Suite à quelques mois houleux autour de son divorce avec Brad Pitt, Angelina Jolie continue de se concentrer sur son militantisme et son travail humanitaire.

L'actrice oscarisée de 41 ans et envoyée spéciale pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a fait un discours à Genève mercredi à la fondation Sergio Vieira de Mello, nom d'un diplomate de l'ONU tué en Irak en 2003.

Très distinguée dans une robe fourreau bleu marine de Roland Mouret, Jolie a parlé contre "la montée du nationalisme se faisant passer pour du patriotisme", a dénoncé "l'absence de leadership international fort" et a demandé aux gens de "maintenir en vie la flamme de l'internationalisme", même si leurs leaders n'en font pas autant, afin d'aider les gens dans le besoin de par le monde.

Angelina Jolie

Harold Cunningham/Getty Images

"En tant que citoyenne, je me trouve face à un environnement global qui semble plus dérangeant et incertain qu'à toute autre époque de ma vie. J'imagine que beaucoup d'entre vous ont le même sentiment", a dit Jolie. "Nous sommes face à un niveau de conflit et d'insécurité qui semble excéder notre volonté et nos capacités : avec plus de réfugiés que jamais et de nouvelles guerres en irruption au-delà des conflits existants, certains durant depuis des décennies."

"Nous voyons une montée du nationalisme se faisant passer pour du patriotisme et la réémergence de politiques encourageant la peur et la haine des autres", a-t-elle dit. "Nous voyons des politiciens élus en partie à cause de leur mépris des institutions et accords internationaux, comme si nos pays n'avaient pas profité de la coopération, mais en avaient souffert. Nous entendons des leaders parler comme si nos plus grands exploits étaient en fait nos plus grandes imprudences, que ce soit la tradition d'intégration réussie des réfugiés dans nos sociétés, ou les institutions et traités que nous avons construits basés sur les lois et les droits de l'homme."

Angelina Jolie

Harold Cunningham/Getty Images

Jolie, connue pour son travail récent d'aide aux réfugiés syriens, a dit qu'elle croyait que "quiconque dévoué aux droits de l'homme est internationaliste".

"Si les gouvernements et leaders ne maintiennent pas en vie la flamme de l'internationalisme aujourd'hui, alors nous devons le faire en tant que citoyens", a-t-elle dit. "Nous devons remettre en question l'idée que les leaders les plus forts sont ceux qui sont prêts à rejeter les droits de l'homme pour l'intérêt national. Les leaders les plus forts sont ceux capables de poursuivre les deux."

Le mois dernier, Jolie a écrit un article pour le New York Times, intitulé "La politique de réfugiés doit être basée sur les faits, et non la peur". L'article a été posté quelques jours après que le président Donald Trump a émis un décret qui empêche provisoirement les citoyens de sept pays, dont les populations sont principalement musulmanes, d'entrer aux États-Unis, et qui stoppe l'entrée de réfugiés syriens dans le but de "protéger le peuple américain des attaques terroristes par des citoyens étrangers".

Suite au chaos dans les aéroports et une bataille juridique, l'interdiction provisoire a été suspendue. Trump a récemment émis un ordre révisé, qui est aussi actuellement remis en question dans les tribunaux.

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