Le meilleur et le pire des Oscars : la folie Hugh Jackman !

22 février 2009 23:48:00 by Erik Pedersen

ABC/BRETT RATNER

Dis donc, tu as vu quand le type a fait ce truc incroyable... ? Pas de panique, on était là. Découvrez le meilleur et le pire des Oscars cette année, et le reste.

Meilleure performance : même avec la référence un peu forcée "aux Oscars en période de crise", le présentateur Hugh Jackman nous a offert un numéro de chant et de danse particulièrement réussi pour ouvrir la cérémonie, ce qui nous a fait complètement oublier que l'Académie n'avait pas embauché de comique cette année. Démontrant à la fois talent et sens de l'humour, Jackman a parfaitement assuré.

Meilleures paroles de la chanson d'ouverture : "Je nagerais dans une mer d'excréments humains."
—Jackman faisant un numéro de crooner devant Kate Winslet

Plus mauvaise transition : Après un début de cérémonie très bon et farfelu à souhait — la présentation façon techno du Liseur était plus divertissante que le film — la cérémonie s'est enlisée avec ce sombre groupe d'actrices toutes anciennes récipiendaires d'une Oscar de meilleure actrice dans un second rôle, s'exprimant comme si elles allaient bannir la gagnante et l'envoyer sur une planète interdite façon Star Trek.

Meilleur mot d'esprit sur les Brangelina : Jackman a attiré notre attention sur Brad Pitt et Angelina Jolie avant de dire : "Je n'ai pas de blagues à dire sur eux, mais mon contrat m'oblige à les citer au moins cinq fois pendant la cérémonie." (Pas si mal : nous, c'est 25.)

Meilleurs présentateurs : Steve Martin et Tina Fey, qui sont marrants ensemble à la télé et au cinéma, et qui ont rendu un hommage hilarant aux scénaristes, ce qui nous a donné envie de les voir tourner à nouveau ensemble dans un film. Ou lire un truc ensemble.

La plus belle réaction : Jolie ayant l'air totalement sous le charme de son partenaire de Kung Fu Panda, Jack Black, qui était venu remettre un prix avec cette actrice qui jouait dans Friends.

Meilleur moment Twilight : Rob Pattinson nous a offert sa présence pleine de charme aux Oscars, qui était familière aux Twihards et à tous ceux qui ont déjà déjeuné avec un agent d'Hollywood.

Meilleur effets visuels : à celui ou celle qui a eu la brillante idée de réunir sur scène Daniel Craig et Sarah Jessica Parker.

Meilleure réaction : Seth Rogen et James Franco's regardant les comédies de 2008 à moitié stone. Hé mec, le directeur de la photo Jadocs Kaminsky était défoncé !

La blague qui le moins de chance d'être comprise par le milliard de téléspectaurs prévus : l'imitation déjantée d'un Joaquin Phoenix barbu par Ben Stiller était certes marrante, mais un peu en-deça, étant donné que peu de monde reconnait Stiller de manière générale.

Un pot vraiment pourri : le numéro avec claquettes et haut-de-forme de Beyoncé, Zac Efron et consorts a parfaitement résumé l'année du cinéma. Et on parle de 1936.

Le numéro à cinq le plus susceptible d'être réutilisé dans une promo pour "A Prendre ou à laisser" : la nomination pour le meilleur acteur dans un second rôle par cinq acteurs à la manière d'un débat présidentiel, l'humour en moins.

Le moment le plus émouvant : la famille de Heath Ledger recevant le prix en son nom.

Plus grand numéro à sensations : le fildefériste Philippe Petit, sujet du superbe documentaire Le Funambule, posant en équilibre sur son menton un Oscar, devant un milliard de téléspectateurs se demandant s'il allait le faire tomber. Mais pour un homme qui a passé 45 minutes à marcher entre les deux tours du World Trade Center, ce n'était sûrement pas grand-chose.

La meilleure pub : venant juste avant la pub pour le site internet qui vous montre comment gagner 5 000 $ en travaillant de chez soi, le duo Tom Cruise-Jimmy Kimmel a cassé la barraque et y a même mis le feu.

Meilleure décision : le montage très bruyant et bourré d'action et de films de super héros, car soyons honnêtes : ces films ont été ce qui s'est fait de mieux à Hollywood l'an dernier, et The Dark Knight - Le Chevalier Noir  (sans oublier Iron Man) ont été les grands oubliés. Prends ça dans les dents, Le Liseur.

Plus mauvaise décision : après ce montage, le film sur le vieux bébé tout frippé l'a emporté sur The Dark Knight - Le Chevalier Noir et Iron Man. Décidément, il n'y a pas de justice. Sauf dans le monde des super héros.

Le plus éclairé : l’auteur-compositeur A.R. Rahman de Slumdog Millionaire a conclu chacun de ses discours de remerciements avec un commentaire plein de sagesse sur Dieu ou la recherche du bonheur. Vous avez remarqué qu’il a gagné plus d’une fois, pas vrai ?

La plus mauvaise décision de mise en scène : la décision de déplacer la caméra autour de Queen Latifah pendant l’hommage fait aux disparus a fait qu’il était difficile de voir les personnes en question. Ce qui est la base de ce genre d’hommages.

Les meilleurs discours : il y a eu de magnifiques discours, et voici quelques extraits de nos préférés :

"J’ai grandi dans un endroit qui s’appelle Alcobendas, où ce genre de rêve n’est pas très réaliste. Et à chaque nuit des Oscars, je veillais pour voir la cérémonie et je trouvais que c’était un moment d’unité pour le monde, car l’art sous toutes ses formes est, a été, et sera toujours notre langage universel et nous devrions tout faire pour le protéger."
Penélope Cruz, meilleure actrice dans un second rôle pour Vicki Christina Barcelona

"A 13 ans, mes magnifiques parents m’ont fait quitter ce foyer conservateur mormon à San Antonio au Texas pour la Californie, où j’ai entendu l’histoire d’Harvey Milk. Et ça m’a donné de l’espoir. Ça m’a donné l’espoir de vivre ma vie, ça m’a donné l’espoir de vivre un jour ma vie au grand jour et donné l’espoir que peut-être un jour, je tomberais amoureux et que je me marierais."
Dustin Lance Black, meilleur scénario pour Harvey Milk

"Toute ma vie, j’ai eu le choix entre la haine et l’amour. J’ai choisi l’amour. Et je suis là. Que Dieu vous bénisse."
—Le compositeur A.R. Rahman, acceptant son prix pour la meilleure chanson

"Bande de communistes, amoureux des homos. Je ne m’y attendais pas et je tiens à préciser que je sais combien je fais en sorte d’être aussi rarement apprécié."
Sean Penn, acceptant son Oscar de meilleur acteur pour Harvey Milk

"J’ai oublié un type, le type qui a chorégraphié la danse à la fin du film. Il s’appelle Longenus, et je l’ai oublié dans le générique de fin et je ne m’en suis aperçu qu’il y a deux semaines. Je suis un idiot et je vous fais mes plus plates excuses, Longenus. Merci infiniment."
Danny Boyle, recevant gracieusement l’Oscar du meilleur réalisateur pour Slumdog Millionaire

"Domo arigato, M. Roboto."
Kunio Kato, vainqueur du meilleur court-métrage d’animation

Plus grosse critique : D’accord, on n’a pas aimé comment ils ont remis les prix récompensant aux acteurs. Les monologues de cinq précédents vainqueurs aux nominés du moment étaient remplis de minauderies, de trémolos qu’il vaut mieux laisser au discours du gagnant. Trop, c’est trop.

Seconde plus grosse critique : la cérémonie qui jusque-là se déroulait avec rythme et bonne humeur s’est tout d’un coup enlisée dans la dernière demi-heure, rendant les gros trophées particulièrement décevants. Et personne ne veut d’un tel résultat, pas vrai ?

Le moment le plus mémorable : critiques mises à part, on a trouvé que la cérémonie a été orchestrée de main de maître par Hugh Jackman, à notre plus grande surprise. Mais c’est juste notre avis. Et vous, qu’avez-vous pensé ?

Toutes dernières infos