Gary from Chicago, Ryan Gosling, Jimmy Kimmel, 2017 Oscars, Academy Awards, Show

MARK RALSTON/AFP/Getty Images

Chris Rock. Ellen DeGeneres. Hugh Jackman. Steve Martin. 

Le groupe des maîtres de cérémonie aux Oscars est un club très exclusif. Pour devenir membre, il faut faire preuve de style, de grâce, d'humour, et d'un parfait mélange de sarcasme et de respect. Quand on accepte de présenter les Oscars on prend un vrai risque, et si on se plante, on rentre dans un club très différent dirigé par James Francoet Anne Hathaway.

La soirée était une première pour Jimmy Kimmel sur la scène des Oscars, et allait décider de sa réputation. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y est allé à fond : il a donné des bonbons à tout le public, il a surpris un car entier de touristes, et a dézingué une nouvelle fois Matt Damon. Mais quel est le verdict ? Voici notre bulletin de notes officiel, pour savoir comment il s'en est sorti dans les catégories les plus importantes. 

Des moments qui font le buzz : voici ce qui fait tout le sel des Oscars, du moins à l'ère numérique. On parle peut-être des blagues sur le moment, mais les moments viraux gardent les Oscars au premier plan pendant des jours. Et Jimmy Kimmel s'y connait pour faire le buzz. C'est d'ailleurs le but principal d'un talk-show de fin de soirée ces derniers temps. L'animateur a appliqué ce principe et presque chaque moment de la cérémonie contenait un potentiel mémorable. Parmi eux, on retiendra la désormais traditionnelle livraison de nourriture aux stars, mais allant cette fois jusqu'à les parachuter du ciel. Et n'oublions pas chaque seconde de sa fausse querelle avec Matt Damon, surtout sa parodie des vidéos d'inspiration de stars, dans laquelle il s'est moqué du rôle de l'acteur dans Nouveau Départ. Ses tweets en direct à Donald Trump. Sans oublier ces célèbres "Celebrity Mean Tweets". On ne peut pas parler de Jimmy Kimmel et de buzz sans mentionner ses célèbres tweets méchants.
Note : A

Rester éveillé : également appelé "ne pas faire du Franco". Un téléspectateur des Oscars ne réalise peut-être pas combien il est important pour un maître de cérémonie de ne pas s'endormir, sauf s'il s'appelle James Franco. Heureusement pour nous tous, Jimmy avait les yeux bien ouverts, sauf pour cligner.
Note : A

Participation du public : les Oscars ne concernent pas que le maître de cérémonie mais aussi sa façon de communiquer avec le public. Avant, il suffisait de se moquer des stars au premier rang dans le monologue, mais depuis qu'Ellen DeGeneres a pris ce fameux selfie de groupe, tout a changé. Les nouveaux présentateurs se doivent de trouver de nouvelles manières de faire participer tout le monde. Jimmy Kimmel a fait de son mieux, en n'hésitant pas à inviter les passagers d'un bus de touristes d'Hollywood au premier rang. Un certain Gary de Chicago a ainsi rencontré Denzel Washington ! Il a également rendu un hommage à la fois mignon et bizarre au Roi Lion en soulevant Sunny Pawar. C'était bien, mais ça n'était pas du calibre d'Ellen.
Note : B

Le chant et la danse : c'est de la faute de Hugh Jackman, car les Oscars sont vraiment sympas quand il y a des numéros de chant et de danse. Jimmy Kimmel, n'étant ni un chanteur ni un danseur, a demandé à un ami de le faire à sa place. C'est de la triche ? Absolument. Est-ce qu'on est trop contents d'avoir vu Justin Timberlake danser pour s'en plaindre ? Complètement.
Note : C

Le monologue : nous avions beaucoup d'attente pour le monologue, étant donné que Jimmy Kimmel fait ça cinq fois par semaine. Il a atteint tous ses objectifs : il a fait référence à la situation politique actuelle, il s'est moqué de tous les films en compétition, et il s'est bien amusé à prétendre que Meryl Streep était surcotée, avant de demander à l'assistance de se lever pour elle (sans que ce soit mérité). Il n'y a pas eu gags ou de blagues hyper théâtrales, mais parfois un discours à l'ancienne est largement suffisant. 
Note : B+

Changements de tenues : Mon pote, tu n'as pas changé de smoking de la soirée ! Même James Corden a réussi à se retrouver en caleçon pendant les Grammys. 
Note : C

Snacks : Grâce à cette nouvelle tradition aux Oscars, le maître de cérémonie a apporté de la nourriture vers la moitié de la soirée, si bien que le public attend désormais de quoi se sustenter à chaque fois. Ce n'est plus un cadeau inattendu mais une obligation. On soupçonne même les stars de garder de la place pour ce que l'animateur de la soirée va leur apporter ! On a beaucoup aimé le fait que les bonbons et les donuts aient été livrés avec des petits parachutes, mais il faut reconnaître que des sucreries ne remplissent pas l'estomac. Surtout quand on sait que la mère de Jimmy fait des super sandwiches au beurre de cacahuètes et à la confiture. 
Note : B-

Des blagues... évidemment : en dehors des moments qui créent le buzz, des en-cas et des (rares) numéros musicaux, l'essentiel d'une performance pour un maître de cérémonie aux Oscars, c'est l'humour. On s'attend à rire, et à ce que ça éclaire une soirée qui peut parfois être très longue. C'est exactement ce que Jimmy Kimmel a fait. La plupart de ses grands moments concernaient son éternelle "querelle" avec Matt Damon, et on apprécie ce qu'il a fait pour perpétuer cette tradition (allant jusqu'à préenregistrer la vidéo dans le cinéma et faire participer l'orchestre. Et n'oublions pas les blagues politiques bien senties, sans oublier la pique de la soirée : "Le prochain remettant est une des stars de Tu ne tueras point nominé comme Meilleur film. C'est l'histoire d'un objecteur de conscience qui décide quand même de travailler avec Mel Gibson."
Note : A

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