James Cameron

Caroline McCredie/Getty Images for Beyond Films & Label Distribution

Avec deux suites d'Avatar enchaînées et le reboot de Terminator qui se prépare, James Cameron n'a pas tellement de temps libre. Et pourtant, le célèbre réalisateur a trouvé le temps de remettre une couche sur les commentaires controversés qu'il a faits en août, quand il a dit que Wonder Woman était "un pas en arrière" et que l'héroïne, incarnée par Gal Gadot, était "une icône réduite au statut d'objet".

À l'époque, Cameron a fait référence au personnage de Linda Hamilton dans Terminator, Sarah Connor, comme étant la protagoniste idéale car elle n'était pas "une icône de la beauté". La réalisatrice de Wonder Woman, Patty Jenkins, a répondu sur Twitter, en disant : "L'incapacité qu'a James Cameron à comprendre ce que représente ou les valeurs que défend Wonder Woman n'est pas étonnante puisque [...] ce n'est pas une femme." De plus, Jenkins a déclaré : "Il n'y a pas d'ordre établi quant aux femmes fortes." 

Interrogé par le Hollywood Reporter sur une multitude de sujets ce mercredi, Cameron a déclaré qu'il continuait de "défendre" les remarques qu'il a faites. Se référant à Gadot, il a ajouté : "Franchement, c'était Miss Israël, et elle portait un costume très moulant avec un bustier. Elle est belle à tomber. Mais pour moi, ça n'a rien de novateur. Raquel Welch a fait des trucs du même genre dans les années 60. C'était plus pour dire que Sarah Connor — que Linda a incarnée en 1991 — était révolutionnaire pour son époque, elle était même presque en avance sur son temps. Je ne pense pas que ce film soit en avance sur son temps parce qu'on ne [confie toujours pas ce type de rôles aux femmes]."

James Cameron, The Hollywood Reporter

The Hollywood Reporter

Gal Gadot, Patty Jenkins, Wonder Woman

Warner Bros.

Cameron a reconnu qu'Hamilton était "belle", mais contrairement à la Wonder Woman de Gabot, "elle n'était pas traitée comme un objet sexuel. Il n'y avait rien de sexuel dans son personnage".

Au contraire, a insisté Cameron, Sarah Connor avait un attrait "fou et compliqué" lié à "son angoisse existentielle", "sa détermination" et "sa volonté". Contrairement aux autres rôles qu'on confiait aux femmes, a-t-il déclaré, "elle n'était pas là pour qu'on s'extasie sur elle ou qu'on la déshabille du regard". "Mais à la fin du film, le public l'adorait."

"Même si j'applaudis Patty pour avoir réalisé ce film et j'applaudis Hollywood d'avoir «laissé» une femme prendre le contrôle d'une grande franchise d'action, je n'ai rien trouvé de très novateur dans Wonder Woman. J'ai trouvé que c'était un bon film. Point barre", a-t-il lancé. "J'ai été choqué de voir que mes premières remarques avaient été sujet à controverse. C'était évident dans mon esprit. Je ne pense pas qu'Hollywood sache vraiment où placer les femmes dans les grandes franchises. Dans les films dramatiques, elles se sont faites une place. Mais dès qu'on les met dans un grand film d'action, on pense qu'elles doivent plaire aux garçons de 18 ans ou de 14 ans, peu importe. Mes commentaires étaient peut-être un peu simplistes, mais je ne les retire pas, et je vais même y ajouter un détail : le fait que, sexuellement, elle ait la main sur le personnage masculin, j'ai trouvé ça amusant."

Jenkins n'a pas encore répondu aux nouvelles remarques de Cameron.

En novembre, on reverra Gadot dans son rôle héroïque pour le Justice League de la Warner. Jenkins dirigera à nouveau l'actrice dans la suite de Wonder Woman, dont la sortie en salles est prévue le 18 décembre 2019.

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