Chadwick Boseman

Mr Porter/Bjorn Iooss

MISE À JOUR : Chadwick Boseman précise son commentaire et son expérience rapportés dans Mr. Porter.  

"J'ai été mal cité dans un article récent sur le fait d'avoir vu des réunions du Ku Klux Klan en Caroline du Sud en 2017. L'événement dont je parlais s'est déroulé pendant le tournage de Captain America: Civil War en 2015. C'était peu de temps après la tuerie de masse et le crime raciste à l'église épiscopale méthodiste africaine Emanuel de Charleston et en plein cœur du débat qui a entraîné le retrait du drapeau des confédérés du capitole de la Caroline du Sud", a-t-il écrit sur Instagram vendredi après-midi. "Le rassemblement dont je parlais était exacerbé par ces événements et représente une partie de ses citoyens blancs et non la totalité. Le journaliste qui a écrit l'article a peut-être mal compris la chronologie. Mais l'histoire du drapeau des confédérés ne s'est pas passée pendant le tournage de Black Panther en 2017 et n'était en aucune manière liée au film." 

Boseman Chadwick a ajouté : "Je dois faire cette distinction à cause du climat clivant actuel et de notre film qui essaie de rendre tous les gens complets. D'ailleurs, je dois remercier mes supporteurs blancs et noirs de l'État dont je suis originaire pour leurs témoignages d'amour et de fierté à mon égard concernant mon personnage, le film, et plus généralement ma carrière."

Chadwick Boseman est peut-être en train d'écrire l'histoire, mais il n'a pas oublié la sienne. 

En tant que star du très attendu Black Panther, l'acteur de 41 ans va incarner le premier super-héros éponyme de l'univers Marvel. S'il s'agit d'un grand moment, Chadwick Boseman se méfie de faire de plus larges projections sur la signification que le film pourrait avoir en dehors des salles de cinéma. 

"J'hésite à dire : « Oui, c'est un mouvement. » Cela dépend du nombre d'entrées. Il faut d'abord qu'il sorte, pas vrai ?", a-t-il expliqué à Mr Porter. "Le public doit venir le voir et pas le pirater."

Chadwick Boseman

Mr Porter/Bjorn Iooss

Si beaucoup pourraient considérer le film comme le moment de gloire de Chadwick Boseman, il a déjà eu le rôle principal dans des films comme 42 et Get on Up. Après s'être fait connaître comme auteur de pièces off-Broadway et réalisateur essayant de percer à Brooklyn, l'acteur se demande pourquoi ça a mis autant de temps. "Quand Denzel [Washington], Sam Jackson ou Morgan Freeman ont-ils connu le succès ? Et pourquoi ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est une question à poser", a-t-il dit au magazine. "Le milieu du show-business recherche des acteurs blancs, mais ce n'est pas pareil pour les acteurs noirs. Nous devons vraiment cravacher."

Quand il grandissait en Caroline du Sud, l'acteur a vécu le racisme. "Ce n'est pas dur de le voir en Caroline du Sud. En allant au lycée, je voyais des drapeaux des confédérés sur des pick-up", se souvient-il. "Je sais ce que c'est d'être un gosse dans un glacier et de se faire traiter de « nègre » par un enfant blanc, mais vos parents vous disent de vous calmer parce qu'ils savent que ça pourrait dégénérer. Certains pick-up ont même essayé de nous sortir de la route."

Alors que Chadwick Boseman se prépare pour la sortie du film le 14 février, il est clair que le changement n'est ni immédiat ni parfait. 

"Quand je tournais Black Panther à Atlanta, j'avais l'habitude d'aller voir ma famille à Anderson pendant les jours de repos. C'est environ à deux heures de route. Et je voyais le Ku Klux Klan se réunir sur le parking d'un Walmart", raconte-t-il à Mr Porter. "Donc, on avance et on recule en même temps. Les gens ne veulent pas voir le changement, ils veulent juste se réveiller et que le changement ait eu lieu. Mais tourner Black Panther, puis passer devant le Ku Klux Klan en voiture, c'est à ça que ressemble le changement."

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