Avez-vous peur des abeilles ? Des clowns tout droit sortis de sujets qui défrayent la chronique ? Des blancs qui portent des sombreros ? Des bouteilles de rosé que l'on gâche ? Des jolies maisons de la haute société qui font cependant froid dans le dos ? De revivre le soir de l'élection de 2016 ? 

Si vous avez répondu oui, non ou peut-être à une des questions ci-dessus, il se peut que la série American Horror Story: Cult soit ou ne soit pas faite pour vous. Si toutes ces questions vous ont bêtement fait rire, alors la série est indubitablement faite pour vous. 

La première chose que vous devez savoir au sujet de la série American Horror Story: Cult, c'est qu'elle n'est pas comme vous l'imaginez, et la deuxième chose, c'est qu'elle est désopilante. Sarah Paulson jette des bouteilles de rosé sur des clowns qui font l'amour sur des fruits et légumes. Billy Eichner et Leslie Grossman sont présidents du fan club de Nicole Kidman (avez-vous vu Big Little Lies au fait ??). Des gens se font sauvagement assassiner par des clowns (LOL).

American Horror Story: Cult, Evan Peters

FX

Cult démarre avec les résultats de l'élection présidentielle de 2016. Ally (Paulson), sa femme Ivy (Alison Pill) et leurs amis d'origines diverses sont tous en train de crier et de pleurer dans leur magnifique salon suite à l'élection de Trump. Kai (Evan Peters) secoue son poste de télévision au sous-sol afin de célébrer la révolution. Enfant du millénaire, sa sœur Winter (Billie Lourd) est quant à elle au bord des larmes à l'étage. 

Très vite, Ally est envahie par les phobies qu'elle pensait avoir vaincues à l'université, et son fils et elle voient des clowns partout. Heureusement ou malheureusement pour nous, il ne s'agit pas des clowns toqués que l'on rencontre habituellement aux fêtes d'anniversaire. Ces clowns semblent appartenir à une société gothique, secrète et meurtrière qui a appris à fabriquer des masques en regardant Floop et ses Fooglies (la série effrayante de Spy Kids, ça va sans dire).

   

American Horror Story: Cult

FX

Si les craintes d'Ally prennent complètement le dessus et qu'elle commence à effrayer d'autres personnes, Kai ne cesse d'avoir le sourire aux lèvres et de dire "bonne journée", et, puisque l'on sait déjà que ce dernier devient un protagoniste de la série (et que Peters interprète plusieurs protagonistes de la série cette saison), il n'est pas difficile d'imaginer ce qui va se passer par la suite.

Le meilleur et le pire dans tout cela, c'est que la série effraie d'une façon totalement inédite. Elle ne comporte pas le moindre élément surnaturel (d'après ce que nous avons pu voir jusqu'ici, et dans aucun épisode selon Ryan Murphy), ce qui la rendrait presque davantage effrayante. Chaque frayeur est une réaction humaine ou hallucinatoire, et on ne peut pas toujours dire de laquelle il s'agit.

   

On commence vraiment par ressentir les phobies d'Ally, même si on ne les partage pas. Les trous, qui ne nous ont jamais fait peur, commencent à être effrayants quand on les regarde avec les yeux d'Ally. Il ne s'agit pas de fantômes, d'extraterrestres, de sorcières ou d'anciens esprits, mais de choses qui se passent dans la réalité, auxquelles on peut s'identifier, et c'est ça qui rend la série d'autant plus terrifiante.

Et en ce qui concerne la politique, quel que soit le côté de l'échiquier politique où vous vous rangez, la série propose des situations auxquelles vous pouvez vous identifier et des situations dont vous pouvez rire. Cette dernière ne porte pas vraiment sur la politique ou sur ce qui s'est passé en 2016, mais sur l'état plus intense dans lequel nous nous trouvons tous suite à une élection aussi clivante.

Bien entendu, Evan Peters prend un moment pour s'étaler des Cheetos écrasés (des biscuits soufflés au fromage) partout sur la figure avant d'imiter le président dans le miroir, mais qui n'a jamais été tenté de le faire au moins une fois cette année ?

American Horror Story: Cult est diffusée tous les mardis à 22 h sur FX, aux États-Unis.

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