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Arnold Schwarzenegger, Adweek

Robert Ascroft/Adweek

Comme si l'élection américaine n'était pas déjà assez folle...

Imaginez une Amérique où Arnold Schwarzenegger serait le chef de l'État. Alors qu'Hillary Clinton et Donald Trump continuent de faire campagne avant l'élection du 8 novembre, l'acteur aimerait avoir la chance de pouvoir conquérir la plus haute fonction à Washington. "Si j'étais né aux États-Unis, je me serais présenté", révèle la star austro-américaine dans le dernier numéro d'Adweek. "Pourquoi maintenant ? Ce serait un bon moment pour entrer dans la course."

Et ces mots viennent de la bouche de celui qui va récupérer l'ancien job de Trump.

Arnold Schwarzenegger, qui fut deux fois gouverneur de Californie, de 2003 à 2011, va en effet succéder au candidat républicain pour animer l'émission de télé-réalité de NBC Celebrity Apprentice à partir du 2 janvier.

On ignore si l'acteur va voter pour Hillary Clinton ou un candidat d'un autre parti. En revanche, ce qu'on sait, c'est que depuis la conversation obscène de Trump avec Billy Bush de 2005 qui a fuité, Arnold a annoncé publiquement qu'il ne soutiendrait pas le candidat républicain.

"Pour la première fois depuis que je suis devenu citoyen américain en 1983, je ne voterai pas pour le candidat républicain à l'élection présidentielle. Même si je suis fier d'être républicain, je suis encore plus fier d'être américain", a déclaré l'acteur, qui a été nommé lauréat du Brand Visionary par Adweek, sur son compte Twitter le 8 octobre : "Je veux rappeler à mes amis républicains aujourd'hui qu'il est non seulement acceptable pour eux de choisir leur pays avant leur parti, mais que c'est aussi leur devoir." Quand on lui demande de revenir sur sa carrière politique, l'ancien gouverneur admet : "Je n'aimais pas la politique, mais j'aimais les choix politiques."

Qu'on l'aime ou pas, il faut reconnaître le côté bourreau de travail de l'acteur. D'ailleurs, c'est une des raisons pour lesquelles on a fait appel à lui pour remplacer Trump. "J'ai compris très tôt en faisant du bodybuilding qu'il fallait savoir se vendre, ses idées et ses positions, auprès du public. Il faut se démarquer, que ce soit en politique ou au cinéma", précise Arnold. "Comment faire pour qu'on se souvienne de vous ?"

James Cameron, qui a enrôlé la star dans la franchise Terminator dans les années 80, explique que l'acteur est une des personnes les plus concentrées avec qui il ait jamais travaillé. "La plus grosse erreur est de sous-estimer Arnold, qui a dit : « Laissez-moi être très clair : je ne veux pas être un acteur. Je veux être une star de cinéma." Au début, j'ai rigolé, parce que j'avais du mal à y croire en voyant d'où il partait", se souvient le réalisateur. "Mais en quelques années..."

Alors, quel avenir pour Arnold ?

"Il faut que je sois attiré par le projet, que ça ressemble à un défi, que ce soit une chose pour laquelle j'ai envie de m'investir à fond", déclare l'acteur à AdWeek. "C'est plus sympa d'escalader une montagne que d'être assis au sommet."