• Share
  • Tweet
  • Share

Jennifer Garner semblait avoir les larmes aux yeux jeudi en témoignant devant des juristes sur la pauvreté infantile et l'éducation de la petite enfance, des causes qui lui sont chères.

L'actrice, qui a eu trois enfants avec son mari, Ben Affleck, était émue en témoignant durant plus de 25 minutes à l'audience de la sous-commission budgétaire sénatoriale pour le travail, les affaires sanitaires et sociales et l'éducation sur les programmes éducatifs de la petite enfance au Département de la Santé et des services aux personnes à Washington, demandant plus de fonds pour aider les enfants dans le besoin.

Garner a été invitée à prendre la parole pour l'œuvre caritative Save the Children, pour laquelle elle est administratrice et ambassadrice. Elle a voyagé dans tous les États-Unis pour voir les effets de la pauvreté sur les enfants et leurs familles, et elle est venue à Washington plusieurs fois pour parler au nom du groupe.

"Je fais des efforts pour faire autant de visites sur place que possible", a-t-elle dit. "Les mères viennent me voir et disent : « Pouvez-vous m'aider à inscrire mon enfant dans ces programmes ? Pouvez-vous nous faire monter sur la liste d'attente ? Pouvez-vous faire quoi que ce soit pour nous aider ? »"

  

"L'idée de devoir retourner voir ces mères en leur disant : « Eh bien non, je ne peux rien faire... » Ces familles savent ce que cette intervention représente, et elles savent ce qu'elles perdent quand elle aura disparu, et je devrai en répondre, alors c'est ce qui m'importe à moi, égoïstement", a dit Garner avec un sourire triste, sa voix pleine d'émotion.

Jennifer Garner, House Subcomittee Hearing

YouTube

Garner a parlé d'une visite de la maison d'une famille pauvre en Californie centrale, ayant vu un bébé de 11 mois assis par terre à fixer la télé, ne levant même pas la tête quand un coordinateur et elle sont entrés dans la pièce. Le représentant lui a donné un ballon et a encouragé sa mère à jouer avec lui. On aurait dit qu'il n'en avait jamais vu avant, et il a réagi de façon positive quand sa mère a obtempéré. Le représentant l'a encouragée à lui parler.

"Un enfant qui n'est pas touché, à qui on ne parle pas, à qui on ne lit pas ou à qui on ne chante pas durant les cinq premières années de sa vie ne s'en remettra jamais complètement", a-t-elle dit. "La négligence peut être aussi nuisible que la violence. Quand beaucoup de ces enfants entrent en maternelle, ils ne connaissent ni lettres ni chiffres. Ils ne savent pas s'asseoir dans un cercle ou écouter une histoire, ils ne savent pas tenir un livre. Ils n'ont peut-être jamais vu de livre de leur vie."

"Il est facile de fuir ses responsabilités dans une telle situation en le reprochant aux parents", a-t-elle dit. "Qui ne parle pas à un enfant ? Qui ne chante pas à son enfant ? Je vais vous dire qui. Des parents qui ont vécu toute leur vie avec les stress qui accompagnent le manque de nourriture, le manque de logement, l'addiction et l'abus de drogue. Des parents qui ont été laissés par terre quand ils étaient enfants, ignorés par leurs propres parents qui devaient choisir, comme une mère sur trois doit le faire dans ce pays, entre fournir à manger ou acheter une couche propre à son enfant. La pauvreté engourdit les sens, elle sabote l'espoir, elle détruit la volonté."

Garner a demandé un "investissement significatif dans l'éducation de qualité, des programmes efficaces comme Early Head Start, des subventions pour le développement de l'enfant, pour des jardins d'enfants et des modèles de visite à la maison comme le programme premiers pas vers une scolarisation réussie de Save the Children", pour qu'on "puisse intervenir dans les vies de ces enfants à temps pour faire une différence".

"Ces enfants ne votent pas, ils ne font pas de contributions politiques et leurs parents non plus", a-t-elle dit. "Quelqu'un doit raconter leur histoire au-delà de tout le brouhaha. La pauvreté est silencieuse, mais je ne peux pas le rester."