Selma Blair, 2019 Vanity Fair Oscar Party, 2019 Oscars

Jon Kopaloff/WireImage

Cinq mois après avoir révélé qu'elle était atteinte de sclérose en plaques, Selma Blair est prête à partager son histoire. 

Dimanche, à la soirée Vanity Fair des Oscars 2019, Selma a fait sa première apparition publique, canne à la main. Peu après cela, Blair a accepté de se faire interviewer par Robin Roberts de Good Morning America. Au cours de cette conversation sans détour, l'actrice de 46 ans a révélé l'impact de la maladie sur son corps et sa façon de parler. 

"Je suis très contente de vous voir, de pouvoir expliquer ce que cela fait d'être atteinte d'une forme agressive de sclérose en plaques", a-t-elle expliqué de sa voix saccadée. "Je souffre de dysphonie spasmodique en ce moment."

La star a expliqué qu'on lui a finalement diagnostiqué la maladie, alors qu'elle savait depuis des années que quelque chose n'allait pas. "J'ai pleuré", s'est-elle rappelée. "Ce n'était pas des larmes de panique. Je pleurais, car j'avais découvert que je vivais dans un corps dont j'avais perdu tout le contrôle, et ça m'a apporté un certain soulagement."

  

Comme la mère célibataire l'a expliqué, elle souffrait d'une poussée de sclérose en plaques sans le savoir après la naissance de son fils Arthur, qui a maintenant 7 ans.

"Je faisais tout pour paraître normale et je prenais des médicaments quand il n'était pas avec moi. Je buvais. Je souffrais. Je ne buvais pas tout le temps, mais il y a des fois où je ne supportais plus ce qui m'arrivait, j'avais du mal à vivre ma vie et les médecins ne me prenaient pas au sérieux", a-t-elle expliqué à Roberts. Selon Blair, ses symptômes comme l'épuisement sont passés inaperçus car elle venait d'accoucher et avait des problèmes financiers. Mais sa sclérose en plaques continuait de faire des dégâts en silence.

"Je déposais mon fils à l'école, qui est à 1,5 km, et avant de rentrer à la maison, je devais m'arrêter sur le bas-côté de la route et faire une sieste. J'avais honte, je faisais tout ce que je pouvais, j'étais une très bonne mère, mais ça me rongeait", a-t-elle expliqué sans détour. "Alors quand on m'a annoncé le diagnostic, j'ai pleuré de soulagement, je me suis dit : « Oh, tant mieux, je vais pouvoir faire quelque chose. »"

Quelle a été la réaction de la personne la plus importante dans sa vie ? Son fils s'est inquiété, au début, quand Blair lui a annoncé la nouvelle. Comme elle l'a expliqué, il avait déjà vu les symptômes de la maladie.

"Il s'est retenu de pleurer et il a dit : « Ça va te tuer ? » a-t-elle expliqué. "J'ai dit : « Non. On ne sait jamais ce qui va nous tuer, Arthur. Mais le médecin ne m'a pas dit que j'allais mourir de ça »". Sa réponse ? "Il a dit : « Oh, OK »", a-t-elle expliqué en l'imitant nonchalamment.

Dans les années à venir, l'état de santé de l'actrice pourrait s'améliorer. "[Le médecin] m'a dit que d'ici un an, je pourrais retrouver... à l'époque, il m'a dit 90 pour cent de mes capacités, alors on peut se retrouver l'an prochain pour voir si je vais mieux", a lancé l'actrice à Roberts. "Si je ne vais pas mieux et que je peux encore avoir une conversation, ça me suffira."

Au final, l'actrice se rend compte de l'impact de son interview sur sa propre santé, mais aussi sur les gens atteints de sclérose en plaques. 

"J'avais un peu peur d'en parler [publiquement], mais même mon neurologue m'a dit : « Non, cela sensibilisera les gens parce que personne n'a l'énergie de parler en pleine crise. »"

Mais elle a ajouté, avec humour : "Mais moi si, parce que j'adore les caméras."

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