Harvey Weinstein est sous le feu des projecteurs pour les mauvaises raisons.

Jeudi après-midi, le New York Times a révélé son enquête au cours de laquelle plusieurs femmes ont accusé le producteur hollywoodien de harcèlement sexuel. 

Selon le journal, Harvey a conclu au moins huit accords à l'amiable avec différentes femmes au cours de presque 30 ans. Au final, Harvey a fait une déclaration après la sortie de l'article.

"Je suis devenu adulte dans les années 60 et 70, quand toutes les règles de comportement sur le lieu de travail étaient différentes. C'était la culture, à l'époque", a-t-il expliqué. "J'ai depuis appris que cela n'est pas une excuse, au bureau, ou ailleurs. Pour quiconque. J'ai réalisé il y a un certain temps que je devais devenir quelqu'un de meilleur, et mes échanges avec les gens avec qui je travaille ont changé."

Harvey a continué : "Je sais que ma façon de me comporter avec mes collègues par le passé a causé beaucoup de souffrance, et je m'en excuse sincèrement. Même si j'essaye de m'améliorer, je sais que j'ai du chemin à faire. Et je m'y engage."

Ronan Farrow a publié un article dans The New Yorker mardi dans lequel trois femmes accusaient Harvey Weinstein de viol. Son porte-parole a répondu ainsi : "M. Weinstein rejette catégoriquement toutes les allégations de rapports sexuels non consentis. M. Weinstein a de plus confirmé qu'il n'y a jamais eu d'actes de représailles contre des femmes qui auraient refusé ses avances. M. Weinstein ne peut évidemment pas s'exprimer à propos d'allégations anonymes, mais eu égard aux femmes qui ont fait des allégations avérées, M. Weinstein estime que toutes ces relations étaient consensuelles. M. Weinstein a commencé à consulter un thérapeute, a écouté le milieu et a opté pour une voie meilleure. M. Weinstein espère que s'il fait suffisamment de progrès, on lui donnera une seconde chance."

Son avocat a aussi qualifié les allégations dans l'articles du Times de "fausses et diffamatoires" et a dit qu'ils se préparaient à entamer des poursuites contre le journal. 

Alors que de nouvelles allégations sont révélées, certaines des plus grandes stars d'Hollywood s'expriment et partagent leur point de vue. Voyez ce que certains acteur et certaines actrices — qui ont travaillé ou pas avec Harvey par le passé — ont à dire.

Angelina Jolie, Harvey Weinstein

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Angelina Jolie : "J'ai vécu une mauvaise expérience avec Harvey Weinstein dans ma jeunesse, en conséquence de quoi j'ai décidé de ne jamais retravailler avec lui et je mettais en garde ceux qui le faisaient", a-t-elle expliqué au New York Times via e-mail. "Ce comportement à l'égard des femmes, dans quelque domaine et quelque pays que ce soit, est inacceptable."

Gwyneth Paltrow : l'actrice a déclaré au New York Times que lorsqu'elle avait 22 ans, Harvey Weinstein l'avait engagée pour le rôle principal d'Emma l'entremetteuse et qu'avant le début du tournage, il l'avait invitée dans sa suite, avait posé ses mains sur elle et lui avait suggéré des massages. Elle a ajouté : "J'étais une gosse... J'ai signé. J'étais pétrifiée." Elle a expliqué avoir refusé ses avances et l'avoir dit à Brad Pitt, son compagnon de l'époque, qui est allé voir Harvey Weinstein en lui disant de ne plus jamais la toucher.

Cara Delevingne : la star top et actrice a déclaré avoir assisté à une réunion avec Harvey Weinstein et un réalisateur dans le hall d'un hôtel avant de se retrouver seule avec le producteur. Ce dernier l'a alors invitée dans sa chambre. Elle aurait décliné l'offre dans un premier temps, avant d'accepter quand son assistant lui a dit que sa voiture n'était pas prête.

"En arrivant, j'ai été soulagée de trouver une autre femme dans sa chambre et je me suis tout de suite dit que j'étais en sécurité", a-t-elle expliqué dans une déclaration postée sur Instagram. "Il nous a demandé de nous embrasser et elle a commencé à lui faire des avances. Je me suis rapidement levée et je lui ai demandé s'il savait que je chantais. Et j'ai commencé à chanter... Je pensais que ça allait arranger la situation... la rendre plus professionnelle... comme une audition... J'étais très nerveuse. Après avoir fini de chanter, j'ai répété que je devais partir. Il m'a reconduite jusqu'à la porte, avant de se tenir devant et d'essayer de m'embrasser sur la bouche. Je l'ai arrêté et j'ai réussi à quitter la chambre."

"J'ai quand même décroché le rôle et je me suis toujours dit qu'il me l'avait donné à cause de ce qui s'était passé", a poursuivi Cara. "Depuis, je me sens mal d'avoir fait le film. J'ai l'impression de ne pas avoir mérité le rôle. J'ai beaucoup hésiter à parler... Je ne voulais pas blesser sa famille. Je me suis sentie coupable comme si j'avais mal agi. J'étais aussi terrifiée à l'idée que ce genre de choses soit arrivé à beaucoup de femmes que je connais mais que personne n'avait osé parler par crainte. Je veux que les femmes et les jeunes filles qui ont été harcelées, maltraitées ou violées sache que ce n'est JAMAIS de leur faute et que de ne pas en parler fera plus de dégâts que de dire la vérité."

Rose McGowan

Paul Archuleta/FilmMagic

Rose McGowan : peu après que Harvey a été renvoyé de The Weinstein Company, Rose a demandé à son conseil d'administration de démissionner. "Je demande au conseil de démissionner immédiatement", a dit l'actrice au Hollywood Reporter. "Je demande aux hommes d'arrêter d'autres hommes quand ils se comportent de façon répugnante. Les hommes à Hollywood doivent changer au plus vite. Le pouvoir d'Hollywood se meurt, car la société a changé et mûri, et pourtant, pas le comportement masculin à Hollywood. Ça n'a rien de joli. Dans le monde bien plus cool qu'Hollywood dans lequel je vis et travaille, j'ai honte d'être associée à Hollywood." 

Ashley Judd : dans le premier article du New York Times, Ashley était l'une des victimes ayant partagé son expérience avec Harvey. Selon l'actrice, Harvey a demandé s'il pouvait la masser et si elle pouvait le regarder se doucher. "Les femmes parlent de Harvey depuis longtemps, il est grand temps que la conversation ait lieu publiquement", a partagé Ashley dans l'interview.

Asia Argento, Harvey Weinstein

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Asia Argento : l'actrice italienne et star de xXx a expliqué à Ronan Farrow lors d'une interview pour le New Yorker que lorsqu'elle avait 21 ans, le producteur américain lui avait fait un cunnilingus contre son gré dans sa chambre d'hôtel. Elle a précisé qu'il avait continué à la contacter toutes ces années et qu'elle avait fini par céder à ses avances et avait même eu des rapports sexuels consentis avec lui parce qu'elle se sentait "obligée", avant d'ajouter : "Après le viol, il a gagné."

Anthony Bourdain : la star d'Anthony Bourdain Parts Unknown et petit ami d'Asia Argento a tweeté : "@AsiaArgento je suis fier et honoré de te connaître. Tu viens de faire la chose la plus difficile au monde."

Il a aussi répondu à un tweet selon lequel "des DIZAINES d'acteurs et de producteurs connus ont dit « no comment » après que le scandale Weinstein a éclaté". Il a ajouté que c'était "des complices trouillards et qui donnent la nausée". Il a ensuite précisé sa pensée : "Je ne parle pas de ses victimes. Je parle de tous ceux qui savaient et qui n'ont rien dit. Et qui restent encore muets." Il a encore ajouté : "Et pour que les choses soient claires : je parle de tous ceux qui savaient et n'ont rien dit et ceux qui sont ENCORE silencieux. PAS ses victimes."

Anthony Bourdain a ensuite apporté son soutien à Rose McGowan : "@rosemcgowan a vraiment pris les devants. C'est très courageux."

Mark Ruffalo : "Je pense qu'il faut qu'on sorte de notre petit confort si on veut que les choses changent vraiment", a-t-il déclaré à Zuri Hall d'E! News lors de l'avant-première de Thor: Ragnarock. "L'Amérique est devenue si tribale que les gens protègent ceux qui font des choses horribles juste parce qu'ils font partie de leur environnement ou de leur milieu professionnel. C'est aussi mauvais [quand] le président le fait que quand il s'agit de Harvey Weinstein ou qui que soit d'autre, et les hommes doivent défendre les femmes et les femmes doivent défendre les hommes... nous devons sortir de notre petit confort, sinon ça restera pareil."

"Pour être clair, ce que Harvey Weinstein a fait est un abus répugnant de pouvoir, et c'est horrible", a dit l'acteur sur Twitter. "J'espère qu'on voit maintenant le début de la fin de ces abus." Jessica Chastain a plus tard partagé le même tweet avec un message supplémentaire disant : "Tu es un humain formidable."

Meryl Streep : aux Golden Globes 2012, l'actrice avait plaisanté en disant que Harvey était "Dieu". Lundi, l'actrice oscarisée s'est distancée publiquement du producteur. "Les nouvelles honteuses au sujet de Harvey Weinstein ont consterné ceux d'entre nous dont il a soutenu le travail et ceux d'entre nous dont il a soutenu les bonnes causes. Les femmes courageuses qui se sont fait entendre pour dénoncer ces abus sont nos héroïnes", a dit Meryl dans une déclaration à E! News. "Une chose peut être clarifiée. Tout le monde ne le savait pas." 

Grace Gummer
 (la fille de Meryl Streep) : "Le club du silence autour du harcèlement sexuel est immonde", a-t-elle tweeté. "Il doit être brisé. Faites du bruit. Faites preuve de courage. Nous vous écoutons."

Terry Crews : "Toute cette histoire avec Harvey Weinstein me donne du SSPT. Pourquoi ? Parce que ça M'EST ARRIVÉ", a-t-il tweeté. "Ma femme et moi étions à une soirée à Hollywood l'année dernière quand un grand ponte du milieu s'est approché 2 moi et a touché mon service trois pièces... Il m'a appelé le lendemain pour s'excuser mais n'a jamais vraiment expliqué pourquoi il avait agi ainsi. J'ai décidé 2 ne pas aller plus loin avec cette histoire parce que je ne voulais pas être ostracisé, car le prédateur a du pouvoir et qu'il est influent. J'ai laissé tomber. Et je comprends pourquoi autant de femmes à qui ça arrive laissent tomber. Qui va vous croire ? (peu de gens) Quelles sont les répercussions ? (elles sont nombreuses) Est-ce que vous voulez travailler de nouveau ? (Oui) Êtes-vous prêt à être ostracisé ?"

Kate Winslet : "Le fait que ces femmes commencent à parler de harcèlement sexuel par l'un de nos producteurs de cinéma les plus importants et respectés est incroyablement courageux et a été profondément choquant. La façon dont Harvey Weinstein a traité ces jeunes femmes talentueuses et vulnérables ne doit JAMAIS être considérée comme acceptable ou courante dans N'IMPORTE QUEL lieu de travail", a dit l'actrice — qui était dans The Reader de The Weinstein Company — dans une déclaration à Variety. "Je suis certaine que pour ces femmes, cette époque a été, et continue d'être, extrêmement traumatisante. J'applaudis et j'admire leur profond courage, et je soutiens sans équivoque ce niveau de dénonciation nécessaire de quelqu'un qui s'est comporté de façons répréhensibles et répugnantes. Son comportement est sans aucun doute honteux et consternant et très dérangeant. J'avais espéré que ce genre d'histoires étaient des rumeurs inventées, peut-être avons-nous tous été naïfs. Et cela me met en colère. Il doit n'y avoir « aucune tolérance » de ce traitement dégradant et infâme des femmes dans n'importe quel lieu de travail n'importe où dans le monde."

Judi Dench : l'actrice a dit que Harvey avait aidé sa carrière à Hollywood, mais elle n'a pas pu s'empêcher de soutenir les femmes qui ont partagé leurs expériences. "Même s'il ne fait aucun doute que Harvey Weinstein a aidé et soutenu ma carrière au cinéma ces 20 dernières années, j'ignorais totalement ces méfaits qui sont, bien sûr, horrifiants", a dit Judi dans une déclaration, selon The Sun. "J'offre ma compassion à celles qui ont souffert et soutiens de tout cœur celles qui se sont exprimées." 

Lena Dunham : dans une série de tweets récents, la star de Girls a exprimé son soutien aux femmes qui se sont exprimées. "Quiconque disant que ces femmes sont faibles d'avoir accepté un accord à l'amiable ou d'avoir attendu pour s'exprimer, vous ne savez pas ce qu'est l'intimidation", a-t-elle partagé. "Les hommes comme Weinstein menacent ce qui vous est cher : votre sécurité, votre liberté financière, et oui, votre carrière. C'est le moment d'écouter et d'apprendre, et non d'émettre des jugements éthiques sur les femmes qui ont été intimidées, contraintes et blessées."

Glenn Close : "Je suis assise là, profondément bouleversée, admettant à moi-même que oui, pendant de nombreuses années, j'ai entendu de vagues rumeurs sur le fait que Harvey Weinstein se comportait de façon déplacée auprès des femmes. Harvey a toujours été correct avec moi, mais maintenant que les rumeurs sont confirmées, je me sens en colère et très triste", a partagé l'actrice dans une déclaration au New York Times. "Je suis en colère, non seulement contre lui et le complot du silence autour de ses actes, mais aussi contre le phénomène de la « promotion canapé » et le fait que ce soit encore une réalité dans notre métier et dans le monde : la pression horrible, les attentes terribles imposées à une femme quand un tyran puissant, égocentrique et arrogant attend des faveurs sexuelles en échange d'un travail. Dans notre métier, très peu d'acteurs sont indispensables, et les femmes ont bien moins de rôles que les hommes, donc les enjeux sont plus élevés pour les femmes et les rendent plus vulnérables aux manipulations d'un prédateur. J'applaudis le courage monumental des femmes qui se sont exprimées. J'espère que leurs histoires et le reportage qui leur a donné voix représenteront un tournant, que plus d'histoires seront racontées et que des changements auront lieu." 

Brie Larson : peu après que l'article du New York Times a été publié, l'actrice a partagé son avis sur Twitter : "Comme toujours, je soutiens les survivantes courageuses d'agression et de harcèlement sexuel", a-t-elle écrit. "Ce n'est pas votre faute. Je vous crois."

America Ferrera : en partageant l'article d'origine du New York Times sur Twitter, America a ajouté son propre message à l'attention de ses abonnés : "Cet abus de pouvoir doit être dénoncé, peu importe le pouvoir de son auteur", a-t-elle écrit. "Et nous devons publiquement soutenir celles qui ont été assez courageuses pour en parler."

Christian Slater : "Les femmes qui dénoncent les auteurs de sévices prennent un risque énorme, et il est dur de croire qu'on puisse le leur reprocher, ou douter d'elles, ou les culpabiliser", a dit l'acteur dans une longue déclaration sur Twitter. "Les actes courageux des femmes qui ont parlé et des journalistes qui ont partagé leur vérité ont mis au défi ce paradigme. Aucune femme ne devrait avoir peur pour sa sécurité sur le lieu de travail. Aucun homme ne devrait pouvoir échapper aux conséquences de ses actes."

Julianne Moore, 2016 Oscars, Academy Awards, Accessories

Jordan Strauss/Invision/AP

Amber Tamblyn : en partageant un article demandant à Harvey d'annuler les accords de confidentialité pour que les femmes puissent raconter leurs histoires, Amber a ajouté : "M. Weinstein, j'aurais du respect pour vous si vous le faisiez. Le début de toute guérison, c'est la vérité. Laissez-les parler." Quant à ceux qui ont critiqué les femmes qui ont attendu pour parler, l'actrice avait un message. "Arrêtez de tenir les actrices et femmes responsables de ces silences et de leur reprocher de ne pas avoir parlé avant. Arrêtez", a-t-elle expliqué.

Julianne Moore : "Parler d'abus sexuel et de coercition est effrayant et les femmes n'ont rien à gagner personnellement à le faire", a écrit Julianne à ses abonnés Twitter lundi matin, avant de rendre hommage aux femmes qui ont partagé leurs histoires avec le New York Times. "Mais par leur courage, nous avançons en tant que culture, et je les remercie. Soutenez @AshleyJudd @Rosemcgowan et les autres."

George Clooney, Golden Globes

Paul Drinkwater/NBC

George Clooney : "C'est indéfendable. C'est le seul mot avec lequel commencer", a dit l'acteur oscarisé dans une déclaration au Daily Beast. "Harvey a avoué, et c'est indéfendable. Je connais Harvey depuis vingt ans. Il m'a donné mes premiers grands rôles en tant qu'acteur dans des films comme Une nuit en enfer, il m'a donné mon premier boulot de réalisateur avec Confession d'un homme dangereux. On a dîné ensemble, on a été en tournage ensemble, on a eu des disputes. Mais je peux vous dire que je n'ai jamais été témoin de ce comportement, jamais." 

Judd Apatow : en partageant un article suivant l'article principal du New York Times sur Harvey, Judd a partagé son avis sur le scandale juridique. "Ce que Harvey Weinstein a fait était odieux. Il a avoué l'avoir fait", a dit le réalisateur. "Pourquoi quiconque devrait-il rester silencieux dans son dégoût et son soutien des victimes ?"

Jessica Chastain : "On m'a avertie dès le début. Les histoires étaient partout. Le nier, c'est créer un environnement où ça peut arriver à nouveau", a partagé Jessica avec ses abonnés Twitter après avoir partagé de nombreux articles sur l'affaire de Harvey. Et quand un abonné a demandé pourquoi elle avait travaillé avec lui pour The Disappearance of Eleanor Rigby, elle a répondu : "Parce que le réalisateur le voulait, même après que j'ai dit être contre."

Jesse Tyler Ferguson : en partageant le tweet de Mark Ruffalo sur Harvey, la star de Modern Family a ajouté ses propres remarques à la conversation. "Mon cœur se brise pour toutes celles qui ont été blessées par cet homme", a écrit Jesse. "En tant qu'acteur, humain et féministe, je les soutiens. Je l'ai toujours fait et je le ferai toujours." 

Olivia Wilde : "1. Soyons clairs. Ce que Harvey Weinstein a fait à ces femmes était de l'abus. Je suis dérangée et dégoûtée. C'est consternant. 2. Même si je n'en ai jamais été témoin, je suis solidaire de ses victimes, et j'espère que leur courage envoie un message fort à tous les abuseurs de pouvoir", a partagé Olivia sur Twitter. "3. Les reproches aux victimes doivent s'arrêter. Tout comme les reproches aux femmes qui n'ont pas parlé avant. Elles ont parlé, et on est là pour les écouter."

Connie Britton : "Je suis fière et impressionnée par les femmes qui se sont exprimées", a dit Connie à E! News en exclusivité à l'avant-première de SMILF lundi. "Mais je dois aussi dire que je suis... contente que Harvey prenne du temps pour voir ça d'un point de vue thérapeutique... Je suis contente qu'il fasse ce choix. J'espère qu'en tant que figure proéminente de la culture, ce sera un exemple pour les gens et que ça commencera à changer la culture."

Stephen Colbert : l'animateur de The Late Show a parlé de Harvey dans son émission de lundi. "En parlant d'un truc qu'on n'a jamais remarqué alors que c'était sous nos yeux... le célèbre producteur hollywoodien et Shrek humain, Harvey Weinstein, est quelqu'un de mauvais." Il a dit que c'était "un comportement monstrueux qui, dans un monde juste, ne pourrait pas continuer durant des décennies." Il a ajouté : "C'est indéfendable."

Jennifer Lawrence : l'actrice a dit à E! News dans une déclaration mardi : "J'ai été profondément dérangée par la nouvelle sur le comportement de Harvey Weinstein. J'ai travaillé avec Harvey il y a cinq ans, et je n'ai pas vécu de harcèlement personnellement, et j'ignorais tout de ces allégations. Ce genre d'abus est inexcusable et tout à fait bouleversant. Mon cœur est avec toutes les femmes affectées par ces actes répugnants. Et je veux les remercier de leur courage de parler."

Mindy Kaling : Mindy a écrit sur Twitter lundi : "Il n'y a aucun avantage pour les femmes à Hollywood à dire des mensonges sur le fait qu'un producteur puissant les a harcelées sexuellement. Je les crois." Et elle a écrit : "Pourquoi est-il utile que les hommes en parlent ? Parce que c'est ce dont cette personnalité a le plus peur : la désintégration du soutien masculin tacite de ce comportement." 

Paul Feig: Paul a tweeté lundi : "Il n'y a aucune excuse pour des monstres comme Harvey Weinstein. C'est à nous tous, hommes et femmes, de dénoncer le harcèlement et l'abus sexuel." 

Jimmy Kimmel : l'animateur de Jimmy Kimmel Live a répondu à la question de Donald Trump Jr ce week-end lui demandant son avis sur Harvey Weinstein. "Vous voulez dire cet article du @nytimes, journal en échec, libéral et partial ? Je trouve ça répugnant." Il a aussi parlé de Weinstein dans l'émission de lundi partageant une plaisanterie sur le producteur comme promis. "Quelle est la différence entre Harvey Weinstein et le Pillsbury Doughboy ? Quand le Pillsbury Doughboy vous propose un roll (petit pain en anglais, homonyme de "rôle"), il ne vous demande pas de le regarder prendre une douche."

Seth Meyers : Seth a demandé à trois femmes écrivains du Late Night With Seth Meyers de répondre aux excuses de Weinstein. "Il a été révélé que le célèbre producteur hollywoodien Harvey Weinstein a harcelé sexuellement des femmes et les a payées pour qu'elles se taisent", a dit Meyers dans son émission de lundi. "Et même si les allégations sont choquantes, ce qui est tout aussi choquant, ce sont les excuses de Weinstein faites après la publication de l'article. Ici pour commenter, trois de nos écrivains, Amber, Allie et Jenny." Regardez la vidéo ci-dessus pour voir leur réponse.

Lin-Manuel Miranda : l'acteur a écrit sur Twitter mardi : "Je suis consterné et repoussé par la nouvelle sur Weinstein, comme quiconque avec un cœur qui bat. Et j'admirerai toujours le courage de celles qui ont parlé." Ben Affleck : Ben s'est exprimé sur sa page Facebook mardi. "Je suis attristé et en colère qu'un homme avec qui j'ai travaillé ait utilisé sa position de pouvoir pour intimider, harceler sexuellement et manipuler de nombreuses femmes sur des décennies. Les allégations supplémentaires d'agression que j'ai lues ce matin m'ont rendu malade. Cela est totalement inacceptable, et je me demande ce que je peux faire pour m'assurer que cela n'arrive pas à d'autres. Nous devons mieux protéger nos sœurs, amies, collègues et filles. Nous devons soutenir celles qui se sont exprimées, condamner ce type de comportement quand on le voit et aider à s'assurer qu'il y ait plus de femmes en positions de pouvoir."

Une personne sur Twitter a rappelé la fois où il a touché la poitrine d'Hilarie Burton dans TRL.

"Je n'ai pas oublié", a-t-elle tweeté. "Franchement, merci pour ce geste. J'étais jeune."

Ben Affleck s'est alors excusé auprès de l'actrice.

"Je me suis mal comporté avec Mme Burton et je m'excuse sincèrement", a-t-il tweeté.

Matt Damon : "Écoutez, avant même d'être connu, je ne tolérais pas ce genre de comportement", a-t-il déclaré à Deadline. "Mais maintenant que je suis père de quatre filles, c'est le genre de prédateur sexuel qui m'empêche de dormir la nuit. C'est la grande peur pour nous tous... On sait que ça arrive dans le monde. J'ai fait cinq ou six films avec Harvey. Je n'ai jamais vu ça. Beaucoup d'acteurs ont déclaré que tout le monde était au courant. Ce n'est pas vrai. Ce type de prédation se déroule derrières les portes closes, à l'abri du public. S'il y a eu une soirée où j'étais et au cours de laquelle Harvey a eu ce genre de comportement et que je n'ai rien vu, alors je suis vraiment désolé, car je l'aurais empêché."

"Et je vais écarquiller les yeux dorénavant, en tant que père, pour surveiller ce genre de comportement", a-t-il ajouté. "Parce qu'on sait que ça arrive. Je me sens très mal pour ces femmes, et c'est merveilleux qu'elles fassent preuve d'un incroyable courage et qu'elles se battent désormais. On sent tous ce changement qui est en train de s'opérer, qui est nécessaire et qui n'a que trop tardé. Les hommes ont une grande part dans ce changement, il faut être vigilant, il faut aider à protéger et dénoncer ce genre de choses parce que nous avons nos sœurs, nos filles et nos mères. Ce genre de choses ne doit pas arriver. Ce matin, j'éprouve un profond mal au cœur."

Matt Damon a également nié un article selon lequel il aurait essayé de "faire taire" une histoire sur le comportement de Weinstein quand la journaliste Sharon Waxman avait mené une enquête il y a 13 ans.

"Que les choses soient claires, je n'essaierais jamais au grand jamais de faire taire une histoire pareille", a-t-il précisé. "Je ne ferais pas ça. Ce n'est pas quelque chose que je ferais, pour qui que ce soit."

Emma Watson : l'actrice a écrit sur Twitter mardi : "Je soutiens toutes les femmes qui ont été harcelées sexuellement, et je suis admirative de leur courage. Le mauvais traitement des femmes doit s'arrêter." Elle a continué : "Dans ce cas, c'était des femmes qui étaient affectées, mais je soutiens aussi tous les hommes, oui, toutes les personnes, qui ont souffert de harcèlement sexuel." 

Rosie O'Donnell : Rosie a parlé à E! News sur le tapis rouge de l'avant-première de SMILF lundi. "Vous savez, j'ai 55 ans, il a 65 ans, il est devenu très célèbre en même temps que ma série était un hit. Alors je le connaissais, et ces histoires ne m'ont pas surprise." Pour voir plus de commentaires de Rosie, voyez la vidéo ci-dessus.

Nicole Kidman : l'actrice a dit dans une déclaration à E! News mardi : "Comme je l'ai dit publiquement auparavant, je soutiens et applaudis toutes les femmes et les femmes qui dénoncent tout abus de pouvoir, que ce soit la violence domestique ou le harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Il faut éradiquer ce comportement."

Hillary Clinton : une déclaration de Hillary postée sur Twitter mardi disait : "Je suis choquée et consternée par les révélations au sujet de Harvey Weinstein. Le comportement décrit par les femmes qui se sont exprimées ne peut être toléré. Leur courage et soutien des autres est critique pour aider à stopper ce genre de comportement." 

Chloë Grace Mortez : Chloë a écrit sur Instagram mardi : "Les femmes qui ont dénoncé l'un des hommes les plus puissants de notre métier sont des héroïnes pour toutes les femmes dorénavant. Je les soutiens, et je suis malade des crimes qu'il a commis, je veux un lieu de travail plus sûr pour toutes les femmes."

Gretchen Mol  : "Je suis en colère et dégoûtée par l'abus de pouvoir de Harvey Weinstein et ses agressions éhontées envers les femmes. Ce genre d'agressions envers les femmes n'est que trop familier, et pour beaucoup d'entre nous, c'est difficile d'être surprises", a écrit l'actrice dans une colonne du Hollywood Reporter. "Je compatis énormément avec les femmes qui ont dû faire face à ce comportement très présomptueux, agressif, révoltant et inexcusable. Je les remercie et j'applaudis le fait qu'elles aient eu le courage de s'exprimer."

Viola Davis, The Rape Foundation

Photo by Stefanie Keenan/Getty Images for The Rape Foundation

Benedict Cumberbatch : "Je suis absolument écœuré par la révélation continue des actions horribles et impardonnables de Harvey Weinstein", a déclaré l'acteur dans un communiqué envoyé au Hollywood Reporter. "Nous devons tous prendre la défense et soutenir les victimes d'agressions comme ces femmes courageuses et sources d'inspiration qui se sont exprimées contre lui et leur dire qu'on les écoute et qu'on les croit. Ainsi d'autres trouveront peut-être la force de s'exprimer à leur tour. Mais nous ne devrions pas attendre qu'il y ait d'autres histoires similaires. Notre milieu et notre société dans son ensemble doivent jouer leur rôle. Il ne doit y avoir aucune tolérance pour un tel comportement. Nous le devons à ces femmes courageuses qui se sont exprimées."

Viola Davis : "Le prédateur veut que vous vous taisiez. Ça nourrit son sentiment de pouvoir, son sentiment d'être dans son droit ET ça nourrit votre honte. Notre corps n'est pas « un trophée de guerre »… un trophée à collectionner pour entretenir votre ego", a déclaré l'actrice de Murder dans une déclaration adressée à Variety. "C'est le NÔTRE !!! Il ne vous appartient pas !! Et quand vous le prenez sans notre permission, ça nous DÉTRUIT…… comme un virus !!! Aux prédateurs, à Weinstein, à l'inconnu, au proche, au petit ami, je vous dis ceci : « Vous pouvez choisir votre péché, mais vous ne pouvez pas choisir ses conséquences. » Aux victimes, je dis : « Je vous vois. Je vous crois… et je vous écoute."

Barack et Michelle Obama : "Michelle et moi avons été dégoûtés par les dernières informations concernant Harvey Weinstein. Tout homme qui dégrade et humilie les femmes d'une telle manière mérite d'être condamné et d'être tenu responsable, indépendamment de sa richesse ou de son statut", a déclaré l'ancien président américain dans un communiqué. "Nous devrions rendre hommage au courage de ces femmes qui ont trouvé la force de raconter leurs histoires douloureuses. Et nous devons tous construire une culture, y compris en valorisant les jeunes filles et en apprenant aux garçons à faire preuve de décence et de respect, afin que de tels comportements soient moins courants à l'avenir."

Charlize Theron, Today

Today

Charlize Theron : "Les femmes qui ont raconté leurs agressions ont une attitude courageuse et héroïque et bien que n'ayant pas eu d'expérience personnelle de la sorte avec Harvey Weinstein, je ne peux pas dire que ça me surprenne", a-t-elle expliqué sur Instagram. "Cette culture a toujours existé, pas seulement à Hollywood mais à travers le monde. Et beaucoup d'hommes de pouvoir s'en sont sortis pendant trop longtemps. Et nous ne devons pas accuser les victimes. Beaucoup de ces femmes sont jeunes, commencent dans leurs domaines respectifs et n'ont aucun moyen de résister à un homme avec autant de pouvoir sur elles. Si elles parlent, on les fait taire, et ça pourrait être la fin de leur carrière. C'est un pas en avant très positif afin de changer cette culture, et ces jeunes femmes doivent savoir qu'elles sont soutenues si quelque chose leur arrive. Et je veux toutes vous dire que je suis là pour vous soutenir." 

Leonardo DiCaprio : "Le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles sont inexcusables, peu importe qui vous êtes ou votre profession", a déclaré l'acteur via Twitter. "J'applaudis le courage et la force des femmes qui se sont exprimées et qui se sont fait entendre."

Minnie Driver : "À la lumière des révélations sur Harvey Weinstein ces derniers jours, je trouve nécessaire de faire part de mon soutien envers ces femmes qui ont été victimes et qui ont été assez courageuses pour en parler", a déclaré la star de Will Hunting dans un communiqué adressé à Variety. "Si je n'ai jamais subi d'agressions quand j'ai travaillé avec Harvey, je pense que c'est important d'ajouter ma voix à celles de toutes les femmes qui ont été victimes d'agressions de la part d'hommes de pouvoir."

Alyssa Milano : "Si je suis dégoûtée et en colère à propos des troublantes accusations d'attitude de prédateur et d'abus de pouvoir à l'encontre de Weinstein, je suis heureuse, et même aux anges, que ça ait ouvert une conversation autour du harcèlement sexuel permanent, de l'objectification et de l'humiliation des femmes", a écrit l'actrice dans patriotnotpartisan.com. "Aux femmes qui ont souffert d'une forme ou une autre d'abus de pouvoir, je suis à vos côtés. Aux femmes qui se sont exprimées contre un système qui est fait pour que vous restiez silencieuse, je suis en admiration devant vous et je suis impressionnée par votre force morale. Ce n'est pas facile de dévoiler de telles expériences, surtout publiquement. Votre force va en inspirer d'autres. Merci, merci, merci, de vous battre pour que, je l'espère, ma fille n'ait pas à le faire."

Sophia Bush : "Putain, je dis oui à toutes les femmes qui s'expriment. Dans tous les domaines professionnels. Dans tous les systèmes qui les oppressent. Le changement arrive. Putain. Oui", a-t-elle tweeté.

Heather Graham : "J'espère que ce moment sera le point de départ d'un dialogue pour redéfinir le harcèlement sexuel au travail et donner la force aux femmes de s'exprimer quand elles se sentent mal à l'aise dans une certaine situation. Je souhaite que ce dialogue couvre des zones opaques où on se dit : « Est-ce que ce qui vient d'arriver est bien arrivé ? » et que nous n'ayons plus jamais honte en pensant devoir nous endurcir, ou en pensant que notre histoire n'est pas assez exemplaire pour avoir de l'importance. » Je suis heureuse que les victimes soient entendues, que des gens importants à Hollywood s'expriment pour dire que ce genre de comportement n'est plus acceptable et qu'un prédateur subisse enfin les conséquences de ses actes : cela signifie que le monde commence à évoluer dans le bon sens", a écrit l'actrice dans Variety. "Si je me sens encore coupable de ne pas avoir parlé pendant toutes ces années, je suis contente de ce moment de prise de conscience. À toutes les femmes qui ont subi ces zones d'ombre, je dis : « Je vous crois. »"

La British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) : le groupe a suspendu la carte de membre de Harvey Weinstein à la suite des accusations, expliquant dans un communiqué : "Si la BAFTA a bénéficié du soutien de M. Weinstein pour son travail caritatif, nous considérons que son comportement supposé est complètement inacceptable et incompatible avec les valeurs de la BAFTA. Cela a engendré la suspension de M. Weinstein, et cela sera suivi d'une procédure officielle comme expliqué dans la constitution de la BAFTA. Nous espérons que cette annonce enverra un message fort qu'un tel comportement n'a absolument pas sa place dans notre milieu. La BAFTA continuera de travailler avec l'industrie du cinéma, des jeux et de la télévision, afin d'améliorer l'accès à des carrières enrichissantes et satisfaisantes dans un environnement de travail à la fois sûr et professionnel."

Le Sundance Institute et le Festival de Sundance : "Le Sundance Institute et le Festival du film de Sundance dénoncent, de la façon la plus vigoureuse, le comportement de Harvey Weinstein décrit par un nombre grandissant de femmes qui ont courageusement pris la parole", a indiqué le groupe dans un communiqué via Twitter. "Les accusations sont abominables et profondément choquantes. Nous reconnaissons que trop souvent ce genre de pratiques abusives prospère dans l'ombre et nous exprimons notre solidarité envers les femmes courageuses qui ont permis de mettre ça en lumière."

I was called to meet Harvey Weinstein at the Savoy Hotel when I was 17. I assumed it would be in a conference room which was very common.When I arrived ,reception told me to go to his room . He opened the door in his bathrobe . I was incredibly naive and young and it did not cross my mind that this older ,unattractive man would expect me to have any sexual interest in him .After declining alcohol and announcing that I had school in the morning I left ,uneasy but unscathed.A few years later he asked me if he had tried anything with me in that first meeting .I realized he couldn't remember if he had assaulted me or not .I had what I thought were boundaries - I said no to him professionally many times over the years-some of which ended up with him screaming at me calling me a cunt and making threats, some of which made him laughingly tell people oh "Kate lives to say no to me ." It speaks to the status quo in this business that I was aware that standing up for myself and saying no to things,while it did allow me to feel uncompromised in myself,undoubtedly harmed my career and was never something I felt supported by anyone other than my family.I would like to applaud the women who have come forward , and to pledge that we can from this create a new paradigm where producers,managers,executives and assistants and everyone who has in the past shrugged and said " well, that's just Harvey /Mr X/insert name here " will realize that we in numbers can affect real change.For every moment like this there have been thousands where a vulnerable person has confided outrageous unprofessional behavior and found they have no recourse, due to an atmosphere of fear that it seems almost everyone has been living in .I had a male friend who, based on my experience,warned a young actress who said she was going to dinner with Harvey to be careful. He received a phone call the next day saying he would never work in another Miramax film ;the girl was already sleeping with Harvey and had told him that my friend had warned her off.Let's stop allowing our young women to be sexual cannon fodder,and let's remember that Harvey is an emblem of a system that is sick,and that we have work to do.

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Kate Beckinsale : l'actrice a écrit à ses fans sur Instagram jeudi : "On m'a demandé de rencontrer Harvey Weinstein au Savoy Hotel quand j'avais 17 ans. Je pensais que ce serait dans une salle de réunion, ce qui était la coutume. Quand je suis arrivée, la réception m'a dit d'aller dans sa chambre. Il m'a ouvert la porte en peignoir. J'étais extrêmement naïve et jeune, et ça ne m'était pas venu à l'esprit que cet homme plus âgé et moche espérait que je sois attirée par lui. Après avoir refusé de l'alcool et avoir expliqué que j'avais école ce matin-là, je suis partie, mal à l'aise mais saine et sauve. Quelques années plus tard, il m'a demandé s'il avait tenté quelque chose avec moi lors de notre première rencontre. J'ai compris qu'il ne se souvenait pas s'il m'avait agressée ou non. J'avais établi ce que je pensais être des barrières avec lui. Je lui avais dit non professionnellement de nombreuses fois au cours des années, et il avait fini par me hurler dessus, en me traitant de pute, en me menaçant et en racontant en rigolant aux gens : "Kate adore me dire non." Ça montre le statu quo dans ce milieu, et je savais qu'en me défendant et en refusant certaines choses, même si ça me permettait de me sentir intègre, ça avait indubitablement affecté ma carrière et que je n'étais jamais sentie soutenue hormis par ma famille. J'applaudis les femmes qui se sont exprimées, et à partir de ça, nous pouvons créer un nouveau paradigme où les producteurs, les managers, les pontes, les assistants et ceux qui, par le passé, ont haussé les épaules en disant : "C'est juste Harvey /M. X/insérez un nom ici" vont réaliser que nous pouvons collectivement changer les choses. Pour chaque moment comme ça, il y en a eu des milliers d'autres où une personne vulnérable a parlé d'un comportement au travail absolument pas professionnel et n'a trouvé aucun recours, à cause d'une atmosphère de peur dans laquelle tout le monde semble avoir vécu. J'ai un ami qui, suite à mon expérience, a mis en garde une jeune actrice qui allait dîner avec Harvey. Il a reçu un coup de fil le lendemain expliquant qu'il ne travaillerait plus jamais dans un film Miramax ; la fille couchait déjà avec Harvey et lui avait dit que mon ami l'avait mise en garde. Empêchons ces jeunes femmes d'être de la chair à canon sexuelle, et souvenons-nous que Harvey est le symbole d'un système malade et que nous avons du pain sur la planche."

Jane Fonda : Jane a déclaré à Christiane Amanpour de CNN :  "J'ai appris pour Harvey il y a environ un an et j'ai honte de ne rien avoir dit à l'époque. Je n'ai pas été assez courageuse, sûrement parce que ça ne m'était pas arrivé et donc que je ne sentais pas que c'était à moi de le faire."

Blake Livey : Blake a déclaré pendant une interview avec The Hollywood Reporter : "Je n'ai jamais vécu une telle expérience avec Harvey, et je pense que si des gens entendaient ces histoires… J'avais suffisamment confiance en l'humanité pour penser que ça n'aurait pas continué. Je n'ai jamais entendu de telles histoires, je n'ai jamais entendu quelque chose de précis, mais c'est bouleversant d'entendre ça." L'actrice a poursuivi : "La chose la plus importante, c'est que lorsque les gens évoquent leur histoire, des gens doivent les écouter et les croire, et les prendre au sérieux. Même s'il est important d'être en colère par rapport à ça, il est important de rappeler que ça existe ailleurs et qu'il faut regarder partout. Ce n'est pas un incident isolé. Ça ne doit pas arriver, et ça arrive pourtant dans tous les milieux."

Blake a ajouté : "C'est important que les femmes soient furieuses en ce moment. C'est important qu'il y ait une révolte. C'est important que nous n'acceptions pas ça et que nous ne nous focalisions pas seulement sur une, deux, trois ou quatre histoires, c'est important de se concentrer sur l'humanité en général et de se dire : « C'est inacceptable. »"

Ryan Gosling : Ryan a tweeté jeudi : "Je veux apporter mon soutien aux femmes qui ont eu le courage de s'exprimer contre Harvey Weinstein. Comme beaucoup de gens à Hollywood, j'ai travaillé avec lui et je suis très déçu de ne pas avoir vu ces expériences dévastatrices de harcèlement sexuel et de mauvais traitements. Il est emblématique d'un problème systémique. Les hommes devraient soutenir les femmes et travailler ensemble jusqu'à ce qu'il y ait de réelles responsabilités et un vrai changement."

Claire Forlani : Claire a posté sur Twitter jeudi : "J'ai été contactée par Ronan Farrow pour l'article qu'il a écrit sur Harvey Weinstein. Il n'a pas précisé qu'il s'agissait de Harvey, mais quand j'ai reçu l'e-mail, j'ai tout de suite su que c'était lui. J'ai parlé à des hommes proches de moi, et ils m'ont tous dit de ne pas parler. J'avais déjà dit à Ronan que je parlerais avec lui mais sur les conseils de mon entourage, en particulier les hommes autour de moi, je n'ai pas passé ce coup de fil. Aujourd'hui, j'ai un peu honte, comme une femme qui ne soutient pas les autres femmes. Je viens de lire l'article de Mira Sorvino dans Time, et elle écrit combien elle avait peur de s'exprimer et de participer. Ça m'a un peu consolée."

Claire a poursuivi : "Rien ne m'est arrivé avec Harvey, j'entends par là que je me suis échappée cinq fois. J'ai eu deux rendez-vous au Peninsula Hotel le soir avec Harvey, et tout ce dont je me souviens, c'est que j'ai évité la situation comme je pouvais et que j'ai fini par partir sans qu'il me bave dessus, bon juste un peu. Oui, un massage a été suggéré. Lors des trois dîners avec Harvey, je ne me souviens plus des dates, mais j'avais 25 ans. Je me souviens qu'il m'avait parlé de toutes les actrices qui avaient couché avec lui et ce qu'il avait fait pour elles. Je n'y avais pas cru [sic], je savais que Harvey était un roi de la manipulation. Il m'a aussi annoncé lors du dernier dîner chez Dominic's que son pilote était toujours en stand-by parce qu'il n'arrivait pas à me faire coucher avec lui, ce à quoi j'ai répondu comme j'avais l'habitude de le faire, à savoir en restant légère, en blaguant et en passant à autre chose. J'ai toujours cru être une pro pour gérer ce genre de types, j'ai eu mon lot d'expériences. Parfois, je me suis mise en colère, vraiment en colère. Je me demandais pourquoi il y avait écrit « proie » sur mon front, mais j'ai gardé ça pour moi."

Florence Darel : Florence a expliqué à People que Harvey lui "aurait fait des avances dans une chambre d'hôtel", alors que sa première femme, Eve Chilton, était dans l'autre pièce. "J'étais sous le choc. J'étais choquée. J'étais abasourdie. Quand vous avez quelqu'un d'aussi dégoûtant physiquement devant vous, qui continue encore et encore comme si c'était parfaitement normal… Ce qui m'est arrivé n'était peut-être pas illégal mais c'était déplacé. Vraiment déplacé", a-t-elle précisé à la publication.

Julia Roberts : l'actrice a déclaré à People jeudi : "Un homme puissant et corrompu joue de son influence pour maltraiter et manipuler des femmes. On a déjà entendu cette histoire exaspérante et déchirante un nombre incalculable de fois. Et on l'entend à nouveau. Je garde fermement espoir que nous puissions faire front commun en tant que société face à ce genre de comportement de prédateur, afin de permette aux victimes de s'exprimer et de guérir, et d'y mettre un terme une bonne fois pour toutes."

Julia a poursuivi : "Si vous avez subi des agressions ou du harcèlement, vous pouvez vous faire aider, y compris via l'organisation RAINN.org (Rape, Abuse & Incest National Network). Ou appelez [aux États-Unis] la hotline National Sexual Assault au 800-656-HOPE (4673)."

Emma Thompson : Emma a expliqué à BBC Newsnight : "Je n'étais pas au courant de ces choses, mais ça ne me surprend pas du tout, et c'est endémique dans notre système. Ce que je trouve extraordinaire, c'est que cet homme soit au sommet de ce drôle d'iceberg. Il… Je ne pense pas qu'on puisse le décrire comme un « obsédé sexuel ». C'est un prédateur. Mais il est, ou était, au sommet d'une échelle qui représente un système de harcèlement, de dénigrement, d'intimidation et d'ingérence, ce que ma mère aurait appelé à l'époque « être insistant »."

L'actrice a poursuivi : "« Est-il trop insistant ? » C'est l'expression qu'on utilisait à l'époque, si vous vous en souvenez. Ça fait partie de notre monde, le monde des femmes, depuis des temps immémoriaux. Donc, il faut parler de la crise de la masculinité, la crise de l'extrême masculinité, qui se traduit par ce genre de comportement et par le fait qu'il soit accepté mais aussi représenté par les hommes les plus puissants au monde en ce moment."

Heidi Klum : Heidi a dit jeudi à People : "J'aimerais pouvoir dire que les horribles histoires sur Harvey Weinstein arrivent rarement dans notre société, mais ça n'est pas le cas. Nous serions naïfs de penser que ce comportement n'a lieu qu'à Hollywood. C'est un exemple d'un problème plus général, à savoir le mauvais traitement des femmes dans le monde. Je pense qu'il serait difficile de trouver une femme, moi y compris, qui n'a pas eu une expérience où elle s'est sentie intimidée ou menacée par un homme usant de son pouvoir ou de sa stature physique. J'admire profondément les femmes courageuses qui ont décidé de partager leur histoire, car il ne peut y avoir de changement que s'il y a un dialogue et si les gens sont tenus pour responsables."

Mariska Hargitay : Mariska a tweeté vendredi : "À toutes les survivantes courageuses qui ont fait entendre leur voix cette semaine pour mettre en lumière le harcèlement sexuel et la violence dans le monde du divertissement, et à ceux qui pensent ne pas être entendus : je suis à vos côtés, aujourd'hui et pour toujours. #SoutenirLesSurvivantes."

Minka Kelly : Minka a écrit sur Instagram vendredi : "J'ai rencontré Harvey lors d'une fête à Hollywood. Le lendemain, mon agent m'a annoncé qu'il voulait me voir pour une réunion générale. Le lieu de rencontre était sa chambre d'hôtel. Je n'étais pas à l'aise à l'idée d'y aller, donc j'ai refusé. Le lendemain, on s'est assis avec une assistante dans le restaurant de l'hôtel. Il m'a raconté des conneries pendant cinq minutes, à propos des films qu'il pourrait me faire faire, puis a demandé à l'assistante de nous laisser. Après son départ, il a dit : « Je sais que tu ressentais ce que je ressentais quand on s'est rencontrés l'autre soir », puis m'a fait miroiter une vie de luxe faite de voyages à travers le monde à bord de jets privés, etc. SI j'étais sa petite amie. Ou : « On peut garder une relation professionnelle. » Tout ce que je savais, c'est qu'il ne fallait pas offenser cet homme puissant et qu'il fallait sortir de cette situation le plus vite possible. Je lui ai dit que bien que flattée, je préférais garder une relation professionnelle. Il m'a dit : « Très bien. Je te fais confiance pour ne dire à personne ce qui s'est passé. » J'ai répondu : « Bien sûr. Merci infiniment d'avoir pris le temps de me rencontrer », c'était la seule façon que je voyais de terminer avec grâce et de m'éclipser."

Minka a ajouté : "J'ai tout de suite dit à mon agent ce qui s'était passé. On était étonnés par son audace et contents que j'aie eu l'idée de ne pas l'offenser, et nous avons ri de savoir combien j'étais heureuse de m'en être sortie. Aucun de nous deux n'était vraiment surpris, car ce n'était pas très éloigné des conneries quotidiennes de la vie d'une actrice. Je suis désolée d'avoir suivi ses ordres, d'avoir été complice en protégeant son comportement, qu'il savait être répréhensible, sinon il ne m'aurait pas demandé de ne rien dire à personne au départ. De l'avoir fait se sentir bien par rapport aux grossièretés qu'il m'avait dites et d'avoir cru que la seule façon de m'en sortir était de dire que j'étais flattée. De ne pas avoir insisté pour que mes agents ne me permettent jamais d'avoir des rendez-vous dans des chambres d'hôtel (avec lui ou qui que ce soit d'autre), car je ne sais vraiment pas ce qui se serait passé si je m'étais présentée au premier rendez-vous comme prévu. 
Minka a conclu son message de la manière suivante : "Je suis horrifiée pour toutes ces femmes à qui l'on a dit que c'était en partie de leur faute. Plus d'Harvey Weinstein à Hollywood ne résout pas le problème, mais peut-être que plus de personnes partageront leur histoire et soutiendront le nombre incalculable d'hommes et de femmes qui ont été victimes d'abus de pouvoir, et moins ce sera toléré."

Angie Everhart : Angie a partagé ses accusations concernant une rencontre avec Weinstein à la Mostra de Venise, dans l'émission de radio Frosty, Heidi & Frank. "Je viens d'arriver et je dors. Je suis dans mon lit... Je me réveille et Harvey se tient au-dessus de mon lit. C'est déjà effrayant en soi. Tout d'un coup, il baisse son pantalon et commence à faire sa petite affaire. Il bloque la porte. Je ne peux pas sortir et il... je ne sais pas comment dire ça à la radio, mais il se finit sur la moquette."

Angie poursuit : "Puis, il me dit : « Tu es très gentille, tu ne devrais parler de ça à personne. » J'en ai parlé à tout le monde sur le bateau, mais personne n'a rien fait. Personne ne voulait rien faire parce que tout le monde était terrifié par Harvey."

   

Quentin Tarantino: "J'en savais assez pour faire plus que je n'ai fait. Il y avait plus que les rumeurs normales, que les commérages normaux. Ce n'était pas des on-dit. Je savais qu'il avait fait une ou deux de ces choses", a avoué le réalisateur au New York Times. "J'aurais aimé prendre la responsabilité de ce que j'ai entendu. Si j'avais fait le travail que j'aurais dû faire à l'époque, j'aurais dû ne pas travailler avec lui."

(Article publié à l'origine le lundi 9 octobre 2017 à 16h51)

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