis que j'avais sept ans", dit Robson. "Si quiconque découvrait un jour que nous faisions ce genre de choses, ces choses sexuelles, lui et moi irions en prison pour le reste de notre vie. C'était terrifiant."

"Tout à coup, dès que l'affaire de Jordie a explosé dans la presse, il s'est mis à appeler tous les jours", dit Robson, et le film avait une copie de l'un de ses messages, dans lequel Michael, imitant par moments l'accent australien, demandait s'il voulait voir un film le lendemain. "Ces appels téléphoniques ont duré quelque temps, ils se répétaient de manière très similaire, c'était toujours le même genre de discours et je comprends maintenant que c'était des espèces de séances de préparation."

"J'étais heureux à l'idée de pouvoir le défendre, et d'être capable de le sauver", dit Robson à propos de son témoignage dans ce premier procès.

"Je savais que c'était vrai, mais je n'arrivais pas à le concevoir", dit Robson. "C'était comme si Jordie était l'ennemi. Michael m'avait dit que je devais mentir, et c'est ce que j'ai fait. J'ai menti."

James Safechuck à propos de sa préparation pour son témoignage :

"Je suis allé voir ses avocats pour une sorte de répétition. Ils ont procédé à un simulacre d'interrogatoire, en incarnant le policier ou l'avocat", dit Safechuck. Il se souvient que, durant ces séances, ils lui disaient que les enquêteurs lui diraient avoir des photos de ce qui s'était passé mais qu'ils n'avaient rien en réalité. "C'est un stratagème. Ils n'ont pas de photos, dis-leur non. C'est la règle d'or. Ne leur dis rien et ils ne sauront rien, ou ils ne pourront rien prouver."

"Je me souviens y être allé et avoir été très mécanique. Comme je l'ai dit, j'avais tellement répété que je me contentais de suivre le script. Ils ont demandé et j'ai dit non, bien sûr. Ça faisait partie de mon travail, de faire ça pour Michael", dit Safechuck.

Les mères de James et Wade à propos de leur réaction aux allégations :

"J'ai dit à Michael, pourquoi ce garçon te fait-il ça ?" dit la mère de Safechuck. "Il a dit, oh, ce n'est pas lui, c'est son père, son père veut de l'argent. J'ai demandé s'il en voulait au garçon, il a dit non, je ne lui en veux pas, et je me suis dit, quel brave homme. Quel brave homme, ce Michael ! Il n'en veut même pas à cet enfant !"

"Parce qu'on était si proches de Michael, bien sûr, j'avais envie d'y croire [qu'il était innocent], mais surtout, je croyais mon fils. Je croyais qu'il me l'aurait dit s'il s'était passé quelque chose", dit la mère de Robson, juste après la diffusion d'une partie d'une interview où elle disait combien Michael était quelqu'un de bien.

"C'est ce qui me prouve que c'était depuis le début une question d'argent. Quelle somme rendrait acceptable l'agression de votre enfant ? 10 millions ? 20 millions ? Oh, peut-être. Pour moi, aucune somme d'argent ne rendrait ça acceptable. Si je croyais qu'il avait touché à mon fils, je ne m'arrêterais pas avant qu'il soit derrière les barreaux", avait dit la mère de Robson après que le procès de 1993 eut été réglé à l'amiable hors du tribunal pour des millions de dollars.

À propos des cadeaux offerts par Jackson :

"On voulait acheter une autre maison et Michael nous a fait un prêt à un taux d'intérêt très bas. Mon mari avait déjà fait une déposition. On était dans le camp de Michael. Mon fils a aussi témoigné pour Michael et quand tout a été terminé, Michael a effacé la dette. Michael a dit, non, je ne veux plus que vous me remboursiez, c'est un cadeau. Il nous a donc offert une maison. « C'est une coïncidence, il ne nous avait pas achetés », mais le timing est bien là. Ça fait mauvaise impression. Oui", dit la mère de Safechuck du "cadeau" qu'ils ont reçu en 1993.

"Il m'a offert une voiture quand j'ai eu 16 ans. Il était passionné par la réalisation et je prenais des cours de cinéma. Michael vous dit que vous n'avez pas besoin de cours, aucun de ceux qui ont réussi ne sont jamais allés à l'école... « Tu n'en as pas besoin, tu n'as besoin que de moi. » Il me disait que je deviendrai un petit Spielberg. Michael finançait mes courts-métrages et j'en ai fait pendant tout le lycée... Il a parlé à mes parents, parce que je prenais certains cours avancés, et il a dit que je n'avais pas besoin des maths, et il a convaincu mes parents de me retirer de ces classes pour que je n'ai pas à m'inquiéter de devoir étudier et que je me concentre sur le cinéma. Il leur disait, ne vous en faites pas, je serai là. Il vous rendait dépendant de lui, ne fais pas d'études, je m'occuperai de toi. Et quand il s'est éloigné, tout s'est arrêté et je me suis retrouvé complètement perdu", dit Safechuck à propos de son adolescence.

À propos du mariage de Michael Jackson avec Lisa Marie Presley en 1994 :

"Je me souviens que Michael m'a dit qu'il allait devoir avoir des relations publiques avec des femmes pour que les gens ne se fassent pas d'idées. Il disait toujours qu'il serait obligé de se marier à un moment, mais que ça ne voudrait rien dire", dit Safechuck.

"Un jour, j'ai reçu un appel de Michael. Il a dit, Stephanie, je ne vais plus pouvoir venir aussi souvent. C'était bref comme coup de téléphone. J'ai raccroché, je suis allée voir mon mari et je lui ai dit qu'on venait de se faire larguer", dit la mère de Safechuck.

Michael Jackson, Leaving Neverland

YouTube/HBO

Ce témoignage de Wade Robson à propos de sa dernière expérience sexuelle avec Jackson :

"Michael se préparait pour sa tournée mondiale History. Le chauffeur de Michael m'a conduit au studio de danse où Michael répétait pour que je puisse le voir et le regarder répéter un petit peu, et ce soir-là, il m'a ramené avec Michael à l'hôtel. J'avais alors 14 ans et j'avais subi une grosse poussée de croissance. Je devais faire environ 1m80, j'étais donc aussi grand voire plus grand que Michael. Physiquement, le rapport était très différent. Et à un moment durant la soirée, on est retombé dans la même routine, le même genre d'actes sexuels, et je ne me souviens pas exactement de l'évolution des choses, comment c'est passé à l'étape supérieure, mais finalement, ce qui s'est passé, c'est que Michael a essayé de pénétrer mon anus avec son pénis. Il a essayé quelque temps et je crois qu'il a réussi un peu mais c'était très douloureux, et trop douloureux pour moi, donc il a arrêté. Je ne me souviens pas qu'on en ait parlé ou quoi que ce soit, ou qu'on ait marqué le fait qu'il s'était passé quelque chose de différent, je crois qu'après que ça n'a pas marché, après que ça a été trop douloureux pour moi, on a repris notre routine sexuelle habituelle. Le lendemain matin, Michael avait une session d'enregistrement à préparer... il m'a donné une nouvelle caméra qu'il venait d'acheter pour que je joue avec."

"[Le lendemain, j'ai été] déposé par son chauffeur à mon appartement à Hollywood, et l'après-midi, ma mère a reçu un coup de téléphone du secrétaire personnel de Michael disant que Michael demandait à voir Wade sur le champ. Il me semble que le chauffeur est encore venu me chercher et m'a conduit au studio de danse où il avait repris les répétitions. Il a tout de suite abordé le sujet, il était super nerveux et il m'a dit, qu'est-ce que tu as fait de ton caleçon hier soir ? J'ai dit, je ne sais pas, je l'ai enlevé, je me suis douché et j'en ai mis un propre. Il m'a dit, tu dois rentrer chez toi et le retrouver, et je ne sais pas s'il y a du... il y aura peut-être du sang dessus. S'il y en a, tu dois t'en débarrasser. On est remontés en voiture et il m'a ramené à l'appartement, et par chance, ou pas, ma mère ne l'avait pas trouvé, n'avait pas encore essayé de le laver. J'ai trouvé le caleçon et il y avait quelques gouttes de sang à l'intérieur. Mon sang. Je l'ai pris et je l'ai fourré dans ma poche, je suis retourné au garage et je l'ai jeté à la poubelle. C'est la dernière expérience sexuelle dont je me souvienne avec Michael."

Jackson a épousé Debbie Rowe en 1996 et ils ont eu deux enfants. Robson a essayé de reprendre contact avec son père en 2001, mais Dennis Robson s'est suicidé la même année.

Robson a aussi commencé à travailler avec Britney Spears, pour laquelle Michael Jackson avait, d'après lui, une "obsession".

"Michael était très intéressé par ma vie sexuelle avec les filles", dit Robson. "Je me souviens que c'était très bizarre compte tenu de notre histoire sexuelle à Michael et moi... Je l'aimais toujours profondément."

Quand les allégations de 2003 ont été rendues publiques, Robson et Safechuck avaient tous deux trouvé des petites-amies avec qui fonder une famille.

"Les secrets vous rongent. Ils vous tuent à petit feu. Ils vous détruisent de l'intérieur, une partie de vous meurt. Ça me demandait toute mon énergie de me comporter normalement durant la journée, de paraître normal aux yeux des autres. Ça me demandait beaucoup d'efforts de garder ma contenance. Et quand je rentrais chez moi, je m'effondrais et je suis sûr que ça devait être très dur pour ma femme.

"Je n'arrivais pas à dormir. J'avais des crises de panique à cause de choses qui n'auraient pas dû me donner des crises de panique, et ce qui est bizarre aussi, c'est de ne pas s'aimer sans savoir pourquoi. Je ne savais pas pourquoi j'avais ces problèmes ou je ressentais tout ça. Cette anxiété constante, la dépression et ne pas savoir pourquoi j'étais comme ça. Quand j'avais 20 ans et quelques, j'ai pris beaucoup de substances pour m'aider à le supporter. À l'époque, je ne savais pas que c'était ce que je faisais. Mais c'est quand j'ai décroché de ces substances et qu'il n'y a plus rien eu pour masquer ce que c'était, que j'ai vraiment compris que j'étais anxieux tout le temps," continue-t-il.

Michael Jackson, James Safechuck, Leaving Neverland

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À propos de la nouvelle convocation pour témoigner :

"Michael a appelé, et ça faisait très longtemps que je ne lui avais pas parlé. J'avais entendu parler du procès, j'ai donc vu se répéter la routine de la fois précédente. Il a appelé mes parents et a essayé de les convaincre de témoigner pour lui et de s'impliquer. Mon père était tout à fait disposé à protéger Michael à nouveau", dit Safechuck.

"À un moment, j'ai trouvé le courage de dire à Michael que je ne voulais pas témoigner, je me souviens du silence au bout du fil pendant un instant. Il a dit, tu sais, je comprends, c'est très dur et c'est difficile de revivre tout ça avec les médias. Mais on ne peut pas les laisser nous faire ça. On ne peut pas les laisser nous abattre. Nous, nous, nous."

James à propos du fait de dire enfin la vérité à quelqu'un :

"J'étais en train de m'effondrer, je faisais une dépression nerveuse. Je ne voulais pas être impliqué, j'ai donc alors dit à ma mère que ce n'était pas quelqu'un de bien et que je ne voulais pas qu'ils s'en mêlent. Ça a été difficile", dit Safechuck. "Je ne pouvais pas en parler. J'en ai juste dit assez pour qu'ils ne se mouillent pas. Et elle n'a jamais insisté."

"Jimmy était à la maison et il m'a dit, Michael est un homme mauvais. Et j'ai dit, OK, je me suis levée, et je l'ai pris dans mes bras et est-ce que tu veux te faire aider... il avait tellement peur que je le dise à quelqu'un, terrifié, au point de s'effondrer nerveusement. Il m'a suppliée, tu ne peux le dire à personne. J'ai senti que j'avais vraiment tout foiré la première fois, que je n'étais pas la mère que j'aurais dû être pour le protéger, il venait maintenant me voir avec cette vérité qui était en train de le tuer. Je n'allais le dire à personne. Je pouvais être là pour lui, maintenant."

James à propos de la dernière fois où il a parlé à Jackson :

"Il était vraiment furieux après moi, il m'a menacé... Il m'a menacé de lancer ses avocats contre moi et a dit que je m'étais parjuré autrefois et qu'il avait les meilleurs avocats du monde et qu'ils m'auraient. J'ai juste dit, je ne veux pas m'en mêler, tu n'entendras pas parler de moi. J'essayais juste de le calmer pour qu'il raccroche. La dernière fois que je lui ai parlé, c'était près de la fin du procès et il a réessayé... il voulait que je témoigne. Il m'a sorti tout un baratin disant, je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi, pour le cinéma et tout ça, on devrait faire un truc ensemble. Je sais que je n'ai pas été là et j'ai coupé court à la conversation et j'ai dit, ne me rappelle pas, et j'ai raccroché. Et c'est la dernière fois que je lui ai parlé."

Wade à propos de la raison pour laquelle il ne parlait toujours pas :

"L'idée de voir sortir cette vérité et qu'Amanda [sa femme] soit au courant et que ma famille soit au courant, et que tout le monde dans le milieu du divertissement et dans ma carrière soit au courant... c'était une idée ridicule qui n'allait jamais se produire dans mon esprit. Au fond de moi, je pensais que ma vie serait terminée. Si je remettais en question la perspective de Michael quand il me parlait de Gavin, je pensais m'effondrer. Je ne pouvais pas être fort, aussi fort qu'il faudrait l'être.

Les Robson ont essayé de rester en dehors du procès de 2005 jusqu'à ce qu'ils reçoivent une citation à comparaître.

"Si ça se passait mal pour Michael, il irait en prison pour le reste de sa vie. J'emporterais dans ma tombe la vérité concernant la nature des actes sexuels qui s'étaient produits entre Michael et moi. Il était hors de question que j'en parle un jour à quiconque dans cet univers, point final."

Wade à propos du fait de se débattre avec la vérité :

"Je ne peux imaginer si j'avais été Gavin ou Jordie à l'époque, que justice n'ait pas été faite, et ne pas être cru par tant de gens. Pour Gavin, j'aurais aimé être capable de dire la vérité et d'être un camarade pour lui, capable d'arrêter Michael et d'éviter l'agression de plein d'autres enfants. Je n'étais simplement pas prêt, je n'en étais pas capable, quand j'avais 11 ans et quand j'en avais 22, et je me souviens avoir été heureux qu'il ait été acquitté, qu'il n'aille pas en prison. Je ne croyais pas ou je ne comprenais pas que les actes sexuels entre Michael et moi étaient des agressions. Je n'avais pas l'impression d'en souffrir, ni qu'il me soit arrivé quoi que ce soit de mauvais. À l'époque, c'était... j'aimais Michael, Michael m'aimait, c'était quelque chose qui était arrivé entre nous, c'était tout. Je n'avais encore absolument aucune compréhension du fait que ça m'avait affecté, ni aucun sentiment d'avoir été affecté négativement."

Jackson est mort en 2009, et la mère de Safechuck dit qu'elle a "dansé" quand elle a appris la nouvelle. "Oh, Dieu merci, il ne peut plus faire de mal à aucun enfant. C'est ce que j'ai pensé et j'ai dansé. J'étais très heureuse qu'il soit mort."

La carrière de Wade en a souffert, même s'il a décroché le boulot de ses rêves : réaliser un film. Il a plus tard dû se retirer du projet.

"Plus j'avais de succès, moins ça devenait amusant. Je ne ressentais que la pression."

"J'ai trouvé un thérapeute pour essayer de comprendre ce qui n'allait pas chez moi. J'ai raconté l'histoire de ma vie, et j'ai raconté l'histoire de ma vie avec Michael, mais seulement les parties agréables, l'inspiration créatrice, le travail, les amis, tout ça... Je disais, je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas ce que je veux, je ne sais rien, tout ce que je sais, c'est [Amanda] et [son fils] Koa, c'est la seule chose qui a un sens pour moi."

Wade Robson, Dan Reed, James Safechuck, Leaving Neverland, Sundance

Taylor Jewell/Invision/AP/REX/Shutterstock

Safechuck a souffert d'anxiété et de dépression.

"On dit que le temps guérit toutes les blessures, mais je ne crois pas que le temps guérisse celle-ci. Elle ne fait qu'empirer", dit-il.

"Je crois que les symptômes des agressions s'intensifient quand on a des enfants, ils resurgissent encore plus. Et on voit combien les enfants sont innocents. Je crois qu'avoir des enfants vous le renvoie en pleine face. Il se rapproche de l'âge que j'avais quand j'ai été agressé, c'est donc difficile de le supporter et de le voir, de le regarder devenir comme vous au même âge."

Quand son fils Koa a grandi, les choses ont changé pour Robson.

"Je commence à voir des images des trucs sexuels qui se sont produits entre Michael et moi arriver à Koa, et Michael faire à Koa ce qu'il m'a fait. Et ma réaction émotionnelle immédiate à ces images, c'est la rage, le dégoût et un sentiment de violence. Je tuerais quiconque ferait une chose comme ça à Koa. J'ai commencé à me demander comment je pouvais avoir des sentiments aussi clairs, aussi horribles et négatifs à l'idée de ces trucs sexuels arrivant à Koa, mais ne rien ressentir quand je pensais à Michael et moi et tout les trucs sexuels qui s'étaient passés ? C'est sans doute assez bizarre. Puis, j'ai commencé à me dire que si j'entamais une thérapie et que j'essayais d'aller vraiment au fond de ce que je ressentais, je devrais sans doute parler des trucs sexuels qui m'étaient arrivés. Je suis allé voir le Dr Shaw, toutes ces allégations, Michael Jackson agressant sexuellement des enfants et tout ça, ça m'est arrivé."

Plus tard, après que la femme de son frère a rêvé que Wade leur avait dit avoir été agressé, Wade a tout avoué à sa famille. Sa mère a été particulièrement choquée.

"Pendant cinq mois après ça, Amanda ne m'a pas laissée rentrer chez eux. Wade et moi nous retrouvions pour que je puisse voir Koa. On se retrouvait dans un parc. J'ai été très blessée. J'avais toujours eu une relation formidable avec Amanda et toute ma famille... c'était ça, le plus difficile pour moi. Et je me suis dit qu'elle me rendait responsable", dit-elle.

Robson a décidé de rendre publiques ses propres allégations en 2013 lors d'un procès.

"J'ai dû défendre ce mensonge pendant tellement d'années. Je ne voulais plus le faire. J'essayais juste de mettre en place cette toute nouvelle vie pour moi-même basée sur la vérité", explique-t-il.

Un entretien avec le Today Show a inspiré Safechuck à révéler la vérité au reste de sa famille.

"J'avais une responsabilité, j'avais un enfant et j'ai tout foiré. J'avais tous ces mois où j'avais adoré ma vie avec Michael... tous ces merveilleux souvenirs, tout était basé sur la souffrance de mon fils. Mon fils avait dû souffrir pour que j'aie cette vie. Mon fils est traumatisé aujourd'hui à cause de ça, et je suis traumatisée à cause de ça..." dit la mère de Safechuck. "Il a volé l'enfance de mon fils. Il a volé l'homme qu'il aurait pu devenir. C'était un pédophile. Tout est dit dans ce mot. Pédophile."

"Si en disant cette vérité, je pouvais aider de quelque manière que ce soit d'autres survivants d'agressions pédophiles à en parler, je voulais être capable de le faire. Je voulais être capable de dire cette vérité aussi fort que j'avais dit ce mensonge pendant si longtemps", dit Robson.

La succession Jackson a dénoncé toutes les accusations contre Michael Jackson et a attaqué HBO en justice à propos du documentaire, alors qu'ils n'avaient pas encore vu le film.

"Voilà encore une autre production à sensation dont le but scandaleux et pathétique est d'essayer d'exploiter et de faire de l'argent sur le dos de Michael Jackson", a déclaré la succession dans un document transmis à E! News à l'époque de l'avant-première du film au Festival du film de Sundance. "Wade Robson et James Safechuck ont tous deux témoigné sous serment que Michael n'avait jamais eu le moindre geste inapproprié envers eux. Safechuck et Robson, ce dernier s'étant auto-proclamé « maître de la tromperie », ont attaqué la succession de Michael en justice, en réclamant des millions de dollars. Les poursuites ont toutes deux été rejetées."

Leaving Neverland a été diffusé sur HBO.

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